DR ‹ › Au Maroc, l'huile de graines de cannabis issue de coopératives se distingue par son impact environnemental minimal, surpassant les méthodes artisanales et industrielles. C'est ce que révèle une étude récente s'appuyant sur les normes internationales de durabilité ISO. Publiée dans la revue scientifique Pollutants (MDPI), cette recherche évalue trois systèmes de production — presses artisanales, coopératives et usines industrielles — en analysant le cycle de vie d'un kilogramme d'huile. L'étude prend en compte l'énergie utilisée, la consommation de ressources, les émissions, ainsi que la gouvernance et les conditions de travail. Les conclusions sont claires : les coopératives se révèlent les plus efficaces, nécessitant environ 3 kg de graines pour produire 1 kg d'huile et consommant seulement 0,54 kWh d'énergie. En revanche, la production artisanale est plus consommatrice de ressources et engendre des impacts environnementaux plus importants. Les installations industrielles pourraient rivaliser avec les coopératives «si elles sont alimentées par de l'électricité renouvelable», précisent les chercheurs. Au-delà des aspects environnementaux, l'étude souligne également des avancées en termes de gouvernance, de conditions de travail et d'engagement communautaire depuis la légalisation, les coopératives offrant un modèle globalement équilibré. Pour rappel, le Maroc a légalisé le cannabis en 2021 sous la loi 13-21, à des fins médicales et industrielles, dans le cadre d'une stratégie visant à réguler le secteur et développer une chaîne de valeur industrielle.