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La démobilisation syndicale
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 02 - 05 - 2005

À l'occasion de la célébration de la Journée mondiale du travail, les centrales syndicales marocaines ont exigé du gouvernement le respect de ses engagements. Sans oublier de sacrifier aux discours de rigueur en faveur de la classe laborieuse.
Comme à l'accoutumée, la journée mondiale du travail a été célébrée partout au Maroc par l'ensemble des catégories professionnelles: fonctionnaires, salariés du secteur privé et ouvriers. Le 1er mai 2005, toutefois, a un goût légèrement différent des autres années. Et pour cause, les Centrales syndicales sont passées du statut, pur et dur, de revendicateur de droits professionnels, à celui de partenaire socioécomique. Sans pour autant que le langage revendicatif ne disparaisse complètement. Auparavant, ces Centrales exigeaient du gouvernement l'ouverture d'un dialogue sérieux qui aboutirait à l'adoption de textes de lois défendant les droits "inaliénables" de tous les travailleurs. Le gouvernement de Driss Jettou a effectivement ouvert ce dialogue. Des accords ont été signés et des lois adoptées par le Parlement. Aujourd'hui, les Centrales exigent le respect de ces engagements.
Mohamed Kabbaj, de l'Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM), souligne dans un entretien accordé à ALM que son syndicat "exige que le gouvernement respecte ses engagements, notamment sur le dossier du code du travail et de l'assurance-maladie obligatoire". Le numéro deux de la centrale d'Abderrazak Afilal, ajoute: "Nous restons ouverts au dialogue avec l'exécutif, nous attendons qu'il passe à la phase exécution, mais le gouvernement doit comprendre que notre patience a des limites".
Pour sa part, l'Union marocaine du travail (UMT) a inscrit la célébration du 1er mai 2005 sous le signe du "respect des droits syndicaux". Et pour cause, la Centrale de Mahjoub Bensedik cite un nombre incalculable de cas où les délégués syndicaux sont "renvoyés" ou au pire des cas "traduits devant la justice".
Contacté par ALM, le secrétaire général de la Fédération nationale du secteur agricole affiliée à l'UMT, Abderrahim Handouf, regrette le refus du ministre de tutelle, Mohand Laenser, "d'ouvrir un dialogue avec les syndicats". Pourtant, l'ensemble des travailleurs de ce secteur, toutes Centrales confondues, ont observé un sit-in devant le siège du ministère de l'Agriculture le 30 mars dernier, puis une grève nationale le 6 avril, sans pour autant susciter une quelconque réaction de la part du ministre M. Lenser. "Le ministre a même exigé, par instructions orales, que les ORMVA déduisent, tous les jours de grèves, des salaires des travailleurs", explique Handouf. Des instructions orales que quatre Offices régionaux de mise en valeur agricole (ORMVA) ont refusé d'appliquer.
En plus du problème des augmentations accordées par le gouvernement, dont ont été privés les travailleurs des établissements sous tutelle du ministère de l'Agriculture, Abderrahim Handouf rappelle l'épineux dossier des ouvriers agricoles. Ces derniers "font l'objet d'une grave injustice cautionnée par l'Etat". Alors qu'ils cotisent à la CNSS comme l'ensemble des ouvriers, ceux du secteur agricole n'ont droit à aucune allocation familiale.
En parlant de la CNSS, Abderrahim Handouf explique que seuls 20.000 ouvriers, essentiellement ceux de la Sodea-Sogeta sont inscrits à la Caisse, alors qu'ils sont environ un million et demi au total.
Le secrétaire général de la Fédération nationale du secteur agricole met également sur le tapis la question du SMAG. "Il est inconcevable que le salaire minimum des ouvriers agricoles soit inférieur aux autres ouvriers, alors qu'ils travaillent plus". 48 heures par semaine pour les premiers contre 44 heures pour les seconds. Sur ce point, l'UMT pointe du doigt les employeurs qualifiés par Abderrahim Handouf de "patronat féodal". "Ils ne paient pas d'impôts, exploitent les travailleurs et ne respectent nullement leur liberté syndicale".
Enfin, les centrales syndicales ont quasiment tous critiqué l'usage par les tribunaux de l'article 288 du code pénal qui ouvre la possibilité à l'employeur de faire appel à de nouveaux travailleurs en cas de grève. "Cet article est en contradiction complète avec les dispositions du code du travail", souligne Abderrahim Handouf. Et c'est justement sur la base de cet article que 15 ouvriers d'une société agricole à El Jadida ont écopé de deux mois de prison.


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