DR ‹ › Les apports hydriques ont atteint entre septembre et le 20 janvier 4,07 milliards de mètres cubes (m3), dont 3,6 milliards lors des derniers quarante jours, a indiqué, mardi, le ministre de l'Equipement et de l'eau, Nizar Baraka. Répondant à des questions orales à la Chambre des conseillers sur l'impact des précipitations sur les réserves des barrages, Nizar Baraka a précisé que les pluies enregistrées depuis septembre se sont élevées à 121,5 mm, en hausse de 114% par rapport à la même période un an auparavant. Il s'agit aussi d'un niveau supérieur de 24% à la moyenne observée entre 1990 et 2020, ce qui est un indicateur positif. Les superficies couvertes par la neige ont atteint un record de 55 195 km², avant de reculer à 22 600 km² actuellement, un niveau inédit depuis 2018. Par ailleurs, le taux de remplissage des barrages est passé de 28% à 48%. Nizar Baraka a fait état d'une hausse dans le bassin de Sebou de 36% à 57% (3,167 milliards de m3), ainsi que des lâchers des excédents de quatre grands barrages ayant dépassé leur capacité de retenue : Bab Louta, Bouhouda, El Manaa Sebou et Allal Al Fassi. S'agissant du bassin de l'Oum Er-Rbia, la retenue est passée de 250 millions de m3 l'année dernière à 1 milliard et 178 millions de m3 actuellement, soit de 5% à 24%. Plusieurs barrages ont dépassé leur capacité de retenue : Aït Messaoud, Dourat, Sidi Driss, Imfout, Sidi Saïd Maâchou et Moulay Youssef, outre plusieurs petits barrages. Le taux de remplissage du bassin du Bouregreg et de la Chaouia est passé de 37% à 95,5% pour une retenue globale de 1,033 milliard de m3, avec des lâchers des excédents de plusieurs barrages, dont Mohammed Ben Abdellah et Kouachia. Pour le bassin du Loukkos, le taux de remplissage a atteint 64,30% contre 45,25% l'année dernière, soit l'équivalent de 1,2 milliard de m3, avec quatre barrages dépassant les 100% de leur capacité : Chefchaouen, Charif Al Idrissi, Ibn Battouta et Oued El Makhazine. Dans le bassin de Souss-Massa, les retenues sont passées de 120 millions de m3 à 382 millions pour un taux de remplissage de 52%, ce qui a permis de gagner une année d'approvisionnement en eau potable et deux années pour la région d'Aït Baha. Plusieurs barrages y ont dépassé les 100% de leur capacité de retenue, dont Ahl Souss, Aoulouz, Moulay Abdellah et Dkhila. Le bassin du Tensift a, de son côté, vu son taux de remplissage progresser de 46% à 75,7%, soit le même niveau qu'en juillet 2017, avec des lâchers d'eau des excédents des barrages Moulay Abderrahmane, Mohamed Ben Slimane El Jazouli et Abou Al Abbas Sebti. Dans le bassin de Guir Ziz Rheris, le taux de remplissage est passé de 53% à 57%, tandis que le barrage Hassan Addakhil a atteint 72% de sa capacité, garantissant l'alimentation du système d'Errachidia en eau potable pour plus de deux ans. Quant au bassin du Drâa-Oued Noun, le taux est resté stable à 31%, contre 32% l'année précédente, avec une prolongation de deux ans de l'approvisionnement du système lié au barrage El Mansour Eddahbi. Le bassin de Moulouya, pour sa part, s'est maintenu autour de 39%, avec des excédents dans les barrages Oued Za et Machraa Hammadi. Le ministre a souligné que ces données ont permis de gagner en moyenne une année supplémentaire d'eau potable.