Arrestation d'un individu impliqué dans des opérations d'escroquerie en ligne    Soirée captivante du musicien Abdelouahab Doukkali au festival d'hiver de Tantora    Marrakech: Le Salon de l'Art et de l'Amitié, une fenêtre sur la beauté et la singularité des arts dans leur diversité    L'expérience gouvernementale du PJD démontre le fiasco de son mode opératoire    La ministre espagnole des AE attendue le 24 janvier au Maroc    Laâyoune accueillera le 22 février une réunion des ministres des Affaires étrangères du Maroc et de douze pays du Pacifique    Trump répond au guide suprême iranien, Ali Khamenei    Plus de 112 milliards de DH pour près de 570.000 fonctionnaires    Le Maroc et la Chine signent deux accords afin de renforcer leurs échanges culturels    Résurgence du terrorisme : Erdogan met en garde    Agadir : Saisie d'une importante quantité de cigarettes et de tabac à narguilé de contrebande    Les investissements des EEP en stagnation pour la 2ème année consécutive    Retraites : des manifestants tentent d'entrer dans un théâtre où se trouve Macron    Le Maroc et la Chine examinent divers moyens de renforcer la coopération touristique et culturelle    La DGAPR répond aux accusations d'Human Rights Watch    La CMR tient la 8ème session de son Conseil d'administration    Africa Eco Race : A Dakhla, Nasser Bourita fustige les séparatistes    Un sommet international le 22 février à Laâyoune    La pièce de théâtre عازف الليل est-elle maladroitement raciste ?    Le DHJ tenu en échec à domicile par le Rapid Oued-Zem    Nabil Jaadi rejoint le Mouloudia club d'Oujda    CAN Futsal Maroc 2020 : l'entraîneur National de futsal fait le point    Centre hospitalier régional d'Al Hoceïma : le ministère de la Santé alerté par l'absence de 34 médecins    Handball : Le CHAN à Laâyoune    Ashley Young rejoint l'Inter    Le groupe coréen "Hands" ouvre sa première unité de production africaine à Tanger    Insolite : Imiter Ghosn    Habib El Malki reçoit le secrétaire d'Etat rwandais chargé de la Communauté de l'Afrique de l'Est    Hommage à Noureddine Belhoucine    La forêt et le nouveau modèle de développement    Combien d'années de vie en bonne santé gagne-t-on en adoptant un mode de vie sain ?    Divers    L'activité globale de la CCG en croissance de 23% en 2019    Le président de la Chambre des représentants s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères    Ankara et Rabat ont 15 jours pour produire un ALE plus équilibré    Cristiano Ronaldo : les secrets de sa forme insolente dévoilés !    Antonia Jiménez, rare femme dans le monde masculin de la guitare flamenca    YouTube diffusera une série documentaire sur Justin Bieber    Shakira est stressée à l'approche du Super Bowl    La Grèce encourage le maréchal Haftar dans le processus de paix libyen    Bulletin météorologique spécial : temps froid, chute de neige et fortes rafales de vents à partir de dimanche    CAN Handball 2020 : le Maroc bat la Zambie    Boeing abattu en Iran: « le monde attend des réponses », avertit Ottawa    La BCP s'engage pour la TPE    La loi passe le cap de la 1ère Chambre    Le Sahara marocain «véritable trait d'union entre le Maroc et le reste de l'Afrique»    Zemamra cartonne Berkane, le Raja corrige à Tanger    SM le Roi visite «Bayt Dakira» à la Médina d'Essaouira    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Exposition de Majorelle à Marrakech : Explorer le marché marocain
Publié dans Albayane le 22 - 04 - 2011

L'exposition, samedi à Marrakech, de tableaux d'”exception” du célèbre peintre français Jacques Majorelle permettra à la maison parisienne de vente aux enchères “Artcurial”, d'explorer “le marché de l'art marocain”, a affirmé, Me François Tajan, commissaire priseur et co-fondateur de cette étude. L'exposition intervient en prélude à la séance proprement dite de mise aux enchères de ces tableaux “uniques” le 9 juin à Paris, dans le cadre d'une vente axée sur “l'orientalisme “.
A Marrakech, le public et les potentiels acheteurs découvriront en particulier la “Kasbah rouge de Marrakech” de Majorelle, jamais exposée depuis 1924. A Paris, son prix de vente démarrera à 600 mille euros.
L'opération est destinée à tester les collectionneurs marocains, “très nombreux à s'intéresser non seulement à l'orientalisme mais aussi à l'art moderne et contemporain”, en leur montrant “des œuvres de leur patrimoine, sur le Maroc et son histoire”, a-t-il confié à la MAP.
