Les Panafricaines alertent sur l'urgence climatique    Equipementiers Une 4e usine pour TE Connectivity    L'autre guerre    Météo Maroc: Temps relativement froid ce samedi matin    Top mondial YouTube: Zouhair Bahaoui cartonne avec son nouveau clip (VIDEO)    Résultats financiers: CIH Bank tire son épingle du jeu en 2019    DGSN: un retraité soupçonné d'avoir violé deux mineurs à Larache    Agadir: mise en échec d'un trafic de contrebande de tabac    « Ach Waqe3 » : l'actualité décryptée par Jamal Berraoui    Azilal : le parc jurassique ouvrira ses portes fin mars    Le Maroc prêt à apporter au Qatar tous les moyens humains et logistiques pour réussir le Mondial-2022 de football    Heureuse nouvelle pour Hamza Mendyl! (PHOTO)    Le mouvement de contestation populaire né il y a un an en Algérie cherche son second souffle    La municipalité d'Agadir veut attribuer le nom de feu le dirigeant pjdiste Abdellah Baha à une rue de la ville    Coronavirus : nouveaux foyers en Asie, morts en Iran, l'inquiétude remonte    Dans le bagage des candidats à la Maison Blanche il y a aussi… des casseroles    L'Allemagne renforce les mesures de sécurité après l'attentat raciste de Hanau    Tout comme le patrimoine marocain en général : La judaica marocaine a souffert du pillage à travers le temps    Le Maroc, terre d'un patrimoine ancestral : Les trésors juifs de Casablanca    Adieu Abdeslam Alla    Le HCP note une baisse de 0,1% de l'indice des prix à la consommation    Des rafales de vent attendues au Maroc: les villes concernées (Alerte météo)    Ce que pense Nouamane Lahlou de Dounia Batma et Saad Lamjarred (VIDEO)    La déconstruction d'un mythe    Officiel: Badr Hari de retour sur le ring (VIDEO)    Transferts: Après Ziyech, Idrissi annoncé en Premier League?    L'Atalanta Bergame séduit l'Europe    Le coronavirus pourrait coûter jusqu'à 30 milliards de dollars au secteur aérien    U.E: Les «villes libres» réclament des subventions…    ONU : Omar Hilale briefe le Conseil de sécurité sur sa visite en RCA    Wana retire sa plainte contre Maroc Telecom    Mohamed Benchaâboun: « Tous les indicateurs montrent que la dette marocaine est soutenable »    Economie nationale : 2020 devrait connaître un ralentissement    Lancement à Hay Hassani d'une plateforme d'intégration économique dédiée aux jeunes    Pourquoi Marrakech perd ses événements    Lancement de la deuxième édition du programme "Spin-off by PIS" dédié à l'entrepreneuriat des jeunes    La Commission européenne salue les efforts du Royaume en matière de réformes fiscales    La Commission de la programmation n'en fait qu'à sa tête    Le cancer n'est pas une fatalité    Divers    Divers sportifs    Achraf Hakimi et son retour au Real Madrid    Le Maroc constitue la première destination des exportations valenciennes en Afrique    Appel à la consécration d'une justice citoyenne    L'ambassadrice des Pays-Bas se félicite de l'intégration des MRE dans la société néérlandaise    L'industrie du cinéma a été plus inclusive en 2019 que lors de la décennie précédente    Le CCM dévoile les jurys du 21ème Festival national du film de Tanger    L'espoir du rap Pop Smoke abattu chez lui    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Fadma Oult Hdidou, une voix mélodieuse venue des montages d'Imilchil
Publié dans Albayane le 30 - 08 - 2017

Une grande artiste. Une voix singulière. Fadma Oult Hdidou, de son vrai nom Fatima Ouahrouch, est la cousine du tambourinaire Zayd Ouhdidou. Elle a vu le jour à «Anfrguel» en 1950 dans la région d'Imilchil.
Avant l'âge de vingt-deux ans, Fatima, après son divorce, grâce à l'entregent de son cousin Zayd Ouhdidou a intégré le domaine artistique, pour la première fois, à Ain Leuh où elle rejoignait la troupe du célèbre anazur, Rouicha Ain Leuh.
