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Secteur hospitalier : Les grandes mutations
Publié dans Albayane le 02 - 07 - 2012

Parler de la santé, des problèmes inhérents au secteur de la santé, au système tout entier, sont à relever touchant à la prévention, aux médicaments, la formation, la formation continue, la planification et le financement. Parler de la gestion, de la répartition des potentialités
existantes, des prestations , des équipements, de la haute technologie, des ressources humaines , de la recherche et de tant d'autres sujets concernant la santé est certainement passionnant, mais ce n'est pas chose aisée, c'est même très compliqué contrairement à ce que peuvent penser beaucoup de personnes. L'hôpital en tant qu'élément central de notre système de santé représente un véritable enjeu, non seulement dans son rôle de rempart contre la maladie, mais surtout dans les dépenses de santé au moment où une crise financière menace les fragiles équilibres.
Beaucoup de mes amis me reprochent d'accorder une grande place dans mes écrits aux hôpitaux, que ces structures sanitaires retiennent toute mon attention....
C'est vrai, c'est une remarque qui est à sa place, il faut dire que c'est là un choix un peu personnel eu égard à l'expérience qui est la mienne au sein des hôpitaux, une expérience de 40 ans au cours de laquelle j'ai pratiquement baigné dans les différents services dont j'ai fini par connaître tous les rouages.
Parler de l'hôpital c'est à l'évidence faire références aux nombreuses mutations qu'a connues cet édifice autrefois qualifié d'asile, mais qui aujourd'hui est synonyme de modernité.
Il est clair que des changements très importants intéressent tout le secteur de la santé, que des mutations sont perceptibles et que les hôpitaux sont directement concernés par ces mutations eu égard au rôle essentiel qu'ils jouent dans la promotion de la santé des citoyens et partant dans le développement, la croissance, la production, l'excellence d'un Maroc en devenir, un Maroc tel que nous le souhaitons.
Parmi les grandes priorités qui figurent en bonne place dans l'agenda du nouveau ministre de la santé, le professeur Houssein Louardi, il y a des actions qui visent à promouvoir le rôle de nos hôpitaux.
Des atouts certains
L'hôpital public représente des atouts importants aussi bien pour notre système de santé qu'à travers le rôle social qu'il assume. Il est toutefois confronté à des enjeux considérables, dont le défi démographique d'abord : la population marocaine augmente, l'espérance de vie s'allonge, la pyramide des âges connaît d'ores et déjà des modifications et le vieillissement de notre population ira en s'accentuant, entraînant de nouvelles maladies liées à l'âge...
L'hôpital doit s'adapter en veillant à assurer une évolution de ses missions et notamment hyperspécialisation de certaines techniques, la médecine évolue chaque jour un peu plus, la technologie est de plus en plus sophistiquée, de plus en plus performante.
L'hôpital a des atouts incontestables. Ses forces, il les puise auprès de ses professionnels, des femmes et des hommes (médecins infirmiers) de plus en plus qualifiés, de plus en plus efficaces, qui portent un intérêt profond à leur travail.
L'image que nous renvoie aujourd'hui l'hôpital c'est celle d'un établissement en constante évolution, où les soins sont devenus rapides, moins douloureux et de meilleure qualité.
L'hôpital c'est aussi des gestes au quotidien, des interventions chirurgicales très pointues, des accouchements, des césariennes, des soins intensifs, des examens de radiologies, de scanner, d'IRM, des examens biologiques... des malades que l'on sauve. L'hôpital c'est aussi des questions éthiques, c'est ce SDF dont personne ne veut et qui trouve refuge à l'hôpital où il est nourri, logé et soigné.
Autre atout de l'hôpital : c'est l'égal accès de tous aux mêmes soins sans distinction aucune, ni de moyens, de résidence, de couleur ou de religion. En effet, l'hôpital accorde les mêmes droits, les mêmes chances à toutes celles et ceux qui le sollicitent, la gratuité des soins est une réalité qui est vécue au quotidien, avec cependant quelques excès de zèle de la part de certains responsables qui se croient dans un domaine privé alors que l'hôpital est un établissement public.
Des défis à relever
L'hôpital, c'est aussi des défis qui doivent être relevés chaque jour, tant au niveau des activités médicales et infirmières que ce soit au niveau des urgences, des services hospitaliers, des consultations externes ou des plateaux techniques (radiologie, laboratoires..). Le ministère de la Santé a identifié neuf actions qui visent à améliorer les conditions d'utilisation des hôpitaux.
