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Imilchil : La réalité d'un mythe
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 31 - 08 - 2004

Organisé du 26 au 28 août, le festival d'Imilchil de musique des cimes fut l'occasion de corriger l'image de ce moussem qui a été alourdie par plusieurs clichés.
Le village d'Imilchil dans le Haut-Atlas a acquis une célébrité grâce entre autres au moussem des fiançailles et au mythe d'Isli et de Tisli. Plusieurs rumeurs laissaient croire à certaines suppositions qui n'ont rien à voir avec la réalité vécue.
Le Festival d'Imilchil de musique des cimes est né pour jeter la lumière sur le moussem des fiançailles et pour sortir la région de l'enclavement. Il s'agit de créer des liens entre les habitants de ce village qui se situe à 2200 m d'altitude et les habitants des autres régions du Maroc. Le cercle d'Imilchil, constitué de 5 communes rurales : Imilchil, Amougueur, Aït Yahya, Outerbate et Bouzmou compte quelque 30 mille habitants. Ces derniers sont composés entre autre des Imazighens de la tribu des Aït Hdidou, des Aït Abdi ainsi que des Aït Yafelman. La population d'Imilchil se caractérise par une extrême pauvreté. En effet, le revenu par habitant ne dépasse pas les 2000dh par an, et le taux d'analphabétisme est élevé. Le mode de vie des résidants d'Imilchil est organisé autour de l'agropastoralisme. Outre cela, les quelques parcelles de terre cultivées sont menacées par des crues saisonnières dévastatrices. Cela est dû à la proximité des montagnes. Cependant cette réalité est peu connue des habitants d' autres régions du Maroc et surtout des citadins.
Mais en outre, Imilchil est très célèbre grâce au moussem des fiançailles et du mythe d'Isli et Tisli. Ces derniers sont deux lacs à Imilchil et qui portent le nom de deux amants qui font partie de deux fractions de tribus. Les Aït Iazza et les Aït Brahim.
Les deux jeunes amants ont voulu se marier, mais leurs familles n'étaient pas d'accord, car les deux tribus étaient en conflit. Les jeunes amants se sont donc réfugiés chacun de leur côté.
La jeune fille dans une montagne, et le jeune homme dans une autre. Ils pleurèrent toute la nuit. Leurs pleurs ont formé les deux lacs du même nom. Ainsi, cette légende a permis d'allouer un côté pittoresque à Imilchil et à accroître sa renommée.
D'autre part, Imilchil est aussi célèbre grâce au moussem des fiançailles qui est souvent transmis sur les chaînes étrangères. Cependant, cet évènement fait l'objet de fausses interprétations. La première concerne le fait qu'en réalité il ne s'agit pas de fiançailles mais d'un mariage en bonne est due forme. Outre cela, certaines rumeurs disaient que toute personne désirant se marier pouvait prendre femme pendant trois jours à Imilchil. Ceci sans se connaître à l'avance. Or, ce n'est pas vrai.
Les époux se connaissent bien auparavant et après l'accord de leurs parents, ils signent l'acte de mariage. Ensuite, il s'apprêtent à partager leur vie conjugale. Concernant la dot, celle-ci peut-être une somme de 100 DH uniquement.
Mais cela ne vaut en aucun cas dire que la mariée n'est pas précieuse et que n'importe qui peut se déplacer à Imilchil pour «acheter» une épouse. Le montant de la dot est symbolique. Si l'époux offre à sa bien aimée une dot de 100 dh c'est plutôt pour une raison très simple.
Les habitants d'Imilchil sont démunis et leurs revenus sont très faibles. D'ailleurs, l'argent est rare à Imilchil. Chaque époux offre une dot selon ses moyens, le montant peut même atteindre 500 dh. D'ailleurs, les organisateurs du Festival d'Imilchil musique des cimes ont tenu à éclairer ces faits et à rectifier cette image. Une image négative pour Imilchil et pour sa région.
En outre, le moussem d'Imilchil qui s'étale sur trois jours n'est pas un simple évènement qui se caractérise par un mariage collectif. Le moussem est un rassemblement à triple vocation. Une vocation commerciale, sociale et religieuse. En effet, certains appellent ce moussem qui se déroule à Sidi Ahmed Oulmaghni : souk am. Cette appellation provient du fait qu'autrefois, ce rassemblement autour des festivités du mariage était la seule occasion dans l'année de s'approvisionner.
Et ce sans jamais avoir recours à d'autres souks. C'est de là d'où vient le nom d'Imilchil, qui provient du mot berbère : « Imi n kil» et qui signifie : « la porte d'approvisionnement ».
En somme, le Festival d'Imilchil musique des cimes fut une occasion d'abord pour faire connaître la région et ses habitants. Mais aussi pour tordre le cou à certaines idées reçues. C'est aussi une manière de tisser des liens avec la population d'Imilchil et de prendre conscience de son vécu quotidien.
Encourager la communication entre les habitants d'imilchil et des autres régions permettra d'encourager le développement de ce village. Une manière de le sortir du désenclavement.


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