Première sortie pour l'ex-Conseil de la magistrature    Justice: Un droit d'accès à l'information a minima    PJD: El Othmani dénonce «les perturbateurs»    Assurance-vie: L'Autorité surveille le dispositif anti-blanchiment    Marrakech/aéroport: Le ras-le-bol des professionnels du tourisme    Un pendentif de Marie-Antoinette adjugé 36 millions de dollars    L'Europe riposte à la guerre commerciale déclarée par Trump    Forum de Paris sur la paix: Des initiatives pour améliorer la gouvernance    Tibu éduque le rural par le Basket    Dix mois pour préparer les Jeux africains 2019    INDH : 46 millions de DH mobilisés pour la province de Laâyoune    Ecole rurale: A quoi joue l'Education nationale?    Pétrole : Le Maroc serait «sous-exploré»    Les pertes d'Uber continuent d'enfler    L'écrivain El Miloudi Chaghmoum va à la rencontre des prisonniers de Kénitra    Le pape François se rendra en voyage apostolique au Maroc    Nasser Bourita : Le Maroc demeure attaché à une solution consensuelle en Libye    Les PPP ont le vent en poupe en Afrique    Commémoration du 63ème anniversaire des Trois glorieuses    Pour ou contre les JO-2026 ? Les habitants de Calgary donnent leur avis    Le Real Madrid confirme Solari, nommé jusqu'en 2021    Premier league : Susanna Dinnage, première femme à la tête de la Premier League    Les relations Maroc-USA examinées à Rabat    Mohamed Benabdelkader : Le maintien ou non de l'heure d'été dépend des résultats de son évaluation    La maladie de Parkinson au cœur d'une journée organisée par le ministère chargé des MRE et des Affaires de la migration    Britanniques et Européens sont parvenus à un accord de principe sur l'Irlande    "Rêves d'une oasis" de Aziz Khoidir en compétition en Côte d'Ivoire    Bouillon de culture    BAM et l'ANRT lancent "m-wallet", un nouveau moyen de paiement par téléphone mobile    Paiement mobile: 6 millions d'utilisateurs et 1,3 MMDH de transactions visés d'ici 2024    Journée mondiale du diabète: Plus de 2 millions de Marocains sont diabétiques    Le tribunal administratif de Rabat destitue le président du conseil communal de Harhoura    « We Could Be Heroes », le documentaire poignant de Hind Bensari primé au Canada    Italie : Salvini accueille 51 migrants en provenance du Niger    Brexit : Le projet d'accord « répond au vote des britanniques », soutient May    Debdou célèbre le patrimoine juif marocain    Les Ateliers de l'Atlas, nouveau programme d'aide au développement de talents du MENA    Une nouvelle liste du Patrimoine culturel national    Une enquête sur le recrutement de deux joueurs mineurs par l'AS Monaco    Nuit des galeries 2018 : Appel à candidature    l'ONU décidée à clore le dossier du Sahara    Le Forum africain de la sécurité routière entame ses travaux à Marrakech    Arrestation de quatre personnes impliquées dans l'affaire : Saisie à Marrakech d'une importante quantité de drogue    Entre le marteau du refoulement et l'enclume du déplacement    "Le serviteur du Roi", cinquième tome des mémoires de Mohamed Seddik Maaninou    Limiter l'abandon scolaire à défaut de pouvoir l'éradiquer    Divers    L'équipe nationale sacrée 3e au niveau mondial    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





A bâtons rompus : Al-Quissi : «Jean-Claude Van Damme m'a offert ma chance»
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 27 - 07 - 2007

ALM : Comment Abdelkrim Al-Quissi est passé de la boxe au cinéma ?
Abdelkrim Al-Quissi : Dès l'âge de 12 ans, j'ai commencé à pratiquer la boxe anglaise. Grâce à ce sport, j'ai fait la connaissance de pas mal de personnes, surtout à travers la participation aux différents tournois internationaux. Cela a déclenché une amitié avec une jeune personne qui allait faire avec moi un long parcours, tout en pratiquant le karaté. C'était Jean-Claude Van Damme, dont on a découvert les talents artistiques au cinéma. C'était grâce à notre ami Paul Van Damme, qui est notre parrain sportif. Ce dernier, quand nous étions encore petits, nous donnait de l'argent pour acheter nos équipements sportifs.
