Massad Boulos, conseiller spécial du président américain, a affirmé la détermination de Donald Trump à instaurer une paix durable au Sahara occidental, tout en invitant l'Algérie à ouvrir son marché aux entreprises américaines. Cette déclaration intervient alors que le délai pour un accord de paix entre le Maroc et l'Algérie, promis par l'administration Trump, est expiré sans avancée notable. DR ‹ › Massad Boulos s'est à nouveau exprimé sur les relations Algérie-Maroc. Lors d'une interview accordée à un journal libanais, il a déclaré que sur la question du «Sahara occidental, le président Trump est résolu à promouvoir une paix durable dans la région et un avenir meilleur pour tous ses habitants». «LesEtats-Unis se réjouissent du vote historique pour l'adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui vise à catalyser une dynamique de paix tant attendue au Sahara occidental. Ces progrès sont le fruit du partenariat solide et de la coopération continue entre les Etats-Unis et le Maroc.» Massad Boulos Profitant de cette tribune, le conseiller spécial du président américain a également adressé un message à Alger, exhortant les autorités algériennes à offrir plus d'opportunités aux entreprises américaines. «Les Etats-Unis espèrent faciliter l'accès commercial au marché algérien pour les entreprises américaines et collaborer sur des opportunités de prospérité mutuelle», a-t-il souligné. Cette déclaration survient seulement trois jours après l'arrestation, le 3 janvier, de l'ancien président vénézuélien Nicolas Maduro par l'armée américaine, une opération dont les principales bénéficiaires sont des compagnies pétrolières américaines. Boulos évite d'aborder l'échéance fixée par Witkoff Massad Boulos a soigneusement évité de mentionner le projet initié par l'administration Trump pour une normalisation des relations entre les deux voisins maghrébins. Pour rappel, Steve Witkoff, l'envoyé spécial du président américain Donald Trump au Moyen-Orient, avait déclaré en octobre dernier que Washington œuvrait à la négociation d'un accord de paix entre le Maroc et l'Algérie «dans les deux prochains mois». Ce délai est désormais expiré sans qu'aucune annonce officielle n'ait été faite. Pire encore, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, avait rejeté toute médiation américaine, affirmant en novembre que «le dialogue bilatéral avec le Maroc n'est pas à l'ordre du jour». Une déclaration essentiellement destinée à l'opinion publique nationale, alors même que le régime algérien multiplie, depuis janvier 2025, les concessions politiques et économiques à l'administration Trump. Contrairement aux propos d'Ahmed Attaf, Yabiladi a appris que l'Algérie n'a pas rejeté la médiation américaine, comme elle l'avait fait auparavant avec celles de l'Arabie saoudite, du Koweït et du Qatar, mais a simplement demandé du temps avant d'aborder la délicate question de la normalisation de ses relations avec le royaume. Actuellement, le président Abdelmadjid Tebboune est concentré sur son projet de révision constitutionnelle, qui devrait lui permettre de rester au pouvoir au-delà de la fin de son mandat, prévue en septembre 2029. Ce point, qui figurait à l'ordre du jour du Conseil des ministres du 28 décembre, a finalement été reporté à une date ultérieure. Cette réunion présidentielle a été marquée par l'absence du ministre délégué à la Défense et chef d'état-major des armées, le général Saïd Chengriha.