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Pourquoi la chanteuse Oum Kalthoum reste-t-elle tant appréciée au Maroc ?
Publié dans Yabiladi le 08 - 02 - 2013

Il y a près de 40 ans, disparaissait la grande chanteuse égyptienne Oum Kalthoum. Yabiladi a voulu savoir pourquoi la diva restait tant appréciée chez les Marocains.
Le 3 février dernier, c'était l'anniversaire de la mort d'Oum Kalthoum. Cela fait 38 ans que la grande chanteuse égyptienne a disparu. Près de 40 ans après sa disparition, elle reste certainement la plus grande voix du monde arabe. Ayant donné un concert au Maroc en 1968, aujourd'hui, on ne peut pas prendre un taxi, passer devant un épicier ou un café populaire sans entendre un morceau de la diva. Sans oublier les multiples reprises de ses chansons dans les émissions musicales marocaines diffusées à la télévision marocaine. Près de 40 ans après sa disparition, pourquoi reste-t-elle toujours autant appréciée et respectée au Maroc ?
Des paroles pures
«C'était une mère pour nous !», lance Omar Sayed, chanteur des Nass El Ghiwane. «Je l'écoute depuis les années 50. Elle a une voix superbe. Les paroles de ses chansons sont très significatives, pures et très profondes. Les chanteurs de l'époque émettaient beaucoup de sincérité dans leur manière de chanter, à l'instar des grands chanteurs en Europe, comme Edith Piaf, Georges Brassens ou encore Jacques Brel. On ne peut rester indifférent aux paroles de leurs chansons.», poursuit-il précisant qu'il écoute du Oum Kalthoum avant de dormir ou pour se relaxer. Il avoue qu'en écoutant ses chansons il se souvient de sa jeunesse ou de ses amours de l'époque.
Au-delà de l'importance et de la profondeur de ses paroles, Omar Sayed pense que si la diva est toujours autant appréciée au Maroc, c'est parce que c'est une chanteuse qui a toujours su gagner le respect de son public notamment dans sa manière de chanter ou sa tenue vestimentaire. «Elle n'a jamais mis en avant son corps en chantant. C'était une femme très belle dans la manière où elle dégageait une certaine sincérité et profondeur dans sa manière de chanter», explique-t-il.
«Oum Kalthoum ne mourra jamais ! Il n'y a personne au Maroc qui ne l'aime pas !», renchérit de son côté, Mounir Toumani, chanteur de raï et compositeur de musique. Lui aussi, pense que si la diva reste indémodable au Maroc, c'est par la qualité de ses paroles de chansons. «Quand tu écoutes ses chansons, tu vis avec elle l'histoire qu'elle te raconte et te transmets ses émotions», explique-t-il. «A l'époque, il y avait un réel travail de composition et d'écriture. Une chanson pouvait être écrite ou composé en deux ans ou plus. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. En une journée, les paroles d'une chanson peuvent être écrites !.» estime-t-il. Néanmoins, il admet que les jeunes Marocains d'aujourd'hui ont beaucoup moins de patience que leurs parents à écouter les longues chansons d'Oum Kalthoum qui peuvent dépasser les 60 minutes. Ils préfèrent beaucoup plus des chansons qui ne vont durer que quelques minutes.
Une chanteuse incarnant l'unité des pays arabes
Pour Rachid Chennani, artiste chanteur et luthiste, Oum Kalthoum n'est pas sa chanteuse arabe préférée osant même prononcer le mot de «démodé». Néanmoins, il ne reste pas indifférent à sa voix et ses paroles. «Même si tu détestes, tu ne peux pas t'empêcher d'écouter. Elle fait partie de moi en tant qu'artiste», lâche-t-il. «Oum Kalthoum reste sacrée au Maroc. Tu ne peux monter dans un taxi et demander au chauffeur d'arrêter son CD de Kalthoum, tu risques de te faire abattre !», lance-t-il en riant. Selon lui, si la diva reste tant appréciée aujourd'hui au Maroc, c'est parce qu'elle incarne aussi cet idéal d'unité des pays du monde arabe. Un très célèbre proverbe arabe dit «les pays arabes se sont mis d'accord de ne pas se mettre d'accord». Pour Rachid Chennani, lorsqu'il s'agit d'Oum Kalthoum, tous les pays arabes se mettent soudainement d'accord sans exception. «Elle représente la renaissance du monde arabe dans les années 60 mais également la décolonisation et la libération des pays arabes et c'est ce qui je pense, parle tant aux Marocains», conclut-il.
La chanteuse Oum Kalthoum au Maroc à la fin des années 60


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