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Il était une fois la CAN...
Publié dans Albayane le 15 - 01 - 2013

Ayant porté plusieurs noms dans le passé comme «Trophée Abdelaziz Abdallah Salem» (1957-1978) et «Trophée de l'Unité africaine» (1978-2000), la Coupe d'Afrique des Nations de football (CAN) est née en juin 1956.
Le football africain, dès sa naissance officielle vers la fin du 20e siècle, n'a cessé de surprendre les observateurs par son développement constant après avoir franchi de grandes étapes en un laps de temps, devenant à chaque phase finale de la coupe du monde un adversaire de taille qui n'a rien à envier aux autres écoles dans les quatre coins du monde.
Il a réussi même, à maintes reprises, à s'illustrer face à des géants du football mondial, grâce à des équipes qui ont marqué de leur empreinte l'histoire du Mondial, telles que les sélections marocaine, algérienne, camerounaise, nigériane, sénégalaise et ghanéenne. La CAN, ce rendez-vous biennal qui se tient sous l'égide de la Confédération africaine de football (CAF), retient de plus en plus l'attention du monde entier, permettant ainsi à la CAF d'acquérir ses lettres de noblesse.
Le 7 juin 1956, fut posée la première pierre dans l'édification de cette grande instance footballistique continentale, à l'issue de la réunion à Lisbonne de sept éminentes personnalités sportives africaines. La déclaration officielle de la naissance de la CAF a été proclamée le 8 février 1957 à Khartoum.
La constitution de cette instance a été l'œuvre de trois pays: l'Egypte, l'Ethiopie et le Soudan. L'Afrique du sud a été écartée à cause de son régime de l'apartheid. Le coup d'envoi de la première édition de la CAN sera donné deux jours seulement après l'assemblée constitutive. Lorsque l'Egyptien Abdelaziz Abdellah Salem avait saisi la Fédération internationale de football (FIFA) à l'occasion de son congrès extraordinaire en 1956 à Zurich pour la création de la CAF, il avait fait l'objet de plaisanterie de la part des congressistes en raison du nombre limité de ses membres.
Sa demande n'a même pas été inscrite à l'ordre du jour de la réunion de la FIFA. Il avait alors décidé de ne pas assister aux travaux du congrès et avait même envisagé de se retirer de la FIFA. "Si tous les pays ici ne sont pas traités sur un pied d'égalité, notre présence parmi vous est inutile", avait-il lancé aux congressistes. Ce geste brave, conjugué au soutien du Soudanais Mohamed Abdelhalim qui avait lui aussi décidé de se retirer du congrès en solidarité avec le délégué égyptien, a contraint la FIFA à céder finalement à la requête des deux hommes.
La CAN, comme toute grande compétition, a connu de flux et de reflux, des remaniements et autres changements, sous l'impulsion des cinq présidents qui se sont succédés à la tête de la CAF: les Egyptiens Abdelaziz Salem (1957-1958) et Mohamed Abdelaziz Moustapha (1958-1968), le Soudanais Mohamed Abdelhalim (1968-1972), l'Ethiopien Ydnekatchew Tessema (1972-1987) et le Camerounais Issa Hayatou, en poste depuis son élection pour la première fois en mars 1988 à Casablanca. Ainsi, lors des premières éditions, le tournoi est disputé selon la formule de "l'élimination directe". La CAN-63 au Ghana sera le théâtre d'un important renouveau: six équipes réparties en deux groupes de trois disputeront le tournoi. Ce changement a été inévitable après que de nouveaux pays aient rallié la CAF, notamment le Maroc, le Ghana et la Tunisie.
A partir de l'édition 1968 en Ethiopie, la CAN adoptera la formule qui semblait être l'idéale: deux groupes de quatre équipes. Le tournoi se joue désormais durant deux semaines dans deux villes différentes du pays organisateur. Cette forme de compétition résistera jusqu'en 1992, où le Sénégal accueille 12 sélections au lieu de 8 sous la pression du nombre grandissant des fédérations affiliées à la CAF. Ce nombre s'élève à 53 après l'admission des Comores lors du 55è congrès de la FIFA, tenu à Marrakech. Cette initiative veut permettre à toutes les grandes équipes de pouvoir animer cette compétition et de s'assurer une large médiatisation grâce à la présence des professionnels, surtout dans les championnats européens. Avec les changements survenus au niveau des équipes africaines, le nombre de participants va passer à 16 sélections à partir de l'édition 1998 au Burkina Faso.
Les professionnels africains devenus le fer de lance de leurs équipes, la question des footballeurs africains expatriés a constitué l'un des importants aspects de cette première évolution de la plus prestigieuse compétition continentale. En effet, les discussions étaient passionnées au siège de la CAF, au Caire, à propos de ce sujet, qui sera résolu définitivement sous le mandat du quatrième président, l'Ethiopien Ydnekatchew Tessema.
Au début de la compétition, seuls les joueurs évoluant dans leurs pays étaient autorisés à figurer sur la liste communiquée à la CAF en prévision de chaque tournoi, comme le stipulaient les règlements de la FIFA. Les sélections qui disposaient de joueurs évoluant à l'étranger ont été ainsi privées des services de leurs professionnels.
Elles ont dû attendre la réunion du Caire (24-25 mai 1967) pour qu'une fédération nationale puisse finalement utiliser un maximum de deux joueurs jouissant de la nationalité de leur pays bien que licenciés et pratiquant dans un autre, et quel que soit leur statut en tant que joueurs.
