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100% Jamal Berraoui : Incohérence
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 01 - 09 - 2006

Ce n'est pas un plaidoyer pour les «interdits», c'est une défense de l'Etat de droit, et celui-ci n'admet pas d'exception. L'Administration ne peut pas tolérer les trafiquants partout et leur interdire l'accès à la deuxième Chambre.
Les élections de la deuxième Chambre n'ont pas fini de nous dégoûter, les tripatouillages en tous genres sont la règle. Tout cela est si définitivement affligeant que tout commentaire paraît superflu.
Cependant, l'on apprend qu'une bonne dizaine de candidats à la candidature ont été dissuadés par le ministère de l'Intérieur ou tout simplement récusés par l'Administration. Celle-ci leur reprocherait des liens avec les narcotrafiquants, on tombe des nues, parce qu'il s'agit d'individus qui ont déjà siégé au Parlement, qui sont membres des bureaux et parfois présidents de Chambre professionnelle, qui dirigent des affaires en apparence légales et qui n'ont jamais été inquiétés par la Justice.
La vox populi les désigne souvent comme des parrains du hasch mais sans susciter ni l'intérêt de la Justice ni la curiosité des brigades spécialisées.
Que l'administration veuille empêcher les barons du Hasch de légiférer pour le pays c'est un désir louable, cependant elle devrait le faire conformément à la loi. En d'autres termes, empêcher les narcotrafiquants d'acquérir des cartes de parlementaires n'a de sens que si dans la foulée, la justice prouve et condamne les faits délictueux qui leur sont reprochés et qui sont probablement vrais pour la majorité d'entre eux. Ce n'est pas un plaidoyer pour les «interdits », c'est une défense de l'Etat de droit, et celui-ci n'admet pas d'exception. L'Administration ne peut pas tolérer les trafiquants partout et leur interdire l'accès à la deuxième Chambre. L'application stricte de la loi voudrait qu'elle leur ouvre les portes de la prison après un procès en règle où elle apporte les preuves de ses accusations.
Or ces gens font des affaires, représentent le Maroc dans des forums d'hommes d'affaires, sont des notables dans leurs régions. Question crédibilité de la lutte anti-drogue, on repassera, ce n'est pas le moindre coût de cette incohérence. Car toutes les chancelleries concernées ont repéré l'information et tireront la même conclusion à savoir, que les barons de la drogue sont connus, répertoriés et protégés à condition qu'ils ne viennent pas à la politique. Et même là, on leur oppose un refus sans conséquence judiciaire. Les faux démocrates qui jubilent et applaudissent «la fermeté de l'Administration » ont tout faux. Dans un Etat de droit, ce sont les tribunaux qui condamnent et non pas les renseignements généraux. En démocratie, tout citoyen éligible a le droit de concourir. Parler de volonté d'assainir la représentation nationale est une incohérence absolue dans ce cas précis. Ce pouvoir d'exception donné à l'Administration est un viol caractérisé des règles de base de l'Etat de droit. L'applaudir au nom d'un réalisme bon marché est une absurdité sans nom.
Les fortunes accumulées illégalement et recyclées dans des activités à peu près légales sont légion et pas uniquement au Nord. Il y a deux attitudes possibles : leur déclarer la guerre dans le strict respect des lois en assumant le risque d'un marasme économique, passager ou même durable et en ignorant le chantage à l'emploi, ou alors les blanchir officiellement en amnistiant tous les délits passés, mais en mettant en musique les moyens d'appliquer la loi dans toute sa rigueur dès le lendemain. L'incohérence actuelle alimente les suspicions sur ce sujet délicat. Quant à la deuxième Chambre avec ou sans haschich, elle ne sent pas bon, ce qui déshonore tous ceux qui se battent pour y accéder et les partis qui les soutiennent.


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