Brahim Ghali et Nicolas Maduro ‹ › Au lendemain de l'arrestation de Nicolas Maduro, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a déclaré que «les premières étapes consistent à garantir ce qui est dans l'intérêt national des Etats-Unis et bénéfique au peuple vénézuélien… Fini le trafic de drogue. Finie présence de l'Iran et du Hezbollah dans le pays». Une déclaration que Massad Boulos, conseiller spécial du président Donald Trump pour les affaires arabes et africaines, a relayée sur son compte X. Le Polisario est-il concerné par ce message de Marco Rubio ? «Le mouvement séparatiste a demandé des drones iraniens, que le Venezuela fabrique dans le cadre d'un accord de coopération stratégique de 20 ans, signé en juin 2022, lors d'une visite officielle de Nicolas Maduro en Iran. Brahim Ghali, à l'occasion d'un déplacement à Caracas en mars 2023, a présenté officiellement la requête à l'ancien président vénézuélien, au motif que l'Algérie refuse de fournir des drones à ses milices», a confié à Yabiladi une source proche du dossier. «La demande a été réitérée lors d'une réunion tenue en mars 2025 à Windhoek, la capitale de la Namibie, entre Brahim Ghali et le ministre des Affaires étrangères du Venezuela, Yván Gil. Le représentant du Polisario en Amérique du Sud, Mohamed Zrug, a, de son côté, mobilisé des cadres du pouvoir à Caracas pour soutenir la demande de son mouvement», ajoute la même source. En octobre 2022, quatre mois après la conclusion de l'accord stratégique entre Téhéran et Caracas, le représentant permanent du Maroc auprès des Nations unies, Omar Hilale, avait menacé de répondre fermement à toute livraison de drones iraniens au Polisario. Le Venezuela fabrique notamment les drones iraniens Mohajer-6, des engins qui ont fait leurs preuves dans la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine depuis février 2022. Le Polisario redoute aujourd'hui que ce volet sensible de sa relation avec Nicolas Maduro ne soit exposé au grand jour, alors que le projet de loi présenté par le sénateur républicain Joe Wilson pour inscrire le Front sur la liste noire des organisations terroristes étrangères du Département d'Etat américain a obtenu, il y a quelques semaine, l'adhésion du député républicain Lance Gooden.