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La disparition de Mandari vue par la presse
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 20 - 08 - 2004

La mort de Hicham Mandari a été perçue par la presse internationale comme un banal fait divers, un épilogue d'une cavale sans issue. Sauf en Algérie.
Il n'y a qu'une certaine presse algérienne qui respire la mauvaise foi médiatique qui s'obstine à exploiter le moindre fait qui pourrait nuire au Maroc. En faisant de Mandari «un opposant qui avait, depuis des années, fait grincer des dents la famille royale», quelques journaux algériens confortent leurs prétendues informations en citant leurs confrères, comme c'est le cas entre «l'expression» et Al Khabar.
Au-delà des frontières de l'absurde, un certain Amine Goutali, journaliste à l'Expression compare Mandari à Benbarka !! Tout y passe lorsqu'il s'agit de traiter les Marocains. «Dans les années 80, Hicham Mandari, alors titulaire d'un doctorat d'Etat en économie, fut choisi pour figurer dans l'étroite équipe des conseillers de Hassan II. Il était chargé, dans ce cadre, des affaires économiques et financières», ou encore «Mandari comptait parmi les hommes les plus puissants du Maroc», «Aussi, dans l'entretien qu'il a accordé à un quotidien algérien, il a soufflé quelques détails qui mettent en cause le roi Mohammed VI comme ceux relatifs à l'implication de ce dernier dans une entreprise de déstabilisation contre des pays voisins. Sans citer nommément l'Algérie, il avait reconnu que ce pays figurait en premier dans la liste ». Ce sont des extraits figurant dans des articles de milliers de caractères dominés par une seule obsession : la haine injustifiée du Maroc.
Même la mort du type qualifié par cette presse comme étant «l'ennemi public numéro 1 de la Monarchie» a été appelée «La mission accomplie du Makhzen». En revanche, dans la presse qui se respecte et observe ne serait-ce qu'un minimum d'objectivité professionnelle, Mandari a retrouvé son vrai statut après que les choses ont été mises au clair par la succession des événements et les différentes investigations menées aux Etats-Unis et en France. De même qu'en Espagne, pays où Mandari fut assassiné, la presse ibérique suit de près les enquêtes des services espagnols concernés, sans pour autant verser dans la fausse lecture et l'affabulation.
En France, la presse parle de Mandari comme «l'homme d'affaires mi-affabulateur mi-escroc» et relate son parcours jusqu'à ce qu'il soit assassiné dans un petit encadré ne dépassant pas un millier de caractères.
Il semblerait qu'en Algérie une certaine presse croit qu'une trop grande sensibilité à la médisance entretient la malignité supposée du Maroc, bien avant Mandari et même avant la récupération par le Maroc de son Sahara. Une maladie décidément incurable.


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