Actuellement, il y a un marché “assez fort”, selon lui, sur Majorelle (1886 -1962), avec une clientèle internationale qui s'intéresse de plus en plus à ses œuvres inspirées de la Cité ocre où il s'installe en 1919 et y acquiert un terrain qui allait devenir par la suite le jardin Majorelle.
Le jardin, ouvert au public dès 1947, regroupe l'une des plus importantes collections de plantes de son époque et abrite aujourd'hui la magnifique collection d'art Islamique de Pierre Bergé et Yves Saint Laurent, le célèbre couturier français qui a choisi ce cadre pour ultime demeure.
“Il faut dire qu'on est bien servi pour cette exposition puisqu'on a pu réunir six tableaux rares de Majorelle, dont la fameuse +Kasbah rouge de Marrakech+, choisie pour illustrer en 1926 la couverture du guide touristique de Marrakech et qui de ce fait occupe une place toute particulière dans le cœur et l'imaginaire des Marocains”, a indiqué M. Tajan.
Ce tableau, qui constituera la pièce maîtresse de la vente, a été exposé une seule fois depuis 1924 et “n'a jamais depuis quitté la famille de l'artiste”, a-t-il précisé.
Pour cet expert des ventes aux enchères, il est très difficile de réunir pour la même vente des œuvres de Majorelle, car en général elles sont conservées dans le cercle restreint de la famille et des amis proches de l'artiste, et “s'ils acceptent à s'en séparer c'est à contre cœur, parce qu'ils auraient besoin d'argent”.
Les toiles objet de l'exposition seront mises aux enchères à partir de 60.000 euros pour la moins chère et à 600.000 euros, pour la plus prestigieuse, la “Kasbah rouge de Marrakech”.
“J'aimerai qu'on réalise une vente comme ça une fois par an, mais je ne suis pas sûr qu'on puisse le faire, parce qu'il n'y a pas tant de tableaux de cette qualité sur le marché, et pour avoir réussi à les réunir pour une seule vente, il fallait venir les montrer à Marrakech”, a-t-il dit.
Pour l'authentification de ces œuvres, Artcurial s'est offert les services de deux grands experts: Olivier Berman, spécialiste de tableaux orientalistes, et Félix Marcilhac, historien d'art spécialiste de Jacques Majorelle.
Sur la “Kasbah rouge de Marrakech”, il écrit que “dans cette grande composition de 1924, par un simple jeu de petites surfaces de couleurs posées en aplat en mosaïque, Jaques Majorelle parvient habilement à traduire la plénitude de son sujet en traitant subtilement la transparence et la pureté de l'air, la diversité des couleurs ramenées à une gamme d'ocre rouge et de brun et son envoutement du paysage et de la foule avec des moyens tellement simplifiés et naturels qu'on en viendrait presque à entendre les bruits et à sentir les odeurs”.
Pour Olivier Berman, c'est le tableau où Majorelle développait son nouveau style des Casbah de l'Atlas, recueil de trente planches qu'il a édité.
Parmi les tableaux exposés, on trouve d'ailleurs une série de casbahs peintes par l'artiste, a-t-il indiqué à la MAP.
La collection comprend également “un des plus beaux exemples” du travail de Majorelle concernant le portrait, “Fatima ou la méditation”, une toile de grande taille illustrant sa technique des inclusions d'oxyde d'or et d'argent.
Aux côtés des oeuvres de Jacques Majorelle, d'autres “tableaux orientalistes” seront exposés à Marrakech (Es Saadi Gardens & Resort), en amont de leur vente aux enchères à Paris.
Dans la section réservée à “Jacques Majorelle et ses contemporains”, le visiteur pourra apprécier des œuvres de José Cruz Herrera, Edy Legrand, Jean-Gaston Mantel et Henri Rousseau.
L'autre temps fort de l'exposition propose un panorama du monde arabe, du Maroc à l'Egypte, avec des tableaux d'autres artistes de renom tels que Etienne Dinet, Félix Ziem, Georges Washington, Alfred Chataud ou Alexandre Roubtzoff.
“C'est assez étonnant de voir l'ensemble de ces peintres qui venaient au début du 20-ème siècle d'un peu partout en Europe pour se retrouver au Maroc, où ils découvrent la lumière et la couleur. Chacun a son style, mais ils se côtoyaient tous”, a expliqué Berman.
Et en ce début du XXI émet siècle, “c'est une aventure extraordinaire, d'avoir la chance de pouvoir ramener ces tableaux là ont été peints”, conclut-il. (MAP)


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.