À l'occasion de la 18ème édition du SIAM, le groupe OCP dévoile une stratégie ambitieuse reliant directement la santé des sols à la performance de l'élevage. Sous le thème de la durabilité et de la souveraineté alimentaire, le géant mondial du phosphate propose une lecture inédite des systèmes agricoles : un parcours intégré allant « de la mine à l'élevage ». Face aux limites des méthodes de fertilisation standardisées — souvent synonymes de gaspillage et de déséquilibres nutritionnels — l'OCP opère un tournant stratégique majeur. Le groupe délaisse le modèle fondé sur le volume pour adopter celui de la solution sur mesure. Cette approche repose sur le concept de la « customisation » et la règle des 4R : apporter le bon nutriment, à la bonne dose, au bon moment et au bon endroit. En dissociant l'apport de phosphore et d'azote selon le cycle de vie réel de la plante, la filiale OCP Nutricrops parvient à optimiser les rendements tout en préservant la santé des sols. L'élevage, nouveau maillon fort de la chaîne de valeur Pour cette édition du SIAM consacrée à la production animale, l'OCP démontre que la qualité de l'alimentation du bétail commence dans le sol. Le groupe intervient désormais à deux niveaux : Indirectement, en optimisant la fertilisation des cultures fourragères pour garantir une biomasse de haute qualité et directement via sa gamme Phosfeed, développée par la filiale SPS, qui propose des phosphates alimentaires spécifiques pour soutenir la croissance et la santé des animaux. L'innovation se porte également sur la valorisation de la « roche phosphatée réactive » par l'entité Rock Solutions. Cette solution permet de restaurer la fertilité des sols acides, représentant 40% des terres agricoles mondiales, avec des résultats probants : jusqu'à +118% de biomasse fourragère observée lors de tests en conditions réelles. Une trajectoire durable et territoriale Le groupe mobilise pleinement le potentiel du phosphate pour produire des engrais sur mesure et déployer des produits et solutions industrielles compétitifs, transformant une ressource naturelle en levier de valeur économique et stratégique. Son plan d'investissement de 13 milliards de dollars US (2023–2027) vise à produire une électricité, une eau, de l'ammoniac et de l'hydrogène bas carbone et compétitifs afin d'alimenter ses opérations, tout en soutenant l'ambition du groupe de porter un modèle industriel circulaire et durable. Au-delà de l'industrie, l'impact social reste un pilier central. Le programme Al Moutmir a déjà accompagné plus de 40 000 agriculteurs au Maroc, dont 70% ont adopté l'analyse de sol pour une agriculture de précision. Parallèlement, la Fondation OCP a accompagné plus d'1,5 million de bénéficiaires depuis 2012 incluant 95 731 en 2025 dont 60% de femmes dans 16 pays et 3 continents. Le modèle des FACI, fermes agricoles intégrées, illustre particulièrement cette logique. Il combine agriculture, formation et entrepreneuriat, et fait de l'exploitation agricole un levier de développement local. De son côté la Fondation Phosboucraa compte 210 000 bénéficiaires en dix ans. 2 300 éleveurs et agriculteurs des régions du Sud formés en agriculture digitale et 803 Entreprises créées pour des filières locales structurées au service de l'autonomie économique des territoires du Sud. En réconciliant transition environnementale et sécurité alimentaire, le Groupe OCP ne se contente plus de fournir des intrants : il s'impose comme le garant d'un modèle agricole résilient pour le Maroc et l'Afrique