Hamid El Mahdaoui a diffusé hier soir, sur sa chaîne YouTube, des extraits d'une réunion du comité d'éthique de la Commission provisoire chargée de la gestion des affaires du secteur de la presse et de l'édition. Cette réunion était consacrée à l'examen de sa demande de carte de presse. La publication de ces séquences a provoqué une réaction du Parti de la Justice et du Développement. Dans un communiqué publié ce vendredi, le secrétariat général du PJD a demandé «l'ouverture d'une enquête judiciaire urgente sur cet enregistrement et les informations graves qu'il contient». Le PJD a également exprimé sa «solidarité avec le journaliste Hamid El Mahdaoui face au traitement inapproprié et humiliant qu'il a subi». Le parti a par ailleurs exhorté le gouvernement Akhannouch à «retirer le projet de loi relatif au Conseil national de la presse de la Chambre des conseillers, jusqu'à la publication des résultats de l'enquête judiciaire». De son côté, la députée Fatima Tamni, de la Fédération de la gauche démocratique (FDG), a adressé ce soir une question écrite au ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid. Elle réclame «une enquête approfondie et impartiale afin d'imposer des sanctions légales et administratives à toutes les personnes impliquées dans cet abus de pouvoir». De son côté le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) a exprimé, dans un communiqué, sa «condamnation» des propos tenus par certains membres du comité d'éthique relevant de la Commission provisoire chargée de la gestion de la presse et de l'édition lors de la demande de Hamid El Mahdaoui de la carte de presse. Le SNPM «désavoue le comportement de membres» dudit comité d'éthique. L'instance syndicale demande l'ouverture d'une «enquête immédiate et impartiale sur tous les aspects mentionnés dans ces enregistrements afin de faire éclater la vérité et déterminer précisément les responsabilités». Pour rappel, la Commission provisoire pour la gestion des affaires du secteur de la presse et de l'édition avait rejeté la demande de carte de presse d'El Mahdaoui, au motif qu'il n'avait pas présenté de justificatifs prouvant que son revenu principal provenait de l'exercice de la profession de journaliste. Cette décision a été confirmée en appel par la Cour d'appel administrative de Rabat, le 16 septembre 2025. Article modifié le 21/11/2025 à 22h41