Le Forum Afrique Développement monte en gamme    Garanties mobilières: Le projet de loi adopté    Fonction publique: Nouveau modèle à l'étude    Fintech: Les bons conseils du FMI aux émergents    Le débat sur le changement d'heure reprend    Macron en Afrique de l'Est: Des intérêts stratégiques    Le CESE renouvelle ses instances au titre de l'année 2019    Mettre l'homme africain au cœur du développement et de la protection sociale    Le Groupe Crédit Agricole du Maroc primé à Tunis    La réussite de l'entreprise est tributaire de la garantie du bien-être du salarié    Trafic aérien intense à Dakhla à l'occasion du Forum Crans Montana    Les manifestations contre Bouteflika mettent à mal le Polisario    Arlene Foster, la femme qui détient les clefs du Brexit    La Nouvelle-Zélande va durcir sa législation sur les armes    L'Opep et ses partenaires font le point sur leur stratégie de soutien aux prix    Le Barça se rapproche de la consécration    Mbappé et Di Maria, un duo pour l'unité du Parc    Coupe de la Confédération : "Le Hassania in, le Raja out of Africa"    "Un partenariat novateur au service des compétences"    Pour de jeunes Canadiennes, le cannabis permet d'être une meilleure mère    Insolite : Selfie imprudent    Aziz Samsaoui, l'ambassadeur de la musique arabo-andalouse en Espagne    "Kilikis, la cité des hiboux" remporte le prix du meilleur film étranger au Canada    Captain Marvel commande toujours le box-office    Crash d'Ethiopian Airlines. Le P-DG de Boeing réagit    SIDA. Un programme ciblant les jeunes, les femmes et les migrants    Agressions sexuelles : Koffi Olomidé condamné à deux ans de prison    La Tribune de Nas : Vers une finale Leo/Cris ?    Flexibilité du dirham : Les objectifs de la première phase pleinement atteints    Message royal au 5e Forum Crans Montana de Dakhla    Digitalisation: C'est maintenant ou jamai!    Fès : Sous l'effet de l'alcool, un marchand ambulant tue son ami    El Jadida: 8 ans de réclusion criminelle pour un tailleur pédophile    Tétouan : Un jeu de hasard qui finit dans le sang    IB Maroc passe au rouge    Ligue des Champions d'Afrique : Le Wydad se qualifie haut la main en quarts de finale    Le PPS condamne vigoureusement l'attaque terroriste de deux mosquées en Nouvelle Zélande    La porte du souk hebdomadaire d'El Aroui inscrite au patrimoine national    Point de vue : «Terrasses en Scènes» de Morocco l'Ghedd !    «A la croisée des chemins» de Youssef Douieb à la galerie Nadar de Casablanca    Maroc-Argentine. Messi sera de la partie    37ème Conférence des ministres de la jeunesse et des sports de la Francophonie à Marrakech : Rachid Talbi Alami désigné nouveau président    Bank Al-Maghrib, the limitations of an accommodative monetary policy    « Lumières Marocaines », Fouad Laroui rend hommage à l'art contemporain marocain    Les Marocains s'illustrent aux Special Olympics d'Abu Dhabi    Fiscalité, AMO… La corporation des cliniques privées fait le point    18 FICAM®: L'Espagne à l'honneur    UMT : Miloudi Moukharik rempile    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Malgré l'adoption formel, le combat se poursuit
Publié dans Albayane le 12 - 12 - 2018

Bien qu'adopté formellement par plus de 150 pays lundi dernier, le «Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières» poursuit son combat. Rien n'est encore acquis pour ses initiateurs qui continuent de défendre sa légitimité. L'annonce lundi soir du retrait du Brésil, en janvier prochain du Pacte, alors que son ministre des affaires étrangères l'avait signé lundi matin à Marrakech, confirme que le Pacte a encore du chemin à faire. D'ailleurs, dans leurs discours, plusieurs délégués et représentants de l'ONU, ont persisté à souligner l'importance du multilatéralisme dans la gestion de la migration, à l'adresse des adversaires, mais aussi des partisans du pacte, pour les garder dans le bateau. Sachant que le texte doit faire l'objet d'une ultime ratification le 19 décembre prochain lors de l'Assemblée générale de l'ONU.
Si l'annonce de la signature du Pacte a été accueillie lundi dernier par des salves d'applaudissements, rien n'est encore gagné. Il faudra continuer à défendre le Pacte, puisque son adoption officielle du Pacte est prévue pour le 19 décembre prochain lors de l'Assemblée générale de l'ONU. «Le Pacte sera adopté officiellement à l'assemblée générale de l'ONU. Les Etats membres donneront donc leurs positions officielles sur le Pacte et s'ils ont une quelconque objection, ils pourront également le faire savoir», a déclaré le porte-parole de la Conférence, Charbel Raji.
