DR ‹ › En marge de la 61e session du Conseil des droits de l'Homme à Genève, plusieurs organisations de la société civile ont exprimé leur inquiétude face à une politisation croissante des mécanismes onusiens, notamment au sein du Comité des ONG de l'ECOSOC à New York. L'Algérie a été clairement mentionnée lors des débats, certains intervenants soulevant des questions sur l'impartialité de certaines initiatives. Ces ONG ont alerté sur des restrictions croissantes de l'espace civique, estimant que certaines procédures administratives sont utilisées comme outils de pression politique. Le Réseau mauritanien pour l'unité et le développement, par la voix de Naji Moulay El Hassan, a averti des risques que cette politisation fait peser sur la crédibilité du système des droits humains, qui repose sur une participation libre et indépendante de la société civile. Par ailleurs, la Commission internationale pour le respect de la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples (CIRAC), représentée par Maloza Mavula, a dénoncé des pratiques restrictives, telles que des objections sélectives et des procédures répétées visant certaines ONG. Les organisations ont appelé à renforcer les garanties d'un accès équitable, transparent et apolitique au statut consultatif auprès de l'ECOSOC, afin de préserver l'espace civique et la crédibilité du système multilatéral des droits humains.