Accompagné par Benjamin Netanyahu, le président Donald Trump a dévoilé les grandes lignes de son «Deal du siècle», ce mardi 28 janvier à Washington. Le plan a largement répondu aux revendications du Premier ministre, reconnaissant les occupations israéliennes des colonies juives installées en Cisjordanie (Judée et Samarie pour les Israéliens) et de la vallée du Jourdain ainsi que Jérusalem comme capitale indivisible d'Israël. Des cadeaux qui ont suscité l'ire des Palestiniens. En témoigne les rejets par le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et Ismail Haniya le chef de l'organisation islamiste Hamas qui contrôle Gaza. La cérémonie a connu l'absence d'un représentant officiel du Maroc alors que les ambassadeurs du Bahreïn, les Emirats arabes unies et Oman ont répondu à l'appel. Une présence saluée à la fois par Donald Trump et Benjamin Netanyahu et fortement applaudie par les autres invités de la Maison blanche. Pour mémoire, Washington avait tenté de convaincre les trois Etats arabes et le Maroc de signer un pacte de non-agression avec Israël. Un projet révélé début décembre par une chaîne israélienne. Jared Kushner, le conseiller spécial de Trump chargé du dossier du «Deal du siècle» s'était rendu à deux reprises au royaume pour la promotion du plan de son gendre. Lors de sa première visite, fin mai 2019, il avait même été reçu par le roi Mohammed VI. Au cours de son deuxième déplacement, en août dernier, il avait rencontré le prince héritier des Emirats, Mohamed Ben Zayed, qui effectuait une visite privée au Maroc. L'absence d'un ambassadeur du royaume à la cérémonie du 28 janvier à Washington est conforme aux engagements pris par le roi Mohammed VI sur ce dossier. En sa qualité de président du Comité Al Qods, le souverain a toujours défendu les droits des Palestiniens à vivre dans leur propre Etat viable et indépendant avec comme capitale Al Qods-Est.