Le grand bénéficiaire de ce nouvel amendement était le Congo Brazzaville qui a remporté le trophée continental du 1972 grâce à ses deux professionnels Pelé et Balekita. Dix ans plus tard, à Tripoli (3-4 mars), l'Ethiopien Tessema va mettre fin aux discussions byzantines au siège de la CAF.
Conformément à l'article 3 du nouveau règlement de la FIFA, désormais tout joueur, citoyen d'un pays en vertu des lois de ce pays, est qualifié pour jouer en équipe nationale. Cette décision de la CAF a été bénéfique pour le football africain, qui, grâce à l'apport des professionnels - dont le nombre peut couvrir toute l'équipe - fait l'objet d'une large diffusion dans les plus grandes chaînes de télévisions.
Aujourd'hui, la plupart ou toutes les nations africaines tirent profit des services de leurs joueurs expatriés qui constituent la colonne vertébrale et le fer de lance de ces sélections. Des préparatifs de haut niveau et des préparations intenses devaient précéder la fête footballistique de Luanda, où le Maroc sera le grand absent, tout comme le Sénégal.
Chaque joueur caresse le même rêve continental d'inscrire son nom en lettres d'or au palmarès de ce rendez-vous africain. Si cette ambition semble légitime, elle s'avérait pourtant impossible pour nombre de grands joueurs ayant brillé dans les grands championnats européens, d'embellir leur blason par ce sacre avant d'être mis à la retraite dont évidemment des Marocains qui se sont vu privés de l'euphorie de la victoire. Le plus amer est de voir les amis de Marouan Chamakh privés cette fois de la simple participation au Mondial africain à la suite de l'élimination humiliante des Lions de l'Atlas de la CAN et du Mondial 2010.
Cinq grandes sélections africaines seront absentes de la phase finale de la 28e édition de la Coupe d'Afrique des nations. Il s'agit de l'Egypte, du Cameroun, du Nigéria, de l'Afrique du sud et de l'Algérie. En revanche, trois nouvelles équipes signeront leur toute première sortie africaine, à savoir le Botswana, le Niger et la Guinée équatoriale, co-organisatrice de cette édition avec le Gabon (21 janvier-12 février). Les cinq sélections absentes de cette CAN ont récolté à elles seules 15 titres sur 27. Les Pharaons, vainqueurs des trois dernières couronnes, détiennent le record de titres avec 7 sacres (1957, 1959, 1986, 1998, 2006, 2008 et 2010), suivis du Cameroun avec 4 titres (1984, 1988, 2000, 2002) et du Nigéria champion d'Afrique en 1980 et 1994. L'Algérie et l'Afrique du Sud s'étaient adjugées le titre, respectivement, en 1990 et 1996. Cette édition sera marquée également par l'absence de 3 équipes ayant déjà remporté le titre continental, en l'occurrence l'Ethiopie (1962), la RD Congo (1968 et 1974) et le Congo (1972). Par contre, cette phase finale verra la participation de 5 sélections déjà vainqueurs de ce trophée, à savoir le Ghana (1963, 1965, 1978, 1982), le Maroc (1976), la Tunisie (2004), la Côte d'Ivoire (1992) et le Soudan (1970), tandis que sept autres sont à la recherche d'un premier sacre continental à savoir la Libye, la Zambie, le Burkina Faso, lô Angola, le Gabon, le Mali et la Guinée.
Les éliminatoires de la CAN-2013 ont démontré que désormais il n'y a pas d'obstacle pour les sélections dites "petites", qui ont réussi à bousculer la hiérarchie, à l'image de l'Ethiopie, qui retrouve une phase finale de la CAN, 30 ans après sa dernière participation, au moment même où des équipes comme le Cameroun et l'Egypte qui ont dominé le football africain durant des décennies ne sont même pas parvenus à se hisser à la prochaine CAN.
En effet, l'Egypte et le Cameroun, deux sélections qui détiennent le record de participations et surtout de trophées remportés en phase finale de la CAN, seront absentes pour la seconde fois de suite du rendez-vous, suite à leurs éliminations respectives aux deuxième et troisième tours des éliminatoires de la CAN-2013.
L'Ethiopie revient de nouveau aux phases finales de la CAN après une élimination au 1er tour de l'édition de 1982 en Libye qui a été remportée par le Ghana. La première participation de l'Ethiopie à la CAN date de 1957 au Soudan lors de laquelle elle a pris la 2e place et a remporté le sacre en 1962 en tan que pays hôte.
Cette édition est marquée également du Sénégal et la RD Congo, vainqueur des éditions de 1968 (Ethiopie) et 1974 (Egypte) qui ratent le rendez-vous sud-africain cédant leur place à des sélection dites "petites", à l'image du Cap-Vert, tombeur des Lions indomptables et qui signe à l'occasion sa première présence à une phase finale de la CAN, mais aussi de l'Ethiopie et du Niger, ce dernier qui aligne une deuxième participation de suite.
Lors des éliminatoires de la CAN-2013, la sélection centrafricaine, qui a éliminé l'Egypte au 1er tour, a été sortie au 3e et dernier tour par le Burkina Faso. Les Fauves du Bas-Oubangui étaient en quête d'une première participation historique.


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