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Don Quichotte à Rabat
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 29 - 03 - 2005

La Faculté des lettres de Rabat abrite, depuis lundi 28 mars, un congrès sur le personnage Don Quichotte de la Mancha. Une manifestation qui vise à faire une relecture de cette œuvre de l'auteur espagnol Miguel Cervantès et ses multiples influences.
La Faculté des lettres de Rabat accueille un congrès sur l'œuvre de l'écrivain espagnol Miguel Cervantès. Cette rencontre, prenant la forme d'un congrès a été inaugurée hier et s'étalera sur trois jours. Cet évènement, organisé par l'Institut Cervantès de Rabat, la Fondation «Trois Cultures», en collaboration avec le département de langue et littérature espagnoles de la Faculté de lettres de Rabat, sera axé principalement sur l'œuvre universelle de Cervantès.
Le thème général de cette rencontre est intitulé : « Don Quichotte, atelier d'existentialisme». Un thème qui en dit long sur l'apport de cet écrivain espagnol du 17ème siècle à la littérature moderne. Après 400 ans, Don Quichotte de la Mancha, traduit dans toutes les langues, fait toujours parler de lui. Ce personnage créé de toutes pièces par Cervantès représente la drôlerie, l'anecdote, le fantastique, chez l'individu qui improvise sa vie, au gré des fantaisies du jour. Le héros personnifie assez bien l'attention volage, l'imagination fertile, la créativité illimitée.
À la fois brillant, intrépide, mais aussi impulsif, colérique et égocentrique. Avec lui, le temps et l'espace s'effondrent. Tout devient possible dans l'instant et le lieu présents. Ce n'est pas dire, toutefois, que toutes les aventures du brave chevalier errant puisent uniquement dans la substance du caractère hyperactif. L'auteur traverse parfois la frontière entre l'excentricité et la folie, étant donné qu'il ne s'agit pas d'un traité scientifique de psychologie. Mais « Don Quichotte » de la Mancha soulève des questions sur l'existentialisme. C'est justement ces questions-là qui seront débattues lors de ce congrès. Dirigée par le spécialiste en Cervantès, José Mirador, cette rencontre va regrouper plusieurs intellectuels et hommes de lettres marocains et espagnols. Parmi eux Mohamed Bennis, Juan Goytisolo, Francisco Márquez Villanueva de l'Université de Harvard, Jean Canavaggio de l'Université de Paris X, Giuseppe Grillo de l'Université de Pise, Joseph Pérez de l'Université de Bordeaux pour ne citer que ceux-là. Tous ces noms seront invités à se pencher sur la signification de Don Quichotte de la Mancha. Ce sera aussi l'occasion pour les experts de centrer leur réflexion sur le thème des patrimoines culturels espagnols et Cervantès.
Le contrepoint de la contribution des Marocains Brahim Khatib et Hassan Oubali consiste à indiquer la tâche difficile de traduire à l'arabe une œuvre aussi dense, tant au point de vue de sa construction linguistique, que de ses multiples lectures sémantiques. Le poète Mohamed Bennis parcourra la folie du brillant personnage à la lumière de la sensibilité du soufisme.
Les organisateurs ont tenu à préciser que la rencontre de Rabat coïncide avec la célébration, durant l'année 2005, du 80ème anniversaire de la publication de «La pensée de Cervantès », œuvre transgressive de l'historien américo Castro.
Le chef-d´oeuvre de ce penseur a été révolutionnaire de par le contexte dans lequel il a été publié et par les thèses qu'il a défendues. Ceci surtout en ce qui concerne le rapport de l'Espagne avec les cultures arabo-musulmane et juive. Il a soulevé, pour la première fois dans l´histoire de la pensée espagnole, et à contre-courant des idéologies de l'époque, les origines du patrimoine multiculturel de la péninsule ibérique, en soulignant la contribution vigoureuse de ces cultures dans la formation de la modernité culturelle espagnole. D'autre part, «La pensée de Cervantès »fut ionnière d´un nouveau regard sur le créateur de Don Quichotte de la Mancha.
Le congrès, qui se déroulera également à Séville et à New York, s'articule autour du quatrième centenaire de Don Quichotte, qui se déroule en Espagne et dans d'autres pays du monde. Mais il se focalise aussi sur l'influence qu'ont eues les idées d'Américo Castro sur les études postérieures. Une œuvre révolutionnaire créée au 17ème siècle et qui reste universelle.


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