DR ‹ › Le Maroc a décidé de suspendre son projet de terminal de gaz naturel liquéfié (GNL) sur la façade méditerranéenne, un investissement estimé à près d'un milliard de dollars destiné à renforcer les importations énergétiques et à réduire le recours à des combustibles plus polluants. Dans un communiqué de presse, ce lundi, le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable indique que la décision de geler ce projet, qualifié de «hautement stratégique», intervient à la lumière de «nouveaux paramètres et hypothèses» liés à sa mise en œuvre. Le projet prévoyait notamment la construction de nouvelles infrastructures de transport de gaz reliant le port de Nador West Med aux principales zones industrielles du pays. Cette annonce intervient alors que des opérateurs nationaux et internationaux avaient manifesté leur intérêt pour le projet à la suite d'appels d'offres lancés en décembre dernier. Elle survient également quelques jours après une réunion présidée par le roi Mohammed VI consacrée au développement du port de Nador West Med, en présence de plusieurs responsables gouvernementaux, dont la ministre de la Transition énergétique, Leila Benali. Le terminal devait afficher une capacité annuelle de 5 milliards de mètres cubes, soit plus de quatre fois la consommation actuelle du Maroc, estimée à environ 1,2 milliard de mètres cubes par an. D'autres terminaux GNL sont par ailleurs envisagés à moyen terme sur la côte atlantique, dans le cadre d'un programme global de 3,5 milliards de dollars visant à porter la consommation nationale de gaz à 12 milliards de mètres cubes d'ici 2030. L'impact de cette suspension sur un appel d'offres distinct portant sur une unité flottante de stockage et de regazéification de GNL, destinée à être amarrée à Nador, reste incertain. La date limite de présélection pour ce projet était fixée au 30 janvier.