Des agents de voyage et des professionnels examinent les moyens de promouvoir la destination Dakhla    L'Inde donne son feu vert pour l'exportation du vaccin vers le Maroc    La forte participation à la conférence de soutien à l'initiative d' autonomie confirme le réalisme de la vision marocaine    L'appui US au plan d' autonomie s 'inscrit dans une logique de rupture par rapport au statu quo qui entretenait la tension dans la région    Le Maroc plaide pour une stratégie africaine de l'éducation    Tel-Aviv accueille le premier incubateur israélo-marocain    La CCIS de Dakhla-Oued Eddahab et Attijariwafa Bank scellent un partenariat pour soutenir les commerçants et lesTPE    Mobilité propre : Volvo capitalisera désormais sur l'électrique cette année    Le Maroc et Israël signent un accord pour des vols directs entre les deux pays    SM le Roi reçoit le ministre émirati des affaires étrangères et de la coopération internationale    Joe Biden marque la rupture avec Trump à son arrivée à la Maison Blanche    Matteo Renzi, le ténor toscan devenu inaudible    Rallye Aïcha des Gazelles : la 30ème édition de nouveau reportée    Belhanda, buteur et passeur avec Galatasaray    Botola Pro D2: Le RAC et le TAS se neutralisent    La Juventus s ' adjuge la Supercoupe d'Italie    Evolution du coronavirus au Maroc : 1164 nouveaux cas, 4 63. 706 au total, jeudi 21 janvier 2021 à 18 heures    "Le secret de la lettre " , nouveau roman de Mohammed Ennaji    Le premier club de tolérance et de coexistence voit le jour à Essaouira    Ecrivain le plus lu de France, Guillaume Musso a écrasé ses concurrents en 2020    Lutte contre la corruption : des experts internationaux plaident pour une approche solide et coordonnée    L'Opinion : Distorsions espagnoles    Faculté de droit de Rabat : Des partenariats pour l'inclusion professionnelle    Radios privées, une «mue» bienfaitrice!    SM le Roi félicite M. Faustin-Archange Touadéra    Les détenus d'Al-Hoceima transférés suite à des comportements contraires aux lois    Abdelghani Siffeddine : Un grand Rajaoui s'éteint    Les écrans menacent-ils la vie de nos enfants ?    Stimuler vos défenses immunitaires    Comment fonctionnera le nouveau bachelor marocain    Mondial des clubs : Le Bayern affrontera Al Duhail ou Al Ahly en demi-finale    L'ONU condamne le meurtre de deux Casques bleus, dont un Marocain, en République centrafricaine    Coupe du Roi : le Real éliminé par un club de D3 espagnole    Casablanca: mise en échec d'une tentative d'exportation illicite de pièces géologiques    «Mohammed VI, la vision d'un Roi : actions et ambitions»    «Livre de chevet : les effets positif de la pandémie»    A la découverte de l'univers fantastique de Yassine Balbzioui à Rabat    Rencontre-débat avec Zainab Fasiki à l'IF de Fès    Renault Maroc maintient son leadership    Gestion de la Covid-19 : le Maroc, modèle en Afrique et dans la région Mena    Mise au point : Les "attaques injustifiées" et les "assertions diffamatoires" de RSF ne passent pas    France. Contre l'extrémisme turc, le remède marocain et émirati    Activité portuaire : une croissance honorable malgré la crise    Inde : prochaine référence dans la production de vaccins ?    Digitalisation, Marjane holding met le turbo    Vaccins contre le Covid-19 : victoire du « chacun pour soi »    CHAN 2020 / Groupe A: Une journée à l'avantage du Burkina Faso    Le poison de « la vérité alternative »    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Et la vie continue…dans un autre corps
Publié dans Albayane le 18 - 10 - 2019


«Cœur généreux», téléfilm de Abdekhaï Laraki
Par M'barek Housni
Il est des films qui sensibilisent et émeuvent en même temps. Qui témoignent dans l'émotion avec art et dans l'art. Le film «Cœur généreux» en est un parfait exemple. Tissé pour toucher les cœurs en racontant une «bonne» histoire, qui fait partie de celles que le domaine de l'image mouvante affectionne tout particulièrement. L'adjectif «bonne» pris ici dans son sens artistique. Et non moral, car ce dernier aspect de la bonté on en verra une parfaite illustration à travers les péripéties de ce drame vivifiant.
Partant d'un sujet axé sur le don d'organe, le film trace une trame qui accroche et ouvre grands les yeux sur cette thématique humaine et sociale. Une trame portée par un casting à la hauteur et une direction d'acteur sensible et à fleur de peau, en plusieurs scènes, et une mise en scène maîtrisée.
Ça commence par un accident sur la chaussée, de ceux qui ne laissent derrière eux que le malheur. Un homme d'âge mûr se croyant au-dessus de tous parce que riche, conduit en un état d'ébriété très avancée, et percute mortellement un jeune homme en vélo, sans s'en rendre compte. Arrivant chez lui, la servante un peu trop zélée fait disparaitre les traces du crime : sang sur le devant de la voiture, carcasse du vélo qui y était accrochée. On ne peut imaginer meilleure entrée en matière. De l'autre côté, deux familles se trouvent mêlées au drame. Premièrement, celle du jeune homme. Surtout la mère, inconsolable, n'accuse nullement le coup portée par un chagrin immense.
Là, l'actrice Najat Elwafi a brillé et a porté le film sur ses épaules en grande professionnelle qu'elle est. On ne voit qu'elle et le réalisateur, maître expérimenté du cinéma, n'a pas laissé l'occasion passer pour montrer son professionnalisme en la mettant en valeur, et partant de là de faire entre ce film dans les arcans de la sensibilité citée ci-haut. Et deuxièmement, celle d'un couple dont la fille est condamnée, à moins de trouver un cœur pour se faire «greffer» une deuxième vie, pour ressusciter. On imagine la suite. Mais comment convaincre la mère meurtrie ? Or, le défunt jeune homme avait déjà signé un engagement où il fait don de ses organes vitaux s'il lui arrivait de mourir jeune. La générosité a ses propres voies, et le don d'organes en est la meilleure qui soit. Y-a-t-il mieux que de sauver une vie, même en perdant la sienne? La mère cédera enfin. À contre cœur, mais ne cédera jamais à trouver le chauffard qui lui a ôté le bonheur de s'illuminer de la présence de son fils.
Là, le film entre dans son côté film, cet aspect qui justifie l'appartenance à l'art et au témoignage. Elle mènera une enquête très «maternelle» qui remplace la vraie enquête qui piétine. Quand le cœur s'en mêle, aucune affaire ne reste dans le flou. Le film le montre si clairement via des scènes réussies, car bien faites. Surtout celle du jardin public où la jeune fille qui vit grâce au cœur de son fils voit soudain la mère poser sa tête sur sa poitrine pour écouter ce cœur offert comme don. Très émouvant. Il se trouve que le père de la jeune fille est un policier en retraite (majestueusement joué par un Mohammed Choubi très véridique dans son rôle). L'enquête se double alors d'une autre.
On ne peut ne pas pleurer en regardant ce film. Son histoire est au cœur d'une problématique qui engage la vie en tant que désir de vivre «sain et sauf» mais aussi en tant qu'engagement pour préserver cette vie. Abdekhaï Laraki a bien fait comme à son habitude lorsqu'il s'empare d'un sujet qui lui tient à cœur et où il sent des images vives palpiter en lui et signifier.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.