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Abou Hafs : «Ma position sur l'héritage fait partie d'une nouvelle lecture des textes religieux»
Publié dans Yabiladi le 25 - 04 - 2017

Son opinion sur l'héritage a suscité un tollé au sein des milieux salafistes au Maroc. Invité de la deuxième chaîne nationale, il avait affirmé que «le débat et la révision quant à l'égalité en matière d'héritage n'est plus une ligne rouge». Des propos qui ont valu à Abdelwahab Rafiki, alias Abou Hafs l'expulsion de la Rabita des oulémas du Maghreb arabe. Interview.
Ancien détenu islamiste ayant été condamné à 30 ans de prison ferme, Abdelwahab Rafiki avait purgé 9 ans de sa peine avant d'être gracié. Il est ensuite passé d'un prêcheur extrémiste ayant applaudi les attentats du 11 septembre et incité des jeunes au djihad, à un accusé d'hérésie et déviance religieuse et excommunié par ses anciens camarades salafistes. Certains ont même accusé publiquement Abou Hafs de mécréance et d'incrédulité.
Yabiladi : Comment vous avez appris la décision de la Rabita des oulémas du Maghreb arabe qui vient de vous exclure ?
La décision est un cumul et je m'y attendais surtout qu'ils ont à maintes reprises exprimé leur mécontentement quant à ce que je représente comme idées et ce que j'expose comme opinions. Ils ont estimé que ces points de vue sont inacceptables pour l'ensemble des oulémas appartenant à la Rabita. Il faut savoir aussi que ce regroupement n'est qu'une Rabita qui n'existe pas en réalité et qui n'a organisé aucune rencontre ou séminaire depuis sa fondation il y a trois ans. Elle n'a pas non plus d'activités et tout ce qu'elle fait, c'est publier des communiqués de presse par WhatsApp de temps à autre. Donc je considère que ses décisions ne méritent même pas une réaction de ma part.
Mais au lendemain de votre passage sur 2M, est-ce que vous avez été contacté par les leaders salafistes au Maroc pour tenter de vous persuader ou vous faire changer d'avis ?
Non, du tout. Je n'ai reçu aucun appel téléphonique. Ce qui s'est passé, c'est que certains Chioukhs appartenant à ladite Rabita, donc de l'extérieur du Maroc, m'ont contacté pour tenter de me conseiller et m'appeler à la repentance selon eux. Bien sûr j'ai répliqué en affirmant qu'il s'agit de questions controversées et intellectuelles qui nécessitent un dialogue, une recherche et un argumentaire et non pas des appels et des sermons.
Mais l'ensemble des leaders salafistes ont critiqué votre dernière sortie médiatique…
Bien sûr, parce qu'elle est contraire à la perception qu'accorde le salafisme à la religion et à la réalité. Elle est contraire à ce qu'ils croient comme vérité absolue. Mon avis touche cette idée dont ils sont convaincus et qui se résume dans le fait qu'ils croient être des gardiens de la religion et qu'ils disposent du monopole sur toutes les questions en rapport avec la foi.
J'ai tenté de critiquer plusieurs choses et donc il est normal qu'ils réagissent ainsi, surtout quand il s'agit de gaspiller et perdre les intérêts d'autrui. Plusieurs d'entre eux -et j'en connais personnellement- n'ont pas de motivation intellectuelle mais des intérêts personnels qui leur permettent de survivre. Donc les toucher dans cette affaire provoque chez eux cette réaction crispée.
Mais vous attendiez-vous à créer une polémique à travers vos positions et vos déclarations ?
Bien sûr, mais je ne m'attendais pas à ce que cela se traduise de cette manière. L'existence de position crispée et de réaction est tout à fait normal puisque je comprends parfaitement la pensée salafiste. Une pensée qui rejette tous ceux qui ne partage pas la même perception.
Réitérez-vous donc vos propos tenus lors de l'émission Confidences de presse ?
Nous ne sommes qu'au début et cette position n'est que partielle. L'affaire ne concerne pas que l'héritage mais il s'agit d'un courant et d'une façon de penser. Une voie pour revoir les textes religieux et la façon de les comprendre et de les interpréter. Cela est donc plus vaste que la question de l'héritage. Ma position sur cette dernière question est une partie d'un projet pour critiquer les idées reçues et répandues et tenter de proposer une nouvelle lecture des textes religieux en phase avec les besoins de la jeunesse contemporaine, les actualités et les événements de l'époque actuelle. Une nouvelle lecture qui marquera la réconciliation entre la religion et la réalité.
Face à ceux qui vous ont critiqué, d'autres vous ont-ils soutenu ?
En effet. J'ai reçu du soutien de plusieurs personnes, dont des chercheurs dans les affaires religieuses et ceux ayant travaillé sur les sciences légiférées en islam. Malheureusement, ils ne veulent pas le faire publiquement et préfèrent rester anonymes…


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