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Casa : Le temps d'une fête
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 12 - 02 - 2003

Casablanca retrouve, durant cette période festive, un calme qui lui fait défaut toute l'année. La capitale économique du pays devient aérée, calme et non polluée.
Pendant les vacances notamment celles des fêtes religieuses telles que l'Al Aïd Al Adha, les grandes villes, en particulier, Casablanca et Rabat, retrouvent un calme qui leur fait défaut à l'exception des autres mois de l'année. En effet, plusieurs employés, fonctionnaires, commerçants, ouvriers quittent les deux capitales pour célébrer cette fête religieuse dans leur foyer parental dans les autres villes et villages ou à la campagne. On assiste ainsi à un phénomène de départ massif chaque fois que l'Aid ou un «pont» est là. Casablanca où la circulation est souvent très dense et la fixation atteint cinq kilomètres à l'heure aux heures de pointe, devient aérée, moins polluée, avec moins de dérangement des klaxons qui créent un boucan d'enfer dans certaines zones du centre ville.
Les Casablancais respirent un air frais durant cette période festive. Ils peuvent se promener tranquillement dans leur ville sans gêne des marchands ambulants qui pullulent dans les artères de la capitale économique, sans être harcelés un peu partout par les mendiants exhibant des handicaps factices, ou louant des petits enfants pour demander la charité, et sans être condamnés à affronter les risques de la chaussée dans certaines zones qui connaissent de fortes affluences pendant toute la journée. Telles que Derb Omar, Bab Marrakech, Derb Ghallef, les parages de Lokréa. Ils peuvent également circuler en voiture sans qu'ils soient dérangés par les hordes des taxis-blancs ou rouges à hauteur d'un feu de signalisation, ou perdre beaucoup de temps pour trouver un petit emplacement pour stationner l'engin roulant.
Les Casablancaises, quant à elles, pourraient se déplacer, en toute quiétude, leurs sacs en main exhibés sans crainte qu'elles ne soient agressées ou dérangées par des voyous qui débarquent au centre ville, en provenance des quartiers populaires et de la périphérie ou encore des villages de la région.
Certains travaillent comme cireurs, ou des vendeurs de cigarettes au détail. Le soir, ils rangent leurs accessoires et descendent dans les rues. «Pendant ces jours de la fête, les locataires quittent la ville pour aller célébrer la fête chez eux à la campagne, au bled. Ceux qui restent ne sont pas forcément des Casablancais, mais il y a aussi des gens qui sont installés définitivement dans la capitale économique depuis longtemps. C'est pour cela que la ville devient aérée», affirme un vieux Casablancais.
Sortir à Casablanca pendant ces jours fériés, permet de découvrir une métropole propre, calme, non polluée, sans phénomène de charrettes tirées par des mulets sur les principaux boulevards, sans entendre des insultes, ou des mots vulgaires, entre des gens censés être exemplaires dans des cafés ou à proximité des arrêts de bus, de taxis. Sortir à Casablanca pendant les jours de la fête permet également de se retrouver entre des Casablancais au sein de la famille casablancaise.


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