Fonction publique et élus : la transparence patrimoniale reste à construire    Maroc-Etats-Unis : 250 ans d'amitié célébrés au Kennedy Center de Washington    Capital Markets Day 2026 : la trajectoire structurée et ambitieuse d'Aradei Capital à l'horizon 2030    Masse monétaire : un accroissement annuel de 9,4% en décembre 2025    Adam Masina libre : le Lion de l'Atlas en quête d'un nouveau défi sportif    Face au FCSB : Youssef En-Nesyri a montré des choses inattendues (vid)    Inondations: suspension des cours à Ksar El Kebir et Larache jusqu'au 7 février    Sécurité routière : une stratégie ambitieuse au bilan mitigé    L'Ambassade de France au Maroc présente ses condoléances suite au décès de l'artiste Abdelhadi Belkhayat    Décès de l'actrice et comédienne Safia Ziani    Sidi Kacem : Evacuation préventive des habitants du douar « Al Houafate » pour prévenir les risques d'inondations    Indonésie : un séisme de magnitude 4,9 au large de Tahuna    Autriche: Arrestation avec l'appui de la DGST d'un suspect pour projets d'attentat terroriste    Maroc-France. Un nouvel élan pour la coopération bilatérale avec une forte dimension parlementaire    La France déterminée à établir avec le Maroc un nouveau traité de coopération bilatérale avec une forte dimension parlementaire (Responsables français)    La CAF déterminée à préserver l'intégrité, la réputation et la compétitivité mondiale du football africain (Patrice Motsepe)    FC Barcelone : Fermin Lopez prolonge son contrat jusqu'en 2031    Maroc-UE / Nasser Bourita : Passer de la logique du "voisin" vers une logique d'"allié" (vidéo)    Tourisme: les recettes en devises atteignent un record de 138 MMDH en 2025    Alerte météo : Vent violent et chute de neige annoncés dans plusieurs provinces    Le temps qu'il fera ce dimanche 1er février 2026    544 croisières et 1,8 million de passagers via le port de Shanghai en une seule année    Exécution de la loi de finances: un solde budgétaire négatif de 61,6 MMDH en 2025    Le grand artiste marocain Abdelhadi Belkhayat n'est plus    Robbie Williams se produit pour la première fois au Maroc    Histoires berbères : le Collectif 4.0 et la Fondation Al Mada présentent un atelier immersif pour toute la famille    Marrakech. Trois nouvelles installations à découvrir au MACAAL    Le dirham s'est apprécié de 1,5% face au dollar    Chine: Les investissements à l'étranger ont atteint 145,66 milliards de dollars en 2025    Taounate: Dispositif d'urgence pour sécuriser les populations suite aux intempéries    Terrorisme : Arrestation en Autriche grâce à la coopération avec la DGST    Moroccan music icon Abdelhadi Belkhayat passes away at 86    Floods force school closures in Ksar El-Kebir for safety    Moroccan DGST aids Austria in foiling major IS terror plot    Motsepe tente d'éteindre l'incendie avec un verre d'eau : Analyse du communiqué    Sanctions de la CAF : un verdict au goût amer    Pays du Sahel : Bank of Africa effectue une tournée diplomatique et économique de haut niveau    Désalinisation au Maroc : Un écart croissant entre les coûts de production et les prix de vente [Rapport]    Scandale des contrats de la COP 22 : condamnation de deux ex-responsables de Marrakech pour détournement de fonds publics    Le Roi Mohammed VI mobilise les FAR pour faire face aux intempéries au Maroc    Décès d'Abdelhadi Belkhayat, icône de la musique marocaine, à 86 ans    Intempéries: Sur Hautes Instructions Royales, les FAR déploient des unités d'intervention appuyées de matériels, d'équipements et d'engins nécessaires au transport des populations touchées et à leur hébergement    CAN 2028 : l'Afrique du Sud envisage une candidature avec le Mozambique et le Lesotho    Real Betis : Abde Ezzalzouli décisif dans la qualification directe en Ligue Europa    Boualem Sansal à l'Académie française : un message sans équivoque    Sécurité avant tout : le Danemark officialise l'expulsion des étrangers condamnés    Omar Hilale élu président de la Commission de consolidation de la paix    À Casablanca, Afric'Artech 2026 inaugure l'ère de la création numérique africaine    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



François Fillon, un Premier ministre en sursis
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 22 - 05 - 2008

Les confidences distillées à la presse par les entourages indiquent qu'entre Nicolas Sarkozy et François Fillon c'est la haine ouverte.
Ce qui se susurrait entre initiés il y a quelques semaines entre les portes capitonnées des rédactions ou dans les couloirs des journaux satiriques est devenu aujourd'hui une vérité criante difficile à cacher. La relation conflictuelle qu'entretient le président de la république Nicolas Sarkozy avec son Premier ministre François Fillon est devenue le secret de polichinelle le mieux gardé de France. Au point qu'un célèbre hebdomadaire, «L'Express», pourtant peu susceptible de couver une animosité excessive à l'égard de l'Elysée ou de Matignon, tapisse les kiosques de l'Hexagone d'une couverture qui en dit long sur le climat de compétition et de défi qui marque la relation entre les deux têtes de l'exécutif : «Sarkozy-Fillon : Pourquoi ils se détestent». «L'Express» confirme que le rejet entre les deux hommes est tel qu'ils ne peuvent supporter d'être en tête-à-tête ou d'envisager un déjeuner ensemble.
Au-delà du joli coup éditorial réalisé pour le magazine de Christophe Barbier, cette couverture incendiaire ne provoqua ni démenti, ni réactions indignées, confirmant le climat de guerre secrète que se livrent en coulisses le président et son Premier ministre. Depuis, il ne se passe pas une journée sans qu'un quotidien national ou une radio ne se fasse l'écho des péripéties de la relation explosive entre les deux hommes.
Les confidences distillées à la presse par les entourages indiquent qu'entre Nicolas Sarkozy et François Fillon c'est la haine ouverte. Quand l'un se réapproprie les petits déjeuners de la majorité, l'autre improvise un séminaire gouvernemental pour mieux «recadrer les réformes» et dire la nécessité d'agir sur «les structures». Quand l'un tient à l'Elysée des réunions avec des ministres choisis pour constituer sa garde rapprochée, l'autre compte ses troupes et fourbit ses armes. Cette situation, qui fait tache d'huile en pleine discussion sur la réformes des institutions, est à l'origine de critiques acerbes du Parti socialiste. Son premier secrétaire tire la morale de ce dysfonctionnement : «C'est le signe que ça ne va pas fort dans la majorité au point que le président de la république reprend au Premier ministre ce qui était sa prérogative (…) Le Premier ministre, normalement c'est le chef de la majorité, c'est celui qui coordonne l'action des députés et des sénateurs au sein du Parlement». Cette affrontement au sommet de l'Etat vient de très loin. Quand se préparant à se lancer à la conquête de l'Elysée, Nicolas Sarkozy s'était acoquiné politiquement avec François Fillon, un déçu de la chiraquie, tout le monde avait salué le coup de maître. Un savant dosage car dans cette démarche, François Fillon, chantre du gaullisme social, était destiné à polir la réputation de «libