DR ‹ › À la Chambre des communes du Parlement britannique, des députés proches du Polisario ont récemment intensifié leurs actions parlementaires sur trois dossiers distincts. Le député travailliste Alex Sobel a posé une question écrite à la secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, au Commonwealth et au Développement. Il l'interroge sur «l'examen du rapport du Secrétaire général de l'ONU au Conseil de sécurité concernant la construction par le Maroc d'un deuxième point de passage entre le Sahara occidental occupé et la Mauritanie». Jusqu'à présent, le gouvernement dirigé par le Premier ministre Keir Starmer n'a pas encore répondu à cette demande. Dans son dernier rapport sur la situation au Sahara, Antonio Guterres a déclaré que «le Maroc a achevé la construction d'une route d'environ 93 kilomètres, non encore officiellement ouverte, reliant Es-Smara à la Mauritanie en traversant le mur de sable. Cette route constituerait un second point de passage vers la Mauritanie, parallèlement à El Guerguerat». Il précise que ce tronçon «est destiné à un usage civil et n'a aucun lien avec les opérations des Forces armées royales» dans la région. De son côté, la députée travailliste Kim Johnson a interpellé, par voie de question écrite, les autorités britanniques sur la commercialisation de tomates en provenance du Sahara occidental, vendues «comme provenant du Maroc». Le gouvernement de Starmer n'a pas encore répondu à cette question. Pour rappel, l'accord d'association entre Rabat et Londres, signé en octobre 2019, inclut le Sahara occidental dans son champ d'application. Par ailleurs, le député travailliste Andy Slaughter a remis sur la table la question de l'expulsion du Sahara par les autorités marocaines de ressortissants étrangers se présentant comme «observateurs des droits de l'homme» dans la région. Dans sa réponse, le sous-secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères chargé du Moyen-Orient et de l'Afrique, Hamish Falconer, a souligné que «lors du communiqué conjoint du dialogue stratégique Royaume-Uni - Maroc du 1er juin 2025, les deux pays ont réaffirmé leur engagement à coopérer sur les questions relatives aux droits de l'homme. La troisième session de ce dialogue sur les droits de l'homme s'est tenue le 24 novembre 2025 à Londres, où des hauts fonctionnaires ont discuté de sujets tels que la liberté d'expression, les droits des minorités et les réformes judiciaires».