DR ‹ › Sarah Fraincart s'est exprimée sur la plateforme X, dimanche, pour dénoncer les commentaires racistes qui la visent en ligne. Dès l'annonce de sa candidature à Troyes pour La France insoumise (LFI), en vue des élections municipales du 15 au 22 mars 2026, elle a été prise à partie en raison de sa double nationalité. L'ancienne rameuse franco-marocaine a participé aux Jeux olympiques de Tokyo sous les couleurs du Maroc, représenté pour la première fois en aviron. A 26 ans aujourd'hui, elle essuie de nombreuses insultes. «Oui je suis binationale, ça vous dérange ? Je suis profondément fière de mes deux nationalités : marocaine et française, que ça vous plaise ou non», a-t-elle écrit sur X, se disant «fière de [ses] origines et de [son] histoire». «C'est ma force et ne comptez pas sur moi pour baisser les bras», a insisté la candidate. Je suis choquée par le niveau d'insultes racistes que je reçois sur les réseaux depuis l'annonce de ma candidature à Troyes. Je suis fière de mon identité, de mes origines et de mon histoire : c'est ma force et ne comptez pas sur moi pour baisser les bras. pic.twitter.com/IUKvUNw2q1 — Sarah Fraincart (@FraincartSarah) January 10, 2026 Face aux attaques dont sa candidate fait l'objet, LFI fait bloc. Nombre d'élus issus de la formation de gauche ont publiquement exprimé leur soutien. «Evidemment, on peut être binational et fier de l'être, et être pleinement française et représenter les citoyens français. Il n'y a que les racistes pour penser le contraire», a écrit sur X Bastien Lachaud, député de Seine-Saint-Denis. Avant de se présenter aux municipales de 2026, Sarah Fraincart a été interpellée sur sa double culture en 2022, à la suite de sa candidature aux élections législatives dans l'Aube avec la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes). A l'issue du scrutin au premier tour, elle s'est classée troisième avec 16,90% des voix. Pour son actuelle campagne, la candidate capitalise sur les quartiers populaires. Elle estime que «la politique actuelle est faite pour le centre-ville» et qu'«il faut davantage de justice».