Le surnom de : Oult Hdidou, lui a été attribué par son chef de groupe pour la différencier des autres femmes artistes qui portaient également le prénom de Fadma. Chaque nouvelle cheikha, même de nos jours, doit impérativement avoir un surnom qui s'associe avec son prénom, pratique qui permet de se produire dans un anonymat certain auprès des autres membres de la troupe.
Fadma (qui veut dire Fatima) Oult Hdidou, aimait chanter depuis son enfance, mais elle le faisait discrètement. Car son entourage familial ne lui permettait pas de faire ce qu'elle voulait par crainte d'emprunter le chemin artistique qui allait la conduire directement – selon ses parents- à devenir une chikha, une dévoyée. Fadma était influencée par une splendide nature dans laquelle elle évoluait des journées entières entre les cèdres et les sources d'eau qui entouraient son domicile familial.
Ces paysages et vues naturels étaient pour elle une source d'inspiration qui lui a permis d'apprendre à jouer sur l'instrument d'Alloune et d'emmagasiner dans sa mémoire tous les vers de poésie qu'elle entendait. Elle fût un grand tambourinaire et devint officiellement une tanazurte. C'est au sein de la troupe de l'artiste Yousfi Benmoha (ex- Rouicha) que cette chikha a évolué pendant de longues années pour acquérir une grande expérience artistique. Elle devint célèbre en un temps record grâce à sa voix mélodieuse et à sa grande dextérité dans la manipulation du Bendir. Oult Hdidou est une femme très intelligente qui savait saisir toutes les occasions pour arriver à ses fins artistiques.
Elle était ambitieuse, ce qui l'a amenée à s'imposer sur la scène artistique, au Moyen Atlas. Sa renommée a incité d'innombrables chefs de troupes à la solliciter pour rejoindre leur groupe afin d'animer des fêtes, des festivals, des enregistrements à la radio amazighe de l'ex RTM, ou bien des concerts conviviaux. Sa réputation grandissant, elle a opté pour le travail en toute indépendance afin de devenir chanteuse principale au sein de toutes les troupes qui l'invitaient à prendre part dans leurs prestations.
Durant cette période, elle a accompagné plusieurs artistes principaux tels les violonistes, Ayad Mahrach, Abahrar Mimoune, Ouâachouch Lahcen, Stitou Mohamed, Lahlou Mohamed, Chîioui Lahcen, Amlal Keddour, de même qu'elle a côtoyé aussi des «Outayris» considérés comme des sommités dans leur art : Houari Rouicha Mohamed ou Mustapha Aâkri pour ne citer que quelques-uns d'entre eux. Concernant les tambourinaires qu'elle avait connus durant sa carrière artistique, on cite quelques noms qui ont marqué l'histoire de l'art dans le Moyen- Atlas, dont Kadour Bouyaoui, appelé communément, Awaêdi a saêdi, le fameux général Hassan Bouykifi, Hachami Abidla, Said Ouhdidou, son cousin Zayd Ouhdidou,Hamouchi Mouloud ou bien Mohamed Chelh.
Cette dynamique cheikha a eu plusieurs occasions pour se produire presque dans toutes les villes du Maroc et en Europe, avec son premier « patron », le grand Yousfi Benmoha et ses troupes, surtout durant l'année de 1978.
Ouahrouch Fatima, demeurera éternellement une grande tanazurt dans les annales de l'histoire du patrimoine amazigh car elle fût une grande star. Actuellement, elle est toujours en vie et s'est retirée dans le village d'Ain Leuh. Il serait, à mon sens, important que les chercheurs consacrent une ou des études sérieuses à son parcours artistique dans la mesure où, non seulement elle le mérite, mais cela permettrait également de la faire connaître et de la faire sortir de l'oubli. Notons au passage qu'elle n'a ménagé aucun effort depuis son jeune âge, jusqu'à nos jours, pour contribuer fortement à la sauvegarde de la langue et de l'art amazighs.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.