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Plan d'accélération industrielle : Moulay Hafid Elalamy fait le point
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 25 - 06 - 2021

Le ministre a confirmé devant les députés que les objectifs étaient largement dépassés
«Tous les secteurs ont dépassé aujourd'hui le chiffre d'affaires de 2019 et ont récupéré 99,8% des postes. Nous ne nous attendions pas à ce résultat».
L'industrie marocaine reprend des couleurs. A l'heure où les industriels du monde n'arrivent toujours pas à rattraper le retard accusé par la crise sanitaire, la situation au Maroc se redresse. Le secteur semble en effet se rétablir, marquant ainsi un redressement notable aussi bien en termes de chiffre d'affaires que d'emplois. Cette tendance a été confirmée par Moulay Hafid Elalamy, ministre de l'industrie, du commerce et de l'économie verte et numérique, lors de son passage, mercredi devant la commission des secteurs productifs du Parlement. «Tous les secteurs ont dépassé aujourd'hui le chiffre d'affaires de 2019 et ont récupéré 99,8% des postes. Nous ne nous attendions pas à ce résultat», fait savoir le ministre. En effet, l'industrie marocaine a fait preuve d'une agilité dès le déclenchement de la crise sanitaire au niveau national. Les unités se sont converties, rapidement, pour maintenir l'approvisionnement du marché local et même étranger. Le Royaume figure, actuellement, dans la cartographie des différents partenaires qui suite à la crise ont changé leur sourcing en ciblant de nouveaux marchés y compris le marché marocain. «Le Maroc a honoré ses engagements auprès de ses clients et ce malgré la crise», a souligné Moulay Hafid Elalamy, précisant ainsi que c'est un avantage pour l'industrie marocaine au moment où d'autres pays ont profité de la crise pour spéculer sur les prix. Le bon comportement de l'industrie marocaine a encouragé les investisseurs à venir s'implanter au Maroc. Se référant à Moulay Hafid Elalamy, une dizaine d'investisseurs manifestent, chaque semaine, leur souhait d'explorer le marché marocain.
650.000 postes industriels créés à ce jour
Le passage de Moulay Hafid Elalamy devant la commission des secteurs productifs avait pour objet de faire le point sur les réalisations du Plan d'accélération industrielle décliné entre 2014 et 2020. Le bilan dressé marque un dépassement des objectifs, notamment en termes d'emplois. Le secteur a contribué à la création de 565.483 postes sur la période allant de 2014 à 2020 alors que l'objectif de départ était de 500.000 emplois à pourvoir. Ce chiffre est en redressement continu. Le nombre de créations d'emplois dans le secteur a atteint aux premiers mois de l'année 2021 les 665.000 emplois. «Ces chiffres réfèrent aux emplois déclarés à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS)», précise le ministre. Dans le détail, 82% de ces nouveaux postes créés sont portés par 4 secteurs, à savoir l'automobile, le textile, l'agro-industrie et l'offshoring. Leur répartition par genre démontre clairement l'adhésion des femmes dans ce processus de transformation industrielle. Elles sont en effet de plus en plus nombreuses à investir cette sphère, suscitant ainsi la fierté du ministre de tutelle. En effet, la moitié des postes créés durant les six dernières années est occupée par des femmes. On relève dans ce sens un taux de 50,4% contre 49,6% pour les hommes. Il est à rappeler que le Maroc a construit progressivement son industrie. Un effort couronné par le plan d'accélération industrielle qui a donné naissance à des écosystèmes performants répartis sur 14 pôles industriels, en l'occurrence l'automobile, l'aéronautique, l'agroalimentaire, le textile et habillement, l'électronique, et autres.
Automobile : Le Maroc, 3ème destination compétitive au monde
En traçant sa feuille de route industrielle, le Maroc s'est fixé comme objectif de rivaliser avec la Chine en termes de compétitivité. Pari réussi du fait que le Royaume se positionne côte à côte de la plus grande usine du monde, notamment en automobile. Après concertation avec PSA, le département de l'industrie ressort avec des indicateurs qui illustrent le grand cap franchi par l'industrie automobile nationale. Avec un taux d'intégration de 60% le Maroc arrive troisième au niveau mondial se situant juste après la Chine au moment où l'Inde s'érige comme étant la destination la plus compétitive au monde. Le secteur présente en effet plusieurs avantages dont le coût «sortie d'usine» qui est identique à celui de l'Inde, la qualité de la production locale ainsi que la proximité du Royaume avec l'Europe. Entre 2014 et 2019, les exportations du secteur ont atteint un pic de 145%, soit des expéditions de l'ordre de 80 milliards de dirhams et une valeur ajoutée de 31,6 milliards de dirhams. L'écosystème automobile marocain compte à ce jour 250 usines.
Il fabrique par ailleurs 700.000 unités par an dont 90% est destinée à l'exporte notamment au marché européen. Les aspirations actuelles sont d'atteindre un taux d'intégration de 80%. Cet objectif est tributaire également de l'effort qui sera engagé en termes de décarbonation.
Un impératif qui permettra à l'industrie marocaine de gagner davantage en compétitivité et consolidera également les exportations automobiles les hissant ainsi à 240 milliards de dirhams contre 80 milliards de dirhams expédiés actuellement.
Décarbonisation, un impératif industriel
Le plan de relance industrielle déterminé tracé à l'horizon 2023 place la décarbonisation de la production industrielle au cœur de ses priorités. Tout un chantier est dédié à cette nouvelle orientation qui permettra au Maroc de renforcer sa compétitivité et renforcer son attractivité. Pour la tutelle, l'intégration des énergies propres dans la chaîne industrielle est fondamentale. D'ailleurs plusieurs pays se sont inscrits dans cette optique écologique à même d'imposer une taxe carbone comme ce qui a été fait en Europe. Le Maroc est dans l'obligation de suivre ce trend, notamment en mettant en place un cadre référentiel d'utilisation des énergies renouvelables adapté à chaque filière industrielle. Ce nouveau dispositif tend par ailleurs à inscrire le secteur industriel marocain dans une démarche d'innovation. D'où la nécessité d'accélérer l'intégration de l'industrie 4.0. Le couplage de l'industrie décarbonée à l'industrie 4.0 permettra aux opérateurs nationaux de répondre aux mutations qui s'opèrent aux niveaux des chaînes de valeur mondiales.


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