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100% Jamal Berraoui : Palestine : Une cause en péril
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 15 - 06 - 2007

De la même manière qu'aux USA, des voix s'élèvent pour dire qu'il valait mieux laisser Saddam plutôt que l'anarchie actuelle en Irak, il y en aura pour dire que les Palestiniens s'entretuent dès qu'ils sont entre eux
Des dizaines de morts en quelques jours à Gaza sans que la soldatesque israélienne n'y soit pour rien. Les factions palestiniennes ont réussi le tour de force de faire passer l'Etat hébreu pour un Etat pacifiste. La révolution palestinienne avait la réputation de pouvoir régler ses différends de manière pacifique, des éléments de démocratie réels présidaient à la marche de l'OLP et le Fatah dominant laissait un espace d'expression aux autres organisations, l'émergence du Hamas a remis en cause tous ces acquis. Ce qu'il faut crier aujourd'hui c'est que le choix des armes, la marche implacable vers la guerre civile met en danger la cause palestinienne. Les troupes de Dahlan et celles du Hamas mettent en pièces ce que l'OLP a mis 40 ans à arracher.
Le gouvernement d'union nationale, mis en place au forceps il y a quelques mois, est déjà out. Il avait pourtant réussi à ouvrir des perspectives pour sortir de la crise financière et permis le déblocage d'une partie de l'aide internationale. Hamas, en utilisant le bouclier du Fatah, avait réussi à contourner le veto américain. Tout cela est aujourd'hui à l'eau et les Institutions palestiniennes ne sont plus qu'un leurre. Qui voudra négocier la paix avec un gouvernement incapable de retenir ses propres troupes ? Abbas et Haniyeh, en se faisant la guerre ou en laissant faire, ont donné un long répit à Israël. Hamas refusant de reconnaître Israël et néanmoins aux commandes, a créé une situation intenable ; parce que bâtie sur une contradiction majeure. Les Institutions palestiniennes sont le fruit du processus de paix et donc implicitement du choix de 2 Etats. Aucune puissance ne permettra une sortie de route. La guerre civile en marche risque d'aboutir à l'implosion de ces institutions et à la remise en cause de la représentativité du président palestinien. Les faucons israéliens boivent du petit-lait : ils n'ont réellement plus de partenaire pour faire la paix.
Les dégâts sur le plan de l'image sont pires. Les effets d'une alternance à l'issue d'élections transparentes sont annihilés. Nous passons de l'image d'un peuple ayant une conscience nationale, aspirant à son Etat indépendant, revendiquant un territoire, à celle de hordes sauvages mettant la qui étude et les vies humaines en danger. Au même moment, c'est par des élections que les Israéliens règlent leurs problèmes. Le contraste ne peut que servir les lobbys sionistes. Cette catastrophe met en danger l'ensemble de la cause palestinienne. Il est évident que tous ceux qui ont fini par accepter l'idée d'un Etat palestinien l'ont d'abord fait au nom de la stabilité de la région. La nouvelle donne brouille les pistes. De la même manière qu'aux USA des voix s'élèvent pour dire qu'il valait mieux laisser Saddam plutôt que l'anarchie actuelle en Irak, il y en aura pour dire que les Palestiniens s'entretuent dès qu'ils sont entre eux et qu'ils ne sont pas mûrs pour un Etat réellement indépendant, ou qu'en tous cas un Etat palestinien n'apportera rien à la stabilité mondiale. Si la guerre civile s'installe, les projets de confédération ou pire de tutelle ressortiront des tirroirs. Hamas parce qu'il est incapable à la fois d'assumer le pouvoir et de le partager, le Fatah de l'intérieur ou Dahlan parce qu'il n'a jamais accepté sa défaite font la démonstration que les intérêts nationaux ne sont pas le moteur de leur action. Le Hamas se voit d'abord comme le fer de lance de la renaissance islamique, belliqueuse forcément, le Fatah, lui, se considère seul légitimé à diriger l'Etat palestinien. Les deux en mettant Gaza à feu et à sang rendent un fier service à Israël et enlisent un peu plus leur cause supposée. Malheureusement, l'histoire nous apprend que quand la folie meurtrière s'empare des hommes, la raison devient inaudible, tout ce que l'OLP a construit s'effondre devant nos yeux sans que l'on puisse espérer une issue.


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