Le Maroc se classe au 91e rang sur 182 pays dans l'Indice de perception de la corruption 2025, avec un score de 39 points. Il gagne ainsi deux places par rapport à l'année dernière, où il a occupé la 93e position avec 38 points. DR ‹ › Le Maroc s'est classé 91e sur 182 pays dans l'Indice mondial de perception de la corruption 2025. Il totalise 39 points sur 100, selon le rapport de Transparency International, publié ce mardi 10 février 2026. L'ONG base son classement sur des données relatives à la corruption, au détournement de fonds publics de leurs objectifs initiaux, à l'impunité dans l'usage d'une fonction publique à des fins personnelles, à la capacité des gouvernements à contenir la corruption dans le secteur public, à la bureaucratie excessive qui risque d'accentuer la corruption, ainsi que le népotisme. Les pays sont notés à travers divers indicateurs pour définir le score final entre 0 et 100 points. Plus il est élevé, moins la corruption est répandue. Le rapport a souligné que les restrictions sur la société civile, sur les journalistes, les ONG et les lanceurs d'alerte exposent aux abus de pouvoir, créant ainsi un environnement propice à la corruption. «Au Maroc (39), par exemple, cette réalité a affaibli les enquêtes sur les cas de détournement de fonds impliquant des élus et des employés du gouvernement, et a été parmi les facteurs qui ont contribué à des manifestations massives menées par la génération Z contre le gouvernement l'année dernière.» Rapport de Transparency International Un déclin continu Au cours des dix dernières années, le Maroc a enregistré son meilleur score dans l'indice en 2018, avec 43 points. En 2019, il en a totalisé 41. Le déclin s'est poursuivi avec 40 points en 2020, 39 l'année d'après, puis 38 en 2022 et 2023, et 37 en 2024, avant de s'améliorer l'année dernière. Dans ce contexte, le rapport constate que la corruption continue de se répandre de manière significative dans la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord. Les résultats de l'Indice indiquent que la plupart des gouvernements de la région n'ont pas encore répondu efficacement à l'ampleur du phénomène dans le secteur public. Depuis 2012, trois des 18 pays ont connu une baisse marquée de leur performance, tandis qu'aucun n'a réalisé de progrès significatifs. Selon la source, il s'agit d'un «échec continu de nombreux gouvernements de la région à lutter efficacement contre la corruption dans le secteur public, en raison de l'incapacité des dirigeants à honorer leurs engagements et de la fragilité des institutions chargées de la reddition de comptes et de la responsabilité des détenteurs du pouvoir». Dans le monde arabe, le Maroc s'est classé huitième, derrière les Emirats arabes unis (21), le Qatar (41), l'Arabie saoudite (45), Oman (54), Bahreïn et la Jordanie (56), et le Koweït (65). Dans la région du Maghreb, le Maroc a partagé la première place avec la Tunisie, tandis que l'Algérie s'est classée 109e au niveau mondial, la Mauritanie 130e, et la Libye 177e. À l'échelle mondiale, le Danemark a dominé le classement, suivi de la Finlande, de Singapour, de la Nouvelle-Zélande, de la Norvège, de la Suède, de la Suisse, du Luxembourg, des Pays-Bas, et de l'Allemagne en dixième position. Le bas du classement était occupé par le Yémen, le Venezuela, la Somalie et le Soudan du Sud, respectivement. Le rapport de 2025 indique que la corruption reste une menace sérieuse dans le monde entier, avec des signes limités de progrès. Il appelle les dirigeants à prendre des mesures pour s'attaquer à l'abus de pouvoir et aux facteurs plus larges qui entraînent ce déclin, tels que la fragilisation de la démocraties et l'affaiblissement de la société civile.