Maîtriser la question religieuse!    Al Moustatmir Al Qaraoui : Le Crédit Agricole sensibilise les collaborateurs de son réseau    Marché actions: Les OPCVM dominent    Protection sociale : La BAD accorde un prêt de 2 milliards DH au Maroc    Twitter suspend 70 comptes pro-Bloomberg pour non-respect des règles contre la manipulation    La justice britannique examine la demande d'extradition d'Assange vers les USA    Palestine: Vivement l'union!    Coronavirus en Italie : le sport lui aussi en quarantaine    Coronavirus : l'extension rapide confirme l'inquiétude de l'OMS    Paris : Une ambiance rétro-futuriste pour l'hiver 2020 à La Vallée Village    La Palestine réitère son soutien à l'intégrité territoriale du Maroc    Débat sur l'urgence climatique pour le continent africain    La taekwondiste Oumaima El Bouchti qualifiée aux JO    Ouverture du SIAP avec la participation du Maroc    Affaire Hamza mon bb : les sœurs Batma comparaîtront aujourd'hui devant le tribunal    La finance participative, une piste prometteuse pour la réalisation des ODD    Parution: «Celui qui vient de l'avenir, Abdelkébir Khatibi»    "L'Autre Voix", un "road movie" émouvant sans argent et sans un mot    Zouhair Bahaoui au Top mondial YouTube    Le Maroc à l'honneur au Festival multiculturel de Canberra    Khalid Ait Taleb à la réunion d'urgence de l'UA sur le coronavirus : Le Maroc s'engage sur le plan africain en mettant à contribution son expérience et expertise    Les devises étrangères contre le Dirham marocain (Cours de change)    Beni Mellal : le Club équestre de L'ERC des FAR domine le classement du Concours national de Saut d'obstacles    Quand l'ambassadeur Hassan Naciri encense Fassi Fihri    Edito : Au-delà de la commande    Coronavirus : L'Italie annonce un troisième décès, 149 cas de contamination détectés    Carton plein pour Saad Lamjarred et Fnaire (VIDEO)    Notre confrère L'Opinion présente une nouvelle maquette    Championnat d'Egypte: le Zamalek se retire de la compétition    Saadeddine El Othmani : diligence et retards dans les affaires de l'Etat, selon les affinités partisanes    Météo: averses et risque d'orages ce lundi au Maroc    Saisie de 500 kilos de Chira dans la région de Marrakech    Alerte au COVID-19 en provenance d'Italie !    Mohamed Benabdelkader : Attribuer le blocage de l'adoption du Code pénal aux divergences sur un seul article est une tentative de diversion    Driss Lachguar préside une réunion consacrée aux préparatifs du 9ème Congrès national de la Chabiba    Marche de protestation contre les restrictions de déplacement dans les camps de Tindouf    L'année s'ouvre par un repli de l'indice des prix à la consommation    Tableaux relevés à la 33ème édition du Med Avenir    La Kechoise Marrakech    Colloque sur la démocratie participative à la Chambre des représentants    Un séisme meurtrier frappe la frontière irano-turque    Antarctique : fonte de glace record après l'arrivée de la canicule    Bulaid : « Mike Tyson m'a proposé de fumer un joint avec lui »    Le PPS invité au 18e Congrès des Palestiniens d'Europe    Le Maroc propose d'accueillir les finales de la Ligue des Champions et de la Coupe de la CAF    «Les arts plastiques connaissent une dynamique créative très importants»    Au-delà des chiffres !    En Algérie, des milliers de manifestants pour le premier anniversaire du Hirak    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Les tambourinaires amazighs du Moyen- Atlas
Publié dans Albayane le 19 - 08 - 2019

Les tambourinaires est pluriel de : une ou un tambourinaire, dans le contexte du chant instrumentalisé et non pas dans le contexte de l' ahidous. Ce métier ou passion, dans le sens propre du mot se traduit en tamazight par : Boualloune et en arabe par Bnadri.
