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Maroc – Algérie : Après la bataille Wikipédia, l'affrontement numérique via Grok sur X
Publié dans Yabiladi le 31 - 03 - 2025

Des deux côtés de la frontière fermée entre le Maroc et l'Algérie, les internautes ont été nombreux à se disputer les origines d'aspects culturels, historiques et patrimoniaux. A coups de tweets ou de modifications sur les plateformes collaboratives comme Wikipédia, des fiches aux contenus non sourcé ont longtemps servi d'arguments et de contre-arguments. Désormais, l'outil d'intelligence artificielle de X déchaîne les passions.
Le zellige est-il marocain ou a-t-il été dérobé à l'Algérie ? Le caftant a-t-il été algérien, avant d'être reconnu comme partie intégrante du patrimoine du Maroc ? La recette de la chebakia a-t-elle été concoctée dans la ville d'Alger, pour être migrée vers Fès ? Ces derniers jours, nombre d'internautes des deux pays ont alimenté les commentaires, les thèses et les antithèses.
Sans citer de chercheurs, ni de sources historiques recoupées, certains utilisateurs de la plateforme X ont choisi de laisser le libre arbitre à l'intelligence artificielle. L'outil Grok a eu le vent en poupe, et il s'avère être plutôt défavorable à l'idée du tout algérien. Au fur et à mesure des séries de tweets aux questions basiques et aux réponse nuancées, les internautes qui crient à l'appropriation culturelle par le Maroc se sont englués dans les contradictions.
Se trouvant en porte à faux avec leurs affirmations tranchées, ils apprennent du chatbot que «le caftan, le zellige et la chebakia viennent probablement du Maroc». «Bien que le caftan ait des origines persanes, le style marocain est distinct. Le zellige est une mosaïque traditionnelle marocaine, célèbre à Fès et à Marrakech. La chebakia, un biscuit au sésame frit et au miel, est typique du ramadan marocain», croit-on savoir de l'IA fournie par X.
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Dans une autre suite de questions-réponses, les éléments fournis par Grok laissent entendre que l'Université Al-Qarawiyyin est bien plus ancienne que celle Mutawwar à Madauros (Algérie). Contredit par un internaute pro-algérien, l'outil détaille que l'établissement fondé à Fès constitue même «la plus ancienne université d'Afrique», qui a vu le jour en 859 ap. J.-C.
«En tant que centre éducatif», elle est «devenue officiellement une université en 1963 et est «considérée comme la plus ancienne historiquement, malgré la controverse sur la définition» du terme, par rapport à l'Université Al-Azhar en Egypte (970 ap. J.-C., université 1961), ou encore au Fourah Bay College en Sierra Leone (1827).
Les récits historiques ne sont pas binaires
A y voir de plus près, l'analyse des éléments historiques sur certains savoir-faire artisanaux, ou encore sur les usages traditionnels vestimentaires et culinaires, s'avère bien plus complexe. Elle révèle des habitudes communes, d'autres imprégnées de diverses cultures ou présentes dans d'autres géographiques, sous des formes différemment élaborées ou adaptées, en fonctions des spécificités locales.
Biopic #2 : Fatima al-Fihriya, mère fondatrice de la plus ancienne université du monde
C'est notamment le cas de l'exemple évoqué par les internautes qu'est chebakia. Issue d'une tradition ancestrale plus largement inspirée des coutumes arabo-orientales et andalouses, la préparation a été plus développées au Maroc, au fur et à mesure des siècles. Les ajouts qui en ont fait la recette désormais transmise d'une génération à l'autre ont fini par ériger cette douceur au rang de la pâtisserie ancestrale locale par excellence.
De nombreuses archives historiques attestent également des particularités artisanales qui ont donné au caftan marocain toutes ses spécificités, par rapport à d'autres habits traditionnels similaires dans d'autres pays et régions.
En 2023, le ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication a ainsi annoncé s'engager dans des mesures légales contre l'appropriation d'un modèle attribué au patrimoine de l'Algérie, dans le dossier présenté par le voisin de l'Est à l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO). L'image en question correspond au caftan de la ville de Fès.
Chebakia, griouch, mkharqa… histoire d'une douceur qui a traversé les frontières
En 2024, la polémique autour des particularités nationales du zellige a également fait réagir le département gouvernemental, qui a abordé la question lors d'une séance de travail avec le directeur général de l'Organisation mondiale pour la propriété intellectuelle (OMPI).
A ce titre, l'instance a affirmé son soutien au Maroc dans ses «efforts de sauvegarde de son art de vivre et de son patrimoine culturel immatériel», rappelant l'inscription du zellige par le royaume auprès de l'OMPI en 2016, «considérée comme une reconnaissance internationale du zellige marocain» par cette organisation.


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