Ces actions portent sur l'accueil des usagers, l'organisation du parcours des soins et des prestations de service, l'humanisation et l'agrémentation du cadre général d'accueil par l'harmonisation et la standardisation des couleurs, des espaces d'accueil et de la signalisation dans les hôpitaux. Il s'agit donc de renforcer la relation de l'hôpital avec les usagers, d'assurer une transparence totale dans les procédures, de veiller constamment à la disponibilité des médicaments et dispositifs médicaux. Le professeur Louardi, ministre de la santé insiste dans toutes ces interventions sur le volet concernant le médicament. Il faut savoir que la part du médicament dans le budget de l'Etat qui était de 675 millions de DH est de 1milliard 667 millions aujourd'hui. Certes, les médicaments existent, mais ils n'arrivent pas partout car il y a des défaillances dans le mode de leur gestion. Aujourd'hui, Il faut aller vers «la décentralisation» du médicament, et c'est ce qu'entreprend le ministère de la Santé. Il est impératif de mettre en place un système de traçabilité.
Les défis auxquels doit faire face l'hôpital consistent aussi à lutter contre toutes les formes de discrimination. Concernant la moralisation du secteur de la santé qui est un volet important, il s'agira d'écarter du circuit les éléments nuisibles, d'assurer l'amélioration de la sécurité des patients et d'améliorer le management hospitalier...
Pour surpasser ces défis, il y a lieu de rappeler, si besoin est, les discours de Sa Majesté le Roi Mohammed VI notamment celui de 2000, qui a fait de la santé un droit de tout citoyen marocain et, en tant que tel, ce droit ne saurait souffrir d'aucune anomalie ou condition préalable, car la santé est une composante essentielle de la dignité du citoyen. La déclaration de politique générale du gouvernement a aussi fait de la santé une priorité.
Il y a aussi l'objectif qui vise à réduire le taux de mortalité maternelle à 50 décès au lieu de 112 pour 100.000 actuellement, et le taux de mortalité infantile à 15 décès au lieu de 40 pour 1000, à l'horizon 2015 conformément aux objectifs du millénaire pour le développement auquel le Maroc a souscrit.
L'hôpital contribue énormément à la réalisation de ces objectifs. D'ailleurs, les résultats actuels sont très encourageants et le Maroc sera au rendez-vous inchallah.
L'hôpital doit aussi pouvoir relever le défi face à une concurrence constante du secteur privé. Pour ce faire il doit disposer d'un service public de santé compétitif et performant. Le problème qui se pose est que le secteur public n'est pas compétitif par rapport au secteur privé. Nos hôpitaux ne fonctionnent qu'à 50% de leur capacité au moment où ceux-ci représentent près de 80% de la capacité litière nationale. Ceci nous prive d'une ressource financière importante...
L'hôpital est à notre avis condamné à évoluer, à relever ces défis et tant d'autres qui se dresseront sur son parcours, l'hôpital public a sans aucun doute tous les moyens pour y faire face, ce qui manque peut être c'est une motivation de ses personnels, et aussi et surtout de mettre les hommes qu'il faut à la place qu'il faut.
Qu'il me soit permis de saluer et de rendre hommage à l'ensemble des professionnels de santé, les médecins, les infirmières, les infirmiers, les techniciens, les administratifs pour le rôle qui est aujourd'hui joué par chacun d'eux dans la promotion et le développement du niveau sanitaire de notre pays et partant de la santé de notre population. Si notre pays a atteint le niveau de santé qui est aujourd'hui l'un des meilleurs dans la région et le continent et si nous n'avons pas grande chose à envier de certains pays riches développés, c'est en grande partie à l'implication de ces professionnels de santé.
C'est un constat qui mérite d'être dignement salué car il n'est pas le fruit d'un quelconque hasard, mais celui d'une politique responsable, concertée, cohérente, d'une vision éclairée qui est mise aujourd'hui en place par le département de la santé et à sa tête le ministre de la santé, le Pr Houssein Louardi, qui apporte son expertise, sa grande expérience, sa maitrise et sa connaissance des grands dossiers, et parmi ceux-ci la réforme qui accorde une grande place à l'hôpital eu égard au rôle central qu'il joue dans la promotion de la santé.


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