Opération non-notifiées : le Conseil de la Concurrence durcit le ton et enchaine les sanctions    Délais de paiement : Détails du nouveau projet de loi adopté par le gouvernement    Carburant. Baisse des prix à la pompe, dès ce samedi 1er octobre    Rabat, Kénitra, Meknès, Ifrane...les dernières hauteurs de pluie au Maroc    La CAN 2025 retirée à la Guinée    Botola Pro D1 "Inwi" (4è journée): Résultats et classement    CAF - CAN 2025 : L'organisation retirée à la Guinée, le Maroc serait parmi les candidats    Retrait de la CAN à la Guinée    Nouakchott: Sadiki reçu par le Premier ministre mauritanien    Au Maroc, les femmes âgées sont plus vulnérables que les hommes    Aérien: levée des restrictions sanitaires à l'entrée du territoire marocain    Suicide d'une jeune médecin: Le CHU Ibn Sina dément    Le Crédit Agricole du Maroc reçoit le label de certification de l'IFACI    Les Lionnes de l'Atlas participent à un tournoi en Espagne    Casablanca abrite le 1er forum du sport en entreprise en Afrique    Marrakech: le Caïd de l'annexe administrative d'Azli suspendu pour corruption    Burkina Faso: les tirs ont repris dans la zone résidentielle de la présidence    De l'eau extraterrestre trouvée dans une météorite, une première    Les dirigeants de l'Union européenne «rejettent» l'annexion par la Russie de quatre régions ukrainiennes    Exclu: la preuve que le motif de Zellige utilisé par Adidas est bien Marocain (Documents)    Lions de l'Atlas: la pilule ne passe toujours pas pour Vahid Halilhodzic    Hakimi l'exemple qui coute cher!    Maroc : 86% des jeunes marocains insatisfaits des partis politiques    Tanger Med : le troisième campus de l'école 1337 accueille sa première promotion    Le Crédit Agricole du Maroc auréolé du label de certification de l'IFACI    La FAO et le PNUE lancent un appel pour combattre le gaspillage alimentaire    Les camps de Tindouf sont totalement abandonnés par l'Algérie « dans des conditions scandaleuses »    Poutine signe l'annexion de quatre régions d'Ukraine    Nord Stream : les fuites sur les gazoducs dues à des explosions menées avec «des centaines de kilos» de TNT    Gasoil/essence: le gouvernement travaille sur les recommandations du Conseil de la concurrence    Message de félicitations du roi Mohammed VI à l'émir du Koweït    Symphonyat 2022. « L'art n'a pas de religion »    Conseil de gouvernement : Le mandat des membres du CNP prorogé de six mois    Juan Vivas appelle au maintien de l'obligation de visa pour tous les Marocains se rendant à Ceuta    Le 3ème campus de l'Ecole 1337, accueille sa première promotion d'étudiants    L'essentiel de l'avis du CESE sur l'aménagement durable du littoral    Amine Harit : "Mettre du rythme" face à Boufal, Ounahi et Salama    Le jeûne du ramadan, source de crispations dans le football français ?    Fadila Benmoussa se joint aux honorés du 11ème Festival maghrébin du film d'Oujda    Festival du court métrage de Marrakech : «Ultimate Ink» de Yazid El Kadiri primé    Jazz au Chellah : Un concert d'ouverture inédit avec Arifa, Soukaina Fahsi et Aziz Ouzous    L'Institut français de Tanger expose ses priorités    Exposition de l'artiste-peintre Aziz Arbaoui du 1er au 15 octobre à Béni Mellal    Clap de fin pour «Rachid Show» ? Allali brise le silence (PHOTO)    Concert virtuel de Saad Lamjarred: on connait le prix des billets (PHOTO)    Croissance économique : net ralentissement à 2% au T2-2022    Armement/CAATSA : 27 députés américains demandent des sanctions économiques contre l'Algérie    Des alliés des Etats Unis comme le Maroc, «sont visés par les forces du mal et leurs proxies»    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



L'amazighe est-il véritablement une priorité dans le PLF ?