Et puisque Jean-Claude avait une «gueule» de cinéma, il a tenté une aventure cinématographique avec mon frère, Mohamed. Il a rempoté un vif succès et n'a jamais oublié ses amis. Il m'a invité à participer à un casting pour son film «Full contact» en 1989 et m'a offert une chance. Je me trouvais avec dix-sept Américains, tous habitués à ce genre de «show». Je croyais que je n'avais aucune chance avec des comédiens de Hollywood aux corps et aux visages d'enfer.
Ce n'était pas l'avis de Sheldon Lettich, un grand réalisateur de cinéma d'action, qui m'a choisi sur le champ pour jouer le rôle d'Attila. C'est alors que j'ai entamé ma carrière cinématographique. Depuis, j'ai joué, en 1995, dans «Le grand tournoi» du réalisateur John Woo.
Un film d'action regroupant les meilleurs combattants venus du monde entier pour dominer les combats à primes. Par la suite, en 2002, j'ai joué dans «L'ordre» avec Charlton Heston. C'était un film de Sheldon Lettich. En parallèle, j'ai joué des rôles dans plusieurs séries.
Depuis un certain moment, il semble que vous vous êtes éloigné du cinéma pour vous occuper d'actions politiques et sociales. Avez-vous changé de cap ?
Je vais passer derrière la caméra pour réaliser mon propre film. C'est une production belgo-marocaine aux normes de Hollywood. Il y aura beaucoup d'actions, de suspense, d'amour et d'humour.
Le film sera entièrement tourné au Maroc avec quelques passages en Belgique. L'histoire se déroule dans une petite médina aux portes du désert. Dans cette localité, tout le monde vit tranquillement jusqu'au jour où un événement perturbateur modifiera la donne. Huit personnes d'horizons différents vont se retrouver dans cette médina.
L'important dans l'histoire, c'est qu'elle sert à diffuser des messages de tolérance, de respect de soi et de l'autre, de ténacité face au désespoir, de bravoure face à la cupidité. Elle met aussi en évidence les liens de loyauté tissés entre l'homme et le cheval.
Qui joue dans le film et pourrait-on le voir bientôt ?
Plusieurs comédiens nationaux et arabes seront présents dans des rôles essentiels.
Le rôle principal sera assumé par Omar Charif. Ce sera, peut-être, son dernier film. Je suis en contact avec lui pour lui proposer le scénario. Cela se fera dans les prochains jours. Je suis en phase finale pour le bouclage financier. Par ce film, je veux démontrer que le Maroc offre une diversité de paysages et de couleurs, sans qu'il soit pour autant récompensé par les grosses productions.
Au-delà de l'importance de ce film et du côté artistique, il semble que l'élan de développement que connaît le Maroc vous tente aussi.
Le cinéma peut contribuer de manière positive à faire connaître notre pays. On parle de plus en plus du tourisme comme vecteur de développement.
Et dans ce domaine, l'art joue un rôle capital. Multiplier les festivals, produire de grands films, réaliser des chefs-d'œuvre musicaux représentent des facteurs de développement. Les médias sont aussi une force de valorisation ou de destruction de tout un pays. Le Maroc a besoin d'être médiatisé de la meilleure manière. Le cinéma international s'intéresse au Maroc, car il y trouve les atouts adéquats : les paysages, les acteurs, les figurants… Nous avons un véritable studio naturel. Alors qu'ailleurs, il faut tout construire… même la lumière ! Il faut y croire et expliquer, avec des dossiers bien ficelés, aux bailleurs de fonds, le cinéma au Maroc peut générer des gains.
Il faut que notre cinéma bouge et c'est ce que je suis en train de faire avec le film que j'entamerai prochainement. Je travaille sur ce projet depuis trois ans, et je suis en phase de trouver des personnes de valeur qui croient en ma conviction. Lorsque j'aurai fini avec ce film, on comprendra que le génie marocain est réellement créatif.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.