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Diaspo #423 : Simo Kassabi, DJ féru des platines de Harhoura à Los Angeles
Publié dans Yabiladi le 10 - 01 - 2026

«Patience est mère de toutes les vertus» est un conseil de vie qui résume au mieux le parcours de Simo Kassabi. Le jeune Marocain qui a quitté Harhoura pour les Etats-Unis, guidé par son ambition de percer dans la musique. De DJ amateur aux scènes de Los Angeles et de Las Vegas, il a tracé son chemin avec détermination.
Simo Kassabi


«Patience est mère de toutes les vertus». C'est avec ce mantra que le père de Simo Kassabi a toujours été la figure rassurante de son fils, pendant les moments difficiles qui l'ont fait songer à revenir des Etats-Unis. Ce conseil de vie a été sa bouée de sauvetage, chaque fois que la solitude a voulu l'engloutir. Il a donc persévéré non pas par option, mais afin d'aller au bout de ses rêves.
Des débuts difficiles
Simo, originaire de Harhoura, a quitté le Maroc il y a environ cinq ans, après avoir été diplômé en informatique. Laissant derrière lui un parcours académique stable, il opte pour un chemin plus difficile : la musique. Son choix pour les Etats-Unis n'est pourtant pas un fruit du hasard. En s'y rendant déjà en 2015, il a gardé le pressentiment qu'il y retournerait.
Au Maroc, Simo Kassabi a fait ses débuts en tant que DJ en 2017, avec des amis. Mais à son arrivée au Etats-Unis, ce qui a commencé comme un hobby à Harhoura s'est révélé être une véritable vocation à fort potentiel. Mais contre toutes ses attentes, ses premiers pas n'auront pas été aussi simples. Au fil des jours, il frappe aux portes des clubs sans aucune réponse.
Dans l'impasse, Simo Kassabi se tourne vers les réseaux sociaux. Il créer une vidéo avec une touche marocaine pour introduire la culture de son pays d'origine. Trois semaines auront suffi pour que les premières opportunités s'offrent à lui. Il réalise donc que c'est son originalité qui le distinguera parmi les DJ de la place.
Mais tout n'a pas encore été facile. Simo, 26 ans aujourd'hui, a dû chercher un emploi pour gagner sa vie. Il raconte à Yabiladi : «Je travaillais dans une station-service et je touchais le salaire le plus bas, juste pour subvenir à mes besoins quotidiens». À New York, il s'est retrouvé plusieurs fois à dormir dans la rue ou à l'aéroport. Sa vie personnelle a été dans la zone de turbulence. Il se souvient positivement du conseil de son père à cette époque.
«J'appelais ma famille tous les jours. Je pleurais je et demandant à retourner au Maroc. Mon père me réconfortait toujours avec cette phrase qui me reste encore et en laquelle je crois : Patience est mère de toutes les vertus. C'est ce qui m'a empêché de battre en retraite et m'a encouragé à persévérer, à penser positivement.»
Simo Kassabi
Le rêve de devenir un DJ célèbre au pays de l'Oncle Sam ne l'a jamais quitté. En déménageant à Los Angeles, où se met en colocation avec un ami. Par coïncidence, le propriétaire est musicien. Il a été impressionné par la passion de Simo et lui a donné un nom de scène, «Morocco». Il lui a aussi donné l'accès à un studio musical. Mais sa réalité ne s'est pas améliorée. Il entre même dans une période de dépression sévère. «Le premier pas, celui de trouver un espace où ton art peut être entendu, est le plus difficile», explique-t-il.
Durant cette phase, il a travaillé dans un restaurant libanais, où il a fait face à une situation humiliante lorsque le propriétaire a insisté pour qu'il livre une commande même s'il n'a pas de permis de conduire, sous peine de licenciement. «J'ai décidé de partir, parce que je n'acceptais pas l'humiliation, et vu le risque pour ma sécurité», se souvient-il.
Durant sa dépression, il décide de changer de voie et opte pour les réseaux sociaux. «J'ai posté une vidéo avec une touche marocaine, introduisant ma culture et la théière marocaine. J'ai réalisé que je devais être unique pour que ma voix soit entendue», nous dit-il.
L'idée a réussi. Trois semaines plus tard, une société à la recherche d'un DJ l'a contacté, marquant le premier tournant dans sa carrière, qui ne sera toujours pas un long fleuve tranquille.
À ses débuts, Simo Kassabi a exploré les styles Techno et Afro, puis il a évolué vers le Minimal Tech House. Il s'aligne avec les attentes de l'entreprise avec laquelle il a signé. Il participe alors à plusieurs événements, mais lui est demandé de changer de nom de scène. Il choisit alors son nom de famille, Kassabi.
Durant cette phase, il a construit un large réseau et s'est produit lors de nombreux événements. Peu à peu, son nom a commencé à s'imposer sur la scène artistique.
L'identité marocaine sur scène
Simo ne monte jamais sur scène sans amener le Maroc avec lui. Il porte le maillot de la sélection nationale de football, brandit le drapeau et intègre des rythmes marocains dans sa musique autant que possible, pour faire découvrir ses origines au monde.
Parmi les coïncidences frappantes, il y a deux ans dans un restaurant marocain à Los Angeles, il a rencontré le célèbre acteur américain Laurence Fishburne. En échangeant avec lui, il lui propose sur le ton de rigolade «de travailler avec lui en tant qu'acteur, même s'il n'avait jamais joué avant». Quatre mois plus tard, il est contacté par l'équipe de la star hollywoodienne, pour incarner le rôle d'un jeune Marocain riche et transportant une clé USB avec des informations dangereuses, traquées par une bande. Il accepte le rôle et se lance dans sa première expérience devant la caméra, sans a priori.
Récemment, Simo Kassabi a signé un nouveau contrat à Las Vegas, puis a participé par curiosité à un concours de DJ à Los Angeles, pour être surpris de le remporter. Il a eu l'opportunité de se produire lors de la soirée d'ouverture pour l'un des DJ les plus célèbres au monde, ce qui a marqué un tournant décisif dans sa carrière.
Il a également reçu une nouvelle proposition de rôle dans un film sur trois DJs, dont le tournage commencera bientôt. Après avoir gagné en célébrité aux Etats-Unis, il commence à recevoir des offres du Maroc pour se produire lors d'événements, qu'il n'a pas encore acceptées. Pour autant, il prévoit d'organiser une tournée musicale à travers plusieurs villes du royaume, entouré de ses amis avec qui tout a commencé.
Aujourd'hui, son plus grand rêve reste de devenir un DJ itinérant, parcourant le monde avec sa musique… Il a appris que le chemin vers un rêve ne se mesure pas par la facilité, mais par la patience qui est «mère de toutes les vertus».


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