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El Hadj Houcine Toulali : Le précurseur du malhoun
Publié dans Albayane le 21 - 11 - 2010

Dans l'art du Malhoun, le chanteur soliste possède un large répertoire de poèmes dans lequel il doit savoir puiser, en même temps qu'il commence les phrases chantées, les modules tout en changeant de rythme.
El Hadj Houcine Toulali (né en 1924 à Hay Toulal, une localité proche de Meknès, ville populaire rivale de l'aristocratie fassie. - décédé le 7 décembre 1998 à Rabat) était un chanteur, un oudiste et un pédagogue marocain.
Il est connu comme un fin représentant de l'art du Malhoun et jouit de la réputation d'avoir enrichi le répertoire de cette expression musicale. Il avait créé une école du Malhoun afin de pérenniser ce genre musical. Les grands Maîtres ont fait appel à lui, tant ils étaient séduits par sa voix berbérophone, son élocution et sa diction étaient parfaites quand il chantait. Accompagné par un violoniste et des percussionnistes, il joue du oud, tout en chantant de lentes et exquises romances de l'amour impossible : Fahdma, à cause de ta froideur, mon mal s'éternise.
Evolution musicale
Son premier maître fut Moulay M'hamed Elkhayati, le père du Cheikh Mohamed Elkhayati. L'amour du chantre pour la musique était connu localement depuis les années 50 lorsqu'il débute comme membre de la troupe de Mohamed Dayday. Il chante alors des chansons d'Asmahan et quelques qaçaïd du Malhoun traitant du Madh (louanges du Prophète) ainsi que d'autres thèmes profanes. Toulali était doté d'un sens profond de la rime Ah, si je raconte mes tourments aux montagnes, elles tomberont, aux jeunes, ils vieilliront.
En 1958, Moulay Ahmed Lemderi, grand musicien d'arabo-andalou fait appel à lui pour lui donner une place de choix dans son orchestre tant ses mérites étaient grands et laisser à présager dès cette date que Toulali deviendrait un immense artiste au service du Malhoun, qu'il serait la Référence majeure de cet art majeur qu'est le Malhoun.
Haj Houcine entame réellement sa carrière artistique, au début des années 60, lorsqu'il abandonne son métier de vendeur de fleurs au marché central de Meknès, pour intégrer l'Ecole Nationale de Musique de Dar Jamai où il étudiait la musique arabo-andalouse.
Diplômé oudiste, il intègre l'orchestre de Moulay Ahmed Mdaghri.
A la fin des années 60, Toulali participe à une nouvelle structure musicale appelée Orchestre de Meknès de la musique du Malhoun avec Ahmed Agoumi, Mohamed Merbouh et Mohamed Al-Ouali.
Il a enrichi le répertoire de cette forme d'expression musicale par son interprétation inégalée de plus d'une centaine de Qaçaïd traitant du Madih (louanges du Prophète) ainsi que d'autres thèmes profanes.
Il avait inscrit à son répertoire le Bien aimé, un poème célèbre écrit en 1910 par M'Bark Souissi. Au gré des humeurs, il y incluait El Harrâz, (le Cerbère, Ali El Baghdadi, 1785).
Hadj Houcine Toulali et Saïd El Meftahi
Haj Houcine eut pour élève Saïd El Meftahi qui est devenu un fervent défenseur du patrimoine culturel marocain, et dont les visées dépassent la sensibilisation de la France aux richesses du patrimoine musical marocain.
«Leghzal Fatma» est le titre d'une des plus belles chansons malhoun écrite par feu Houcine Toulali.
Cette chanson possède à la fois une très belle musique interprétée avec grâce d'abord par le maître mais aussi par de nombreux artistes comme Mejdoub et Saïd El Meftahi. Ce texte ne manque pas de faire une description minutieuse du physique d'une belle dame nommée Fatma...
C'est d'abord une très belle histoire d´amour car les paroles racontent en darija, l'histoire d'un homme qui aime dans le plus grand secret Fatma.
Ce dernier décrit toute la souffrance liée à cet amour difficile et sa servitude face à la beauté de Fatma. La Qasida sublime est très longue et dure plus de 18 minutes. Au Maroc comme dans le monde arabe, la récitation de poème fait traditionnellement partie des cérémonies, des célébrations et des spectacles profanes.
Et on attend du chanteur qu'il traduise l'atmosphère et la signification du poème, sans obscurcir les calembours ou autres jeux de mots.
Il y a aussi la chanson Chaamâa (la bougie) de Ben Ali, 1822), un dialogue nostalgique et une histoire qui finit mal et rappelle l'enracinement du malhoun dans les corporations artisanales. (Il grandit pieds nus dans les abattoirs avec une corde comme ceinture. Le barbier, le fils de la juive joyeuse, l'ayant parfumé, il s'en fut quérir une épouse)
Le maestro décède le 7 décembre 1998 à Rabat d'une tumeur au foie tardivement soignée.
Source : http://musique.arabe.over-blog.com/Postérité
La renommée de Toulali a dépassé les frontières. Sa prestation à l'Institut du Monde Arabe de Paris encore gravée dans les mémoires, lui a valu une consécration internationale relatée par le quotidien Le Monde, lequel a publié un entretien avec l'artiste sous le titre “Haj Houcine Toulali le bien-aimé”.
Toulali fut le seul artiste qui a pu conduire le Malhoun jusqu'aux grandes scènes internationales. Brillant pédagogue, il a enseigné l'art du malhoun au Conservatoire du Ministère de la culture et au Conservatoire Municipal de Meknès.
Aujourd'hui, beaucoup chantent le Malhoun et le doivent à El Hadj Houcine Toulali et à son école.
Photo :
Le chanteur de malhoun Haj Houssine Toulali avec Abderrahim Amrani Marrakchi
Il laisse derrière lui une école, des élèves, des enregistrements sonores.


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