DR ‹ › Le Parlement européen a approuvé, mardi, deux textes législatifs durcissant les politiques d'immigration et d'asile au sein de l'Union européenne. Cette décision marque une nouvelle étape vers un contrôle plus strict de l'accueil des migrants et des réfugiés. L'institution législative européenne a adopté des amendements au règlement des procédures d'asile, introduisant notamment une liste européenne unifiée de «pays sûrs». Cette mesure vise à accélérer le traitement des demandes d'asile et à faciliter le retour des demandeurs déboutés vers leur pays d'origine. Parmi ces pays figurent le Maroc, le Bangladesh, la Colombie, l'Egypte, le Kosovo, l'Inde et la Tunisie. D'après les nouvelles réglementations, les Etats membres de l'UE peuvent désormais rejeter les demandes d'asile si le demandeur peut recevoir une protection dans un pays jugé «sûr». La responsabilité incombe au demandeur de prouver s'il risque des persécutions ou des préjudices graves s'il est renvoyé dans son pays. Le texte prévoit également que les Etats membres puissent recourir la notion de «pays tiers sûr». Ce procédé leur permet de rejeter certaines demandes d'asile lorsque le demandeur a des liens avec un tel pays ou qu'il y a transité, dès lors qu'il aurait pu y demander protection. Ces nouvelles dispositions permettent la mise en place de «centres de retour» situé hors des frontières de l'UE, à l'image des structures que l'Italie commence à mettre en place en Albanie. Cette demarche s'inscrit dans la stratégie de Bruxelles pour reduire la pression exercée sur les systèmes d'asile des pays membres.