Publié dans Albayane le 18 - 08 - 2022


Mohamed Nait Youssef
Le débat sur la mise en œuvre du caractère officiel de l'Amazighe dans tous les aspects de la vie publique remonte sur la surface. En effet, une enveloppe budgétaire de 200 millions de dirhams au titre de la Loi de finances 2022 sera allouée par le gouvernement afin d'intégrer la deuxième langue officielle du pays dans les administrations et services publics. Sans oublier bien entendu, les domaines de la justice, de l'éducation, de la santé, des médias audiovisuels, de la communication, de la culture et de l'art.
Or, la note de cadrage du projet de loi de finances (PLF) au titre de l'exercice 2023, considérant la langue amazighe comme «priorité gouvernementale» n'a pas été bien accueillie par les acteurs amazighs. Abdellah Badou, militant amazigh et ex-président du Réseau amazigh pour la citoyenneté (Azetta), a affirmé que le gouvernement actuel n'a pas une vision claire en ce qui concerne l'amazighe.
«Cette note de cadrage est une fuite en arrière par rapport à la mise en œuvre du programme du caractère officiel de l'amazighe stipulé dans la loi organique. Il faut rappeler que l'actuel gouvernement a fermé l'œil sur le plan gouvernemental intégré pour la mise en œuvre du caractère officiel de la langue amazighe élaboré par une commission interministérielle dans le gouvernement dirigé par Saad Eddine El Othmani.», nous confie Abdellah Badou. Et d'ajouter : «il n'y a pas d'engagements clairs de la part du gouvernement. En outre, nous considérions que la loi organique ne répond pas à nos attentes et exigences au sein du mouvement amazigh sachant que la loi organique a des engagements pour des durées bien déterminées (les engagements de 5 ans, 10 ans ou encore 15 ans).»
Selon ses dires, le gouvernement actuel déclare dans son discours que l'amazighe est une priorité, mais dans la note du cadrage du PLF du 2030, on y trouve un paragraphe orphelin qui parle de l'amazigh dans le cadre de la justice spatiale.
D'après lui toujours, il devrait être une priorité bien définie sachant qu'il y a des chantiers transversaux dans la question de l'amazighe.
«Il fallait penser à un plan avec des objectifs et indicateurs bien déterminés. Car, 200 millions dirhams pour l'amazighe dans les politiques publiques, c'est rien !!!», a-t-il affirmé.
Abdellah Badou a pointé du doigt sur le budget qui reste à ses yeux : insuffisant.
«Le grand chantier des assistants d'accueil amazighophones pour l'accompagnement des usagers au sein des tribunaux, des hôpitaux et des centres de santé va consommer au moins 25% de ce budget. Par ailleurs, les 300 personnes qui seront recrutées ne vont pas couvrir l'ensemble des institutions sur l'ensemble du territoire national, sans oublier la formation et surtout la qualité des services qui seront présentées par ces personnes aux citoyens. », a-t-il fait savoir.
Quid de l'enseignement de l'amazighe ?
A deux semaines de la rentrée scolaire, l'enneigement de l'amazighe pose toujours un véritable problème notamment après la régression du nombre des enseignants de cette langue dans les écoles publiques marocaines.
«Le nombre des enseignants de l'amazighe dans les écoles publiques reste très limite. Or, il faut que le gouvernement traduise son engagement dans la loi organique en enseignant l'amazighe à l'horizon de 5 ans parce que nous devrions, normalement, arriver à 40% ou 50% de l'enseignement de cette langue dans l'ensemble des écoles. », a indiqué Abdellah Badou, rappelons que nous sommes aujourd'hui à 10%, presque. «Les enseignants de l'amazighe sont dans les environs de 1200. Quant aux statistiques dans ce domaine, elles restent toujours ambigües.», a-t-il souligné.
Solon notre interlocuteur, il y a une absence presque totale de l'amazighe dans l'enseignement privé. «Les notes ministérielles exigeant les écoles privées à enseigner l'amazighe sont nécessaires voire indispensables.», a-t-il rappelé.
A cela s'ajoute, dit-il, la qualité des programmes scolaires qui existent actuellement et qui ont été révisés l'année dernière. «On avait critiqué ces programmes parce que au niveau des compétences ciblées dans le primaire, ils n'arrivaient pas à atteindre les objectifs escomptés en matière de l'enseignement d'une langue.», conclut-il.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.