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La piste internationale refait surface
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 22 - 05 - 2003

Selon des sources proches du dossier, un système de détonation à distance a été utilisé dans deux des cinq attentats (Hôtel Farah et Casa España) ayant frappé Casablanca le 16 mai dernier. Il semble que les bombes contenaient l'équivalent d'au moins 150 kg d'explosifs. Par ailleurs, quatre kamikazes auraient voyagé à l'étranger. Les terroristes de Assirat Al Moustakim étaient-ils sous les ordres d'un réseau extérieur ? Les faits devront démontrer ces aspects de l'enquête.
Les attentats de Casablanca ont donné des insomnies aux services de sécurité du pays. Ceux-ci poursuivent avec détermination une gigantesque traque dans les milieux de la nébuleuse de la Salafia Jihadia. Les suspects sont ensuite interrogés à Témara par les éléments de la DST (direction de la surveillance du territoire). Sidi Moumen, fief des kamikazes de Assirat Al Moustakim qui est derrière ces événements tragiques a été placé sous haute surveillance. Les perquisitions dans ce quartier bidonvillois de Casablanca alternent avec les interpellations des éléments suspects et de leurs familles.
Il s'agit non seulement de déterminer les complicités locales ou étrangères dont ont pu éventuellement bénéficier les kamikazes et les ramifications de ces groupes terroristes mais aussi de tenter de déjouer ou de prévenir d'éventuels attentats-suicide qui seraient en cours de préparation sur le territoire national.
Une seule question taraude-t-elle tous les esprits ? Les auteurs des attaques de Casablanca ont-ils des liens avec des réseaux terroristes étrangers ? Les enquêteurs marocains analysent toutes les données en leur possession en collaboration avec leurs homologues américains et européens. Échange d'informations et de fichiers. Aucune piste n'est négligée. On sait depuis quelques jours que deux kamikazes ont fait récemment un voyage aux Émirats-arabes unis. Le ministre de la Justice Mohamed Bouzoubaâ a révélé cela lors d'une déclaration télévisée dimanche 18 mai. Une source qui a requis l'anonymat nous a confié que deux autres kamikazes avaient séjourné en Espagne-sans préciser la date- où ils ont été engagés dans une activité saisonnière.
La piste internationale est-elle en train de se préciser ? Une chose est sûre : les membres de la Salfia Jihadia- quoique certains d'entre eux soient passés par l'Afghanistan- étaient fichés jusqu'ici comme étant une mouvance purement locale qui n'entretient pas de liens avec les réseaux terroristes étrangers et de ne bénéficier de leur part d'aucune assistance financière. En effet, cette nébuleuse était connue pour vivre des cotisations de ses adeptes qui, pour la plupart, sont des petits commerçants ambulants et du produit de la vente des peaux de moutons à l'occasion de l'Aïd El Kébir. Les Kamikazes de Casablanca ont-ils été recrutés par des organisations terroristes extérieures ?
Parallèlement à ces investigations tous azimuts à l'échelle nationale et interantionale , les experts étrangers (américains, français et espagnols) venus au Maroc suite aux attentats de Casablanca du vendredi 16 mai se sont attachés à déterminer la nature des explosifs utilisés par les kamikazes et le système de mise à feu des bombes. Le mystère est entier à ce sujet. Ce qui continue à alimenter les rumeurs et spéculations. Les spécialistes sont surtout interpellés par la situation du kamikaze de l'hôtel Farah Mohamed Amri qui n'a pas explosé contrairement à ses deux acolytes dont la charge explosive a été déclenchée.
Selon une source policière, il semblerait que parmi les trois kamikazes de l'hôtel figurait un chef de groupe qui, lui, était muni d'un détonateur à distance conçu pour déclencher la mise à feu du trio. Un problème technique serait à l'origine du non-déclenchement de la bombe Amri. C'est pour cela que l'intéressé, qui s'en est sorti miraculeusement malgré lui, a été horrifié de voir sous ses yeux ses deux complices se transformer en bouillie alors que lui, programmé aussi pour exploser, restait en vie. D'où sa tentative de fuir avant d'être arrêté une centaine de mètres plus loin. Le même système de détonation à distance aurait été utilisé, selon notre source, dans l'attentat de la Casa Espana où les trois kamikazes ont tous explosé en même temps.
Une autre source proche de l'enquête écarte le recours dans la confection des bombes à des substances dangereuses comme le Sim Tex qui auraient été introduites clandestinement au Maroc par les terroristes. Il s'agirait donc d'engins artisanaux bourrés de clous, fabriqués à partir de matières disponibles localement. Par contre, certaines informations parlent de 150 kg d'explosifs qui auraient transité par la frontière maroco-algérienne. Par ailleurs, la police de Casablanca a saisi, mardi 20 mai, dans le cadre des perquisitions effectuées dans les domiciles de kamikazes à Sidi Moumen un matériel important notamment des substances liquides et des matières qui rentrent dans la fabrication des charges explosives. Les policiers ont jeté ces produits dans le coffre de leur véhicule sans qu'ils se rendent compte qu'ils conduisaient une voiture piégée qui a fini sa course dans le parking de la préfecture de police. Vers 11 heures de ce mardi, c'était le branle-bas de combat autour du bâtiment. Aussitôt, c'était l'arrivée en catastrophe des experts français pour désamorcer la situation. Le véhicule risque d'exploser d'un moment à un autre sous l'effet de la chaleur et de provoquer des dégâts énormes. ça aurait été la catastrophe. Le danger a été heureusement écarté grâce aux jets d'eau des sapeurs-pompiers qui ont détruit la nocivité des substances dangereuses.


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