A travers l'histoire de notre art, ce champ était jadis monopolisé par les femmes qui accompagnaient l'artiste principal jouant de: luth, violon, outar ou de flûte. Ces femmes auxquelles le surnom de : Chikhates (singulier de chikha) leur a été attribuées péjorativement pour mettre l'accent sur leurs mœurs licencieuses.
Ce jugement est erroné dans la mesure où leurs admirateurs n'arrivaient pas à dresser une ligne droite entre la vie personnelle de la chikha – pour laquelle elle est entièrement libre comme tout autre être humain- et sa vie d'artiste qui attire de nombreux admirateurs. Nuance alors. La chikha, est le féminin de chikh qui signifie le maître ou le connaisseur. Un qualificatif honorifique qui appelle au respect de celui qui en est affublé.
Nous acceptons -sans aucune réserve- ce terme quand il s'agit de la visite au Maroc d'une dame de la haute société, issue des pays du golf. La chikha est acceptée telle quelle, a fortiori lorsqu'elle intervient sur les différents médias marocains. Le vétéran de la chanson amazigh et celui qui en a posé les premiers jalons, feu Hamou Lyazid, était le premier à encourager les artistes males- à la fin des années cinquante- à embrasser le métier de tambourinaire et à l'arracher des mains des femmes qui l'ont exercé bien longtemps avant les hommes.
Dans le passé, les jeunes femmes qui voulaient intégrer le domaine artistique devaient être en possession d'un «Alloune» et savoir l'utiliser. Actuellement les hommes sont devenus les maîtres de ce métier dans toutes les troupes artistiques amazigh du chant instrumentalisé. Leur nombre ne cesse de croître ; ce qui explique ce phénomène c'est la quasi disparition de «l'Alloune» classique, autrement dit : «Alloune Abeldi» confectionné à base de peau de chèvre et communément appelé– aslikh/ahitour n lâanzi ou taghat –que nos ancêtres on manipulé pendant des siècles pour se distraire, lors d'une fête ou une cérémonie quelconque, avant l'apparition des nouveaux «Alloune» synthétiques réglables qui n'ont pas besoin d'être chauffés à chaque instant comme c'était le cas pour «Alloune Amazigh » qui cassait le rythme et perturbait la soirée quand «Aghjdime ou taghjdimte» était à son apogée. Temps mort alors. La création et l'introduction du nouveau Bendir, dans notre art et patrimoine amazigh, était une nécessité dictée par :
1- L'évolution des battements sur cet instrument évolué a donné naissance à une nouvelle caractérisation des nouveaux battements : wahda/ dggan / basse et tsrbia, alors que jadis il n y avait que le battement classique que les vrais «Mouaznia» (terme arabe pour désigner «Bouwalloune» au pluriel; Bnadri, chevronné qui pouvait garder le même rythme «Mizane» durant le temps consacré à la prestation.).
2- L'introduction de notre art à la télévision, dans les studios d'enregistrement, dans les maisons et sociétés de productions artistiques et dans les théâtres, lieux ou le feu est interdit pour chauffer les vieux bendir qui avaient une autonomie de chauffage minime.
3- L'utilisation du nouveau matériel de sonorisation qui permet à l'artiste principal de contrôler tous les son émis par les différents instruments musicaux employés par la troupe ainsi que les voix d'accompagnement du ou des chanteurs…
L'histoire du patrimoine amazigh n'oubliera jamais nos tambourinaires qu'ils soient:
– Femmes comme, par exemple, Rkia Aâbou- Tafloust – Tawr'hout- lâazafa- Zahra Âaddi – Hnia Bounou. (Photo ci-dessous de droite à gauche les deux tambourinaires: Yamna Kourou et Fatima Titich)…cette liste peut être exhaustive. Quant aux hommes tambourinaires, on peut citer entre autres Ali Oudda- Mouloud Hmouchi et Zayd Ou Hdidou. D'autres noms ne doivent pas être oubliés à l'instar de : Hmad n'Mina – Jâab – Lkhsim- Kdour Bouyaoui- Bennaceur Ou Khouya- Lahcen Azayi- Mohamed 40- Bouzkri Amzil- Bouykifi et bien d'autres.
Hamzaoui Abdelmalek


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.