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Maroc : L'enseignement français donne du fil à retordre aux parents d'élèves
Publié dans Yabiladi le 25 - 04 - 2018

Quatre associations ont envoyé un courrier au directeur de l'AEFE pour faire part des dysfonctionnements qui subsistent et proposer des solutions. Ils se plaignent des suppressions de postes et des recrutements caducs, entre autres.
Sur l'enseignement français à l'étranger, les promesses d'Emmanuel Macron ont fleuri. Le 1e février à Tunis, le lendemain à Dakar et le 20 mars à Paris, à l'occasion de la Journée internationale de la francophonie, le chef de l'Etat a notamment dit vouloir donner «un élan nouveau», «développer les établissements partenaires» et «doubler le nombre d'élèves accueillis d'ici à 2025», selon Le Monde.
Au Maroc, les parents d'élèves scolarisés dans des établissements de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) sont pourtant restés sur leur faim. «Les discours ont passé sous silence les conditions dans lesquelles ces engagements vont se concrétiser», regrette Mounya Dinar Krisni, présidente de l'association des Parents d'élèves des établissements publics français au Maroc (PEEP), contactée par Yabiladi.
Le 26 mars dernier, trois autres associations de parents d'élèves s'en sont retournés au directeur de l'AEFE, Christophe Bouchard, aux côtés de la PEEP : l'Union des conseils de parents d'élèves (UCPE), l'Association des parents indépendants des établissements français au Maroc du lycée Descartes (API), et l'Association des parents d'élèves de Kénitra (APEK). Dans un long courrier, le collectif a rappelé plusieurs chiffres clés qui trahissent les coups portés à l'enseignement français dans le monde, auxquels les établissements implantés au royaume n'échappent pas.
Pression financière
«Le nombre de postes supprimés unilatéralement par l'AEFE pour 2018 est de 180 (100 résidents et 80 expatriés dont près de 37 résidents pour le Maroc), soit 3% de l'effectif des titulaires dans le monde. Le plan total est de 512 postes sur trois ans, soit 8% de l'effectif des titulaires», écrivent-elles.
«Le nombre des suppressions envisagées pour les années suivantes pourrait être évité si l'AEFE engageait une réforme en profondeur de sa gestion, notamment en réduisant les surcoûts des postes expatriés autres qu'enseignants», poursuivent les quatre associations.
Depuis novembre 2017, date à laquelle Mounya Dinar Krisni nous faisait déjà part de ses inquiétudes, son refrain n'a pas changé d'une virgule :
«On commence à recruter des professeurs en contrat local, c'est-à-dire des gens qui n'ont pas été formés pour enseigner, mais quid de la pédagogie? Quid de la qualité de l'enseignement? Quid de la formation? Est-ce que cette économie en vaut vraiment la peine? Pas sûr.»
Sur ce point, la lettre adressée au directeur de l'AEFE ne manque pas de préciser que «le coût des retraites des personnels est devenu de plus en plus important : le taux de cotisation à la caisse des pensions civiles est de 85% (dont part employeur 74%)».
C'est donc peu dire que la coupe est pleine auprès des parents d'élèves. «Comme l'a rappelé le dernier rapport de la Cour des comptes, la pression financière sur les familles a atteint ses limites», déplorent encore les signataires.
Une réponse des têtes de pont
Autre point de discorde, le rattachement de l'AEFE au ministère français des Affaires étrangères. «On comprend bien les enjeux diplomatiques, les relations bilatérales, mais là, on parle aussi d'enseignement. Le fait que ces structures soient rattachées au ministère des Affaires étrangères pose un gros problème quand on parle budget», ajoute Mounya Dinar Krisni.
Dans ce sens, les quatre associations suggèrent dans leur courrier la mise en place d'«un statut unique, avec des enseignants gérés et payés (salaire de base) par le MEN (ministère de l'Education nationale, ndlr) au sein d'une académie auprès de laquelle ils pourraient être détachés la durée de leur choix. Le MAE (ministère des Affaires étrangères) aurait la possibilité de verser des primes spécifiques liées aux aspects diplomatiques ou de rayonnement. Cela donnerait un souffle énorme aux parents d'élèves de ne plus avoir à reverser une part des salaires des résidents».
Leur lettre a également été envoyée aux sénateurs et députés des Français de l'étranger. «Certains nous ont répondu, nous disant être vigilants sur cette question et l'avoir évoquée en séance au Parlement. Mais nous ce qu'on attend, ce sont des réponses des têtes de pont», réclame la présidente de la PEEP. Pour l'heure, Christophe Bouchard n'a pas donné suite à leur sollicitation.


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