Nador: Arrestation d'un récidiviste pour tentative d'homicide volontaire à l'arme à feu    Affaire Hajar Raissouni: La demande de liberté provisoire sera examinée jeudi    Festival national du théâtre de Tétouan : Lancement de l'appel à candidatures    «Eco-Tire» remporte le prix de l'écocitoyenneté offert par Vivo Energy Maroc    Brexit : le risque d'un « No-deal » est très réel    Assemblée Générale Ordinaire de la FRMF    Croissance et Gouvernance!    Rapport de la Cour des comptes : Tamek tire à boulets rouges sur Jettou    Un concours pour créer l'identité visuelle de l'Agence nationale de la sécurité routière    L'intervention fracassante de Adil Miloudi cause la suspension du Kotbi Tonight    Aux 12èmes rencontres photographiques de Bamako : Yasmine Hajji s'exprime sur les «Words of world» en installation vidéo    Mur à Sebta. Vox se fait remonter les bretelles par le PP    Guaido poursuivi pour ses liens présumés avec des narco-trafiquants    Heetch Maroc propose à ses partenaires le statut d'auto-entrepreneur    Meknès. Le Barbe et l'Arabe-Barbe à l'honneur    Maroc-France. Appel à projet pour l'enseignement des soft skills à l'université    Moga Festival ou l'avant-garde de la musique électronique    Incendies: Fermeture de milliers d'écoles en Indonésie et en Malaisie    Aéroport Mohammed V : Inauguration d'un espace arrivée dédié aux nationaux    La « Cour suprême » de Facebook pourra annuler les décisions de Mark Zuckerberg    Le Professeur Rachid Yazami reçoit à Paris le Prix de l'Investisseur arabe    Quel gouvernement pour le PLF 2020?    Sahara : A quoi joue l'Espagne ?    Tourisme : Marrakech et Agadir totalisent plus de la moitié des nuitées à fin juillet !    Le Maroc invité d'honneur du festival d'Helsinki de la musique sacrée    Météo: le temps qu'il fera ce mercredi    Le PSG sans Mbappé et Cavani et le Real sans Marcelo    Réélection de Said Naciri à la tête de la Ligue nationale du football professionnel    Habib El Malki reçoit une délégation de diplomates accréditées en Australie    Innovation et technologie agricoles, clés de la réduction de la pauvreté    Le guide suprême iranien exclut toute négociation avec les Etats-Unis    Bolton, un va-t-en-guerre finalement incompatible avec le trumpisme    Brad Pitt parle d'apesanteur et de corne des pieds avec un astronaute    Divers    La performance de la Bourse de Casablanca quasi stable    Concentration des recettes fiscales sur un nombre limité de contribuables    Le Sénégal réitère son soutien à la marocanité du Sahara    Revanche Atlético-Juventus : Retrouvailles Félix-Ronaldo    Coup d'envoie de la 4ème Semaine du cinéma marocain en Côte d'Ivoire    La Maison de la poésie de Tétouan entame sa saison culturelle par une nuit de la poésie    Bouillon de culture    Tunisie : Kais Saied et Nabil Karoui au second tour de la présidentielle anticipée    Arbitrage, corruption à la CAF, rapport financier... Tout sur l'Assemblée générale de la FRMF    Terrorisme: La CEDEAO mobilise un milliard de dollars    Ligue des champions: Raja et Wydad proches de la phase de poules    Marrakech, Oasis des plus grands Djs du monde    Journée mondiale de l'arthrose    Réinsertion des détenus : Un slogan alléchant    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Malgré l'adoption formel, le combat se poursuit
Publié dans Albayane le 12 - 12 - 2018

Bien qu'adopté formellement par plus de 150 pays lundi dernier, le «Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières» poursuit son combat. Rien n'est encore acquis pour ses initiateurs qui continuent de défendre sa légitimité. L'annonce lundi soir du retrait du Brésil, en janvier prochain du Pacte, alors que son ministre des affaires étrangères l'avait signé lundi matin à Marrakech, confirme que le Pacte a encore du chemin à faire. D'ailleurs, dans leurs discours, plusieurs délégués et représentants de l'ONU, ont persisté à souligner l'importance du multilatéralisme dans la gestion de la migration, à l'adresse des adversaires, mais aussi des partisans du pacte, pour les garder dans le bateau. Sachant que le texte doit faire l'objet d'une ultime ratification le 19 décembre prochain lors de l'Assemblée générale de l'ONU.
Si l'annonce de la signature du Pacte a été accueillie lundi dernier par des salves d'applaudissements, rien n'est encore gagné. Il faudra continuer à défendre le Pacte, puisque son adoption officielle du Pacte est prévue pour le 19 décembre prochain lors de l'Assemblée générale de l'ONU. «Le Pacte sera adopté officiellement à l'assemblée générale de l'ONU. Les Etats membres donneront donc leurs positions officielles sur le Pacte et s'ils ont une quelconque objection, ils pourront également le faire savoir», a déclaré le porte-parole de la Conférence, Charbel Raji.
