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«Nous ne pouvons tolérer qu'il y ait une seule petite bonne dans notre pays»
Interview avec Omar El Kindi, président de l'Association INSAF
Publié dans Albayane le 18 - 09 - 2013


pour la protection des mères célibataires
Al Bayane : Pouvez-vous donner quelques chiffres concernant les «petites bonnes» au Maroc ?
Omar El Kindi : Comme vous pouvez vous en douter, il n'est pas aisé de donner des chiffres exacts sur les «petites bonnes» dans notre pays. Il s'agit d'une pratique d'exploitation de filles mineures, dont une grande majorité est âgée de 8 à 15 ans. C'est un phénomène qui se passe dans les maisons, dans le secret et la duplicité. Cependant, selon les estimations de l'étude commanditée par notre Collectif «Pour l'éradication du travail des petites bonnes», elles seraient entre 60.000 et 80.000. Le HCP, qui annonce des chiffres bien inférieurs, a publié des informations, en juin 2012, à l'occasion de la Journée mondiale contre le travail des enfants. Ces chiffres ne traitent pas clairement de ce groupe d'enfants. Quoi qu'il en soit, nous considérons à INSAF et avec nos partenaires du Collectif que notre combat contre cette pratique qui relève de la traite humaine est fondé sur des questions de droits de l'enfant. Nous ne pouvons tolérer qu'il y ait une seule «petite bonne» dans notre pays.
Quelles sont les limites du cadre juridique actuel relatif aux «petites bonnes» ?
Il existe principalement trois références juridiques qui auraient pu constituer la base d'une politique d'éradication du travail des «petites bonnes», notamment la Convention des droits de l'enfant (CDE) ratifiée par notre pays depuis vingt ans et qui requiert le respect des dispositions y afférentes, dont le droit à l'éducation. A cela s'ajoute la loi sur la scolarisation obligatoire promulguée depuis cinquante ans (dahir n° 1-63-071 du 13.11.1963) et confirmée par d'autres textes sans oublier le Code du travail promulgué depuis dix ans (dahir n°1-03-194 du 11.09.2003) et qui interdit formellement le travail des enfants avant l'âge de 15 ans révolus, même si cette disposition laisse le champ libre à l'exploitation des 15-17 ans. Les limites de ce cadre juridique se situent au niveau de la volonté politique de réduire les causes de cette pratique inhumaine qui sont essentiellement d'ordre socioéconomique, en plus des causes subjectives des parents ou mercantiles des intermédiaires, etc.
Qu'entendez-vous par loi de «réparation» des petites bonnes ?
La résolution de la situation d'une fille exploitée dans le travail domestique ne s'arrête à son retrait du travail. Le processus de réinsertion d'une «petite bonne» comprend son retrait, sa protection, sa prise en charge médicale et psychologique, sa préparation à la réinsertion, sa réinsertion en famille et à l'école et son suivi social et pédagogique qui peut durer des années (3 à 6 ans dans notre expérience).
Le Collectif entend par «réparation» toutes les actions qui suivent le retrait et qui constituent un enjeu essentiel pour la réhabilitation de la «petite bonne». Faire payer une amende par un employeur(e) ou le/la mettre en prison n'enlève rien à la détresse de la fille et son besoin de prise en charge.
Quelle est la réaction des acteurs internationaux contre ce phénomène au Maroc?
Nous ne sommes pas motivé(e)s par les réactions des acteurs internationaux dans la mesure où il faut attendre des actions dans notre pays. Le problème des «petites bonnes» est une affaire nationale qui concerne l'enfant marocain qui a droit à tout ce que lui garantit la Convention internationale des droits de l'Enfant, la Constitution et les autres textes nationaux. Par contre, leur réaction est importante en termes de solidarité, d'échanges de bonnes pratiques et de coordination à l'échelle régionale et internationale.


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