Le ministère de l'Intérieur a sorti une circulaire donnant aux walis et gouverneurs carte blanche pour rappeler à l'ordre les présidents de communes. Ainsi, selon Al Massae de ce mardi, la circulaire appelle les représentants de l'Etat à être plus regardants dans la gestion des communes et arrondissements que certains élus, relevant de leur territoire. Le texte appelle aussi à imposer aux conseils communaux et d'arrondissement de rationaliser leurs dépenses et de veiller à l'équilibre de leur budget. Une injonction qui intervient, selon le journal, «suite à la dilapidation visible à l'œil nu des finances de certaines communes». Al Massae cite, entre autres, les voitures de luxe, des locations injustifiées, des billets de voyage, des séminaires et rencontres et des marchés fictifs, le tout pour «siphonner les finances locales». Walis et gouverneurs sont ainsi mis à contribution par leur tutelle en vue d'intervenir directement auprès des élus locaux et les obliger à respecter les règles minimales de bonne gestion et de bonne gouvernance. La circulaire précise que «les budgets des communes doivent veiller à l'équilibre entre recettes et dépenses, rationaliser les dépenses de fonctionnement et celles liées à la dette et aux nombreux litiges judiciaires dans lesquels les communes sont le plus souvent condamnées à payer de lourds dommages et intérêts», poursuit le quotidien. En outre, le ministre de l'Intérieur a exigé, dans cette même correspondance, que tous les chantiers qui ont fait l'objet d'une signature en présence du roi soient prioritairement exécutés sans plus tarder, conclut le journal cité par Le 360.