Alors que plusieurs organisations et Etats ont salué le Pacte et en ce moment, organisent des rencontres en vue de la mise en œuvre de ce pacte, dans les plus brefs délais, il reste encore à convaincre plusieurs Etats. Ainsi, dans son mot d'ouverture, Antonio Guterres, SG de l'ONU, a insisté que « le Pacte n'est pas un traité, et est donc non contraignant et n'enfreint pas la souveraineté des Etats. «Certains pays ne sont pas avec nous aujourd'hui. Je ne peux qu'espérer qu'ils verront la valeur du Pacte pour leurs propres sociétés et se joindront à nous dans ce chemin», a-t-il déclaré. «Si certains pensent que le multilatéralisme concurrence la souveraineté, nous démontrons aujourd'hui que ce pacte est dans son essence un acte de souveraineté», a précisé Nasser Bourita, président de la conférence, dans son discours d'ouverture, tout en ajoutant qu'«il en est l'outil et l'essence de sa résilience».
Le combat se poursuit en Europe
Le pacte adopté formellement à Marrakech continue de faire l'objet de tensions, surtout parmi les pays européens. Si certains pays se sont retirés, d'autres qui ont fait tout de même le déplacement dans la ville ocre (France, Belgique, Allemagne…) devront encore affronter l'opposition dans leur pays. Au milieu de ces réticences, notamment les oppositions de l'extrême droite, la France dont le président Emmanuel Macron, était attendu à Marrakech, s'est plutôt fait représenter par son secrétaire d'Etat aux affaires étrangères.
Alors que la participation de la Belgique à quelques jours de la conférence restait peu probable, en raison du bras de fer avec les partis nationalistes, le chef de gouvernement belge, Charles Michel, est parvenu à faire le déplacement à Marrakech, pour approuver le Pacte mondial sur la migration. Une décision qui n'a pas rencontré l'approbation de la coalition gouvernementale, entrainant la démission de plusieurs ministres, quelques jours avant la Conférence de Marrakech. Dans son discours, le chef de gouvernement est revenu sur le bras de fer avec le gouvernement. « En septembre aux nations unies, j'avais assuré l'engagement pour la Belgique de soutenir le Pacte. Mais quelques semaines après en Europe, dans plusieurs pays européens, dont le mien, des débats vifs ont eu lieu, avec une démarche ayant consisté à instrumentaliser le pacte, pour colporter, mensonges, pour susciter les peurs et les angoisses», a-t-il déclaré. Et d'ajouter : «comme chef du gouvernement, j'ai été confronté à une difficulté politique, parce que l'un de mes partenaires a choisi de faire volte-face et a changé d'avis ». Soulignant que la seule option restante était de se tourner vers le parlement. « Plus de deux tiers des parlementaires ont choisi de soutenir le pacte pour les migrations », a-t-il ajouté dans son allocution d'ouverture. «Je n'ai plus de majorité parlementaire dans mon pays, mais je me tiens devant vous, fier des convictions portées par la Belgique. Avec mon pays et mon gouvernement, nous soutenons ce Pacte», a-t-il déclaré. Alors que le gouvernement belge était critiqué pour sa politique austère en matière de migration, Charles Michel a annoncé que son pays avait fait le choix d'être du bon côté de l'histoire».
Le secteur privé américain regrette le rejet du pacte par les USA
Du côté des USA, premiers à s'opposer au Pacte mondial sur les migrations, la position du pays n'est pas soutenue par tous. D'ailleurs, certains représentants du secteur privé américain, des acteurs de la société civile…présents à Marrakech ont déploré le rejet de ce Pacte par les Etats Unis. Ils ont exprimé leur tristesse de voir que le pays ne soit pas représenté à la conférence.
L'Afrique unie autour du Pacte
Alors qu'en Europe, les rejets du Pacte se sont multipliés. Parmi les pays africains, le texte fait l'unanimité. De nombreux pays africains, dont des chefs d'Etat et de gouvernement, des ministres des affaires étrangères du Malawi, des Comores, de la Guinée Bissau…ont fait le déplacement à Marrakech. S'exprimant au nom de l'Afrique, le président des Comores, qui a été le porte-parole de l'Afrique durant les négociations du Pacte, a déploré le retrait de certains Etats de ce pacte. «C'est avec regret que je constate que certains pays se sont retirés du Pacte mondial alors qu'il vise à atténuer les facteurs négatifs et structurels qui empêchent les individus de vivre dans leurs pays d'origine». «Il ne promeut en aucun cas les migrations de masse», a-t-il souligné, appelant pour sa part au pragmatisme, à la responsabilité et l'abnégation pour traduire en actions, le contenu du pacte. «Nous, en tant que pays africains, appelons à la mise en œuvre rapide du pacte, au renforcement des capacités des Etats membres, en particulier ceux des pays d'origine des migrants», a souligné Azali Assoumani. «Les dispositions importantes de ce pacte appelant à la coopération internationale et au financement vont apporter des réponses adéquates pour créer un environnement propice, le tout en synergie pour créer un développement durable», a-t-il souligné.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.