Le mouvement BDS France (boycott, désinvestissement et sanctions) a interpellé récemment le restaurant parisien Dar Mima, à cause des vins servis en provenance des colonies israéliennes. Dans une missive, la structure anti-normalisation s'est adressée à l'établissement co-fondé par Jamel Debbouze et Laurent de Gourcuff au toit de l'Institut du monde arabe (IMA), en s'interrogeant sur un choix «incompréhensible». «Ces vins sont médiocres et d'ailleurs servis quasiment nulle part ailleurs à Paris, ensuite Israël ne fait pas partie du 'monde arabe', et enfin nous ne pouvons qu'imaginer que votre décision est motivée par des raisons politiques qui ne vous font pas honneur», lit-on dans la lettre de BDS France, qui souligne par ailleurs «l'absence de la carte des vins» sur le site web du restaurant. «La moindre des mesures qui contribuerait à soutenir la lutte du peuple palestinien, face aux injustices qu'il subit, serait de boycotter les produits israéliens, comme le demande la société civile palestinienne depuis 2005», ajoute encore la missive, restée sans réponse de la part de Dar Mima, selon les auteurs. Dar Mima, le restaurant de l'@imarabe à Paris créé par Jamel Debbouze, sert des vins des colonies illégales israéliennes. Retrouvez la lettre restée sans réponse que nous avons envoyée pour demander que ces vins soient retirés de la carte : https://t.co/r4wIcYmoBP pic.twitter.com/a27QzYmcSM — BDS France (@Campagnebds) August 19, 2025 Parmi les vins, «certains proviennent du Golan, qui est un territoire syrien illégalement annexé par Israël», sachant qu'«il est interdit d'exploiter les ressources des terres occupées», souligne BDS France. En l'espèce, elle précise que «ces vins sont donc tout simplement illégaux». «Si la loi était respectée, vous pourriez être accusés de recel de vol et de complicité de crime de colonisation», ajoute encore la structure. Par la même occasion, celle-ci indique que «pendant le génocide en cours à Gaza, les destructions, les assassinats, et la famine généralisée, causée et planifiée par l'armée israélienne», la vente de ces vins dans le restaurant «contribue à l'économie de guerre» et constitue «une insulte à l'humanité toute entière». À ce titre, BDS France a appelé les propriétaires du restaurant à «retirer ces vins de [sa] carte au plus vite».