Alors que plusieurs organisations et Etats ont salué le Pacte et en ce moment, organisent des rencontres en vue de la mise en œuvre de ce pacte, dans les plus brefs délais, il reste encore à convaincre plusieurs Etats. Ainsi, dans son mot d'ouverture, Antonio Guterres, SG de l'ONU, a insisté que « le Pacte n'est pas un traité, et est donc non contraignant et n'enfreint pas la souveraineté des Etats. «Certains pays ne sont pas avec nous aujourd'hui. Je ne peux qu'espérer qu'ils verront la valeur du Pacte pour leurs propres sociétés et se joindront à nous dans ce chemin», a-t-il déclaré. «Si certains pensent que le multilatéralisme concurrence la souveraineté, nous démontrons aujourd'hui que ce pacte est dans son essence un acte de souveraineté», a précisé Nasser Bourita, président de la conférence, dans son discours d'ouverture, tout en ajoutant qu'«il en est l'outil et l'essence de sa résilience».
Le combat se poursuit en Europe
Le pacte adopté formellement à Marrakech continue de faire l'objet de tensions, surtout parmi les pays européens. Si certains pays se sont retirés, d'autres qui ont fait tout de même le déplacement dans la ville ocre (France, Belgique, Allemagne…) devront encore affronter l'opposition dans leur pays. Au milieu de ces réticences, notamment les oppositions de l'extrême droite, la France dont le président Emmanuel Macron, était attendu à Marrakech, s'est plutôt fait représenter par son secrétaire d'Etat aux affaires étrangères.
Alors que la participation de la Belgique à quelques jours de la conférence restait peu probable, en raison du bras de fer avec les partis nationalistes, le chef de gouvernement belge, Charles Michel, est parvenu à faire le déplacement à Marrakech, pour approuver le Pacte mondial sur la migration. Une décision qui n'a pas rencontré l'approbation de la coalition gouvernementale, entrainant la démission de plusieurs ministres, quelques jours avant la Conférence de Marrakech. Dans son discours, le chef de gouvernement est revenu sur le bras de fer avec le gouvernement. « En septembre aux nations unies, j'avais assuré l'engagement pour la Belgique de soutenir le Pacte. Mais quelques semaines après en Europe, dans plusieurs pays européens, dont le mien, des débats vifs ont eu lieu, avec une démarche ayant consisté à instrumentaliser le pacte, pour colporter, mensonges, pour susciter les peurs et les angoisses», a-t-il déclaré. Et d'ajouter : «comme chef du gouvernement, j'ai été confronté à une difficulté politique, parce que l'un de mes partenaires a choisi de faire volte-face et a changé d'avis ». Soulignant que la seule option restante était de se tourner vers le parlement. « Plus de deux tiers des parlementaires ont choisi de soutenir le pacte pour les migrations », a-t-il ajouté dans son allocution d'ouverture. «Je n'ai plus de majorité parlementaire dans mon pays, mais je me tiens devant vous, fier des convictions portées par la Belgique. Avec mon pays et mon gouvernement, nous soutenons ce Pacte», a-t-il déclaré. Alors que le gouvernement belge était critiqué pour sa politique austère en matière de migration, Charles Michel a annoncé que son pays avait fait le choix d'être du bon côté de l'histoire».
Le secteur privé américain regrette le rejet du pacte par les USA
Du côté des USA, premiers à s'opposer au Pacte mondial sur les migrations, la position du pays n'est pas soutenue par tous. D'ailleurs, certains représentants du secteur privé américain, des acteurs de la société civile…présents à Marrakech ont déploré le rejet de ce Pacte par les Etats Unis. Ils ont exprimé leur tristesse de voir que le pays ne soit pas représenté à la conférence.
L'Afrique unie autour du Pacte
Alors qu'en Europe, les rejets du Pacte se sont multipliés. Parmi les pays africains, le texte fait l'unanimité. De nombreux pays africains, dont des chefs d'Etat et de gouvernement, des ministres des affaires étrangères du Malawi, des Comores, de la Guinée Bissau…ont fait le déplacement à Marrakech. S'exprimant au nom de l'Afrique, le président des Comores, qui a été le porte-parole de l'Afrique durant les négociations du Pacte, a déploré le retrait de certains Etats de ce pacte. «C'est avec regret que je constate que certains pays se sont retirés du Pacte mondial alors qu'il vise à atténuer les facteurs négatifs et structurels qui empêchent les individus de vivre dans leurs pays d'origine». «Il ne promeut en aucun cas les migrations de masse», a-t-il souligné, appelant pour sa part au pragmatisme, à la responsabilité et l'abnégation pour traduire en actions, le contenu du pacte. «Nous, en tant que pays africains, appelons à la mise en œuvre rapide du pacte, au renforcement des capacités des Etats membres, en particulier ceux des pays d'origine des migrants», a souligné Azali Assoumani. «Les dispositions importantes de ce pacte appelant à la coopération internationale et au financement vont apporter des réponses adéquates pour créer un environnement propice, le tout en synergie pour créer un développement durable», a-t-il souligné.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.