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Loakira : à la quête du Contre-jour
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 09 - 08 - 2004

Mohamed Loakira vient de publier en juin dernier son nouveau poème-récit intitulé : «Contre-jour». Cet ouvrage en six étapes raconte une histoire. Celle d'un contre-jour dont on aimerait tant apprécier la beauté.
Lyrisme, lumière, espoir, tant de termes qui se laissent ressentir à travers l'œuvre de Mohamed Loakira. Après «N'être», ce poète marocain né en 1945 à Marrakech, offre à ses lecteurs un nouveau poème-récit intitulé «Contre-jour». Ce recueil de poèmes construit en six étapes retrace l'histoire du contre-jour où tout est envie de renaissance, recherche de compassion, de mieux-être.
«Voici le jour qui se lève», en ces mots, paroles en prose, Mohamed Loakira nous transporte avec lui dans un autre univers pour assister au lever du jour. Un jour qui se lève en lumière diffuse. Cette lumière, tout au long du recueil, est aveuglante. Aveuglante par son éclat et par sa malice. En effet, en lisant «Contre jour», on a l'impression d'être éternellement pris au piège. Car la lumière est attirante et blessante en même temps. C'est une sorte de mirage auquel on croit, tout en ayant goûté à son amertume. Aigreur et douceur se relayent tout au long de ce poème-récit. Récit d'une souffrance ? «Je retrouve sur ma route le même chien écrasé, le même peuplier déraciné, la même étoile filante fourchoue», ces quelques vers de la page 23 peuvent donner un aperçu sur cette souffrance provoquée par l'injustice du quotidien. Cependant, le narrateur laisse apparaître de temps à autre une lueur d'espoir, une lueur qui est éphèmère, car l'obscurité du chemin quotidien est plus forte.
En 109 pages, «Contre-jour» nous fait vivre un instant fait d'injustices et d'espoir. Tout au long de l'ouvrage le lecteur est tel un naufragé dans une terre qu'il connaît mais qu'il espère voir meilleure. Il sait qu'elle est cruelle, mais s'efforce de croire le contraire. Il s'abandonne à l'illusion éternelle provoquée par cette lumière. Une lumière qui est éparpillée. Comme cela est signalé par l'éditeur sur la quatrième de couverture, le narrateur nous fait découvrir à travers «le contre-jour» la fragilité des gestes quotidiens, les écarts socio-politiques. Aussi, l'auteur nous passe en revue les contrariétés du vécu quotidien, les plaisirs et la survivance. Pour survivre, le narrateur se réfugie dans l'amour. Mais à chaque fois que celui-ci souhaite échapper à la lumière aveuglante de ce contre- jour sur lequel on fonde tant d'espoirs, le narrateur se trouve confronté à une réalité blessante. Il se rend compte encore une fois qu'il était bercé par une illusion, transporté dans un mirage, comme celui de l'oasis en plein Sahara.
Tout est mouvance dans le contre- jour, depuis le lever du soleil jusqu'à son coucher. Par le biais d'un langage accessible, simple et libre, le contre-jour trace la mouvance du corps, dès l'aube. Cette mouvance est ponctuée par la naissance, la progression et l'éparpillement de la lumière. Plus le jour se lève, la lumière est encore plus forte et plus elle est forte, plus cette lumière nous aveugle.
Dans une écriture continue, sans ponctuation, presque, Mohamed Loakira trace un itinéraire. Cet itinéraire s'étale comme un conte de soi où présent, passé, avenir, vécu et imaginaire s'entremêlent de façon originale et démesurée. L'imaginaire est ponctuée par le rêve dans lequel le narrateur aimerait tant se laisser emporter. Mais le narrateur se réveille. Une fois réveillé et confronté au choc de cette réalité tant différente et éloignée du rêve, le narrateur renouvelle les tentatives. Même après l'échec, on assiste à une naissance de multiples tentatives à la recherche d'un mieux être : «l'effacement des larmes s'effectue sans peine». Mais ce mieux être se fonde sur une sorte de reconstitution du je, d'une recherche éternelle de ce «je». En outre, Comme l'a déclaré l'écrivain français Michel Favriaud, dans un de ses textes de présentation «aucune œuvre lyrique ne met plus en scène le «je» que celle de Loakira». Il ajouté : «c'est un «je» en manque, en manque d'«appartenance» à soi-même et à autrui, «je disloqué, décalé, décalé en désarroi de pays, de racines, en désarroi de langue et de langage» (..). Tout cela est également notable dans le nouveau recueil de poèmes de Mohamed Loakira : «contre-jour».


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