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Intelligence artificielle : Le grand défi des entreprises marocaines
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 30 - 10 - 2021

Le marché de l'intelligence artificielle dans le monde devrait atteindre 90 milliards de dollars en 2025.
Cet élan incite les entreprises à innover pour anticiper toutes les transformations que cette technologie devrait apporter. Il s'agit d'investir dans l'innovation, la recherche et développement (R&D) et de former les ressources humaines. «Le défi pour les entreprises marocaines est de passer de la phase expérimentale à la phase opérationnelle. Les entreprises doivent résoudre un certain nombre de défis potentiels, tels que le moyen d'intégrer les systèmes d'IA avec les processus métiers ou le reste de la plateforme digitale de l'organisation, ainsi que la manière de gérer, sécuriser, mettre à jour et monétiser l'IA d'une façon rentable et éthique», indique la CGEM dans un livre intitulé «L'intelligence artificielle au service des entreprises» paru en 2021. Dans les prochaines années, l'intelligence artificielle s'imposera dans les différents aspects de la vie quotidienne.
Sur le plan économique, plusieurs secteurs clés peuvent tirer profit des solutions qu'elle propose comme l'agriculture, l'assurance, l'industrie automobile, les télécoms, l'auto-entrepreneuriat mais aussi l'administration électronique. A ce stade, les entreprises marocaines sont peu avancées en termes d'IA. «En effet, les grandes entreprises paraissent pour l'instant frileuses et hésitent à capitaliser sur leurs données, à part dans les secteurs banque et assurance, ou encore chez les télécoms, où la digitalisation et la concurrence poussent vers ces nouvelles approches», indique la même source. Dans ce sens, la CGEM a émis des recommandations pour encourager les entreprises à adopter l'intelligence artificielle, notamment en les incitant à investir dans la recherche et développement, à respecter les codes d'éthique, à renforcer les capacités humaines et préparer la transformation du marché du travail, à repenser l'IA comme actif de l'entreprise et à former l'entreprise à l'intelligence artificielle.
Investir dans l'innovation
Le marché de l'intelligence artificielle est en plein essor. Il fera partie intégrante du monde de demain. Et ça ira bien plus loin que ça. De plus en plus d'entreprises gagnent en productivité et en efficacité grâce à l'IA. Au Maroc, le ministère de l'éducation nationale, de la formation professionnelle, de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique, en partenariat avec le ministère de l'industrie, du commerce, de l'investissement et de l'économie numérique et le Centre national pour la recherche scientifique et technique (CNRST), avait lancé un appel à projets de recherche sur l'intelligence artificielle. L'objectif étant d'encourager la tendance d'investissement dans ce domaine. Un budget de 50 millions de dirhams a été alloué à ce projet qui vise à adapter l'IA au contexte marocain.
L'IA, une plus-value pour l'entreprise
Pour la CGEM, l'IA doit être pensée comme un actif de l'entreprise et non comme un simple coût d'opération ajoutant que «l'IA doit être mise à la disposition des utilisateurs métiers pour permettre l'agilité nécessaire et la prise de décision à tous les niveaux de l'entreprise». La rupture de la Covid-19 dans nos vies a mis en évidence la grande fracture de l'utilisation de l'IA. Cet écart est plus lié à la maturité des entreprises dans leur usage de la donnée que du secteur d'activité. Une grande partie des entreprises utilise aujourd'hui la donnée mais encore trop peu l'ont intégrée au centre de leurs opérations, de leurs stratégies. «Un gouffre s'est créé entre les structures voyant la donnée comme un outil à développer en marge par des équipes déconnectées de la réalité du terrain, et celles qui ont fait le choix de se l'approprier à tous les niveaux de leur activité», explique la même source. Cette technologie est à ses débuts au Maroc et il est clair que tous les secteurs ne sont pas au même niveau de maturité pour pouvoir adopter cette technologie. «Les sociétés aujourd'hui travaillant sur les données essaient de les collecter, de les digitaliser, d'y faciliter l'accès et de les analyser. C'est l'étape qui précède l'implémentation d'un système d'intelligence artificielle», souligne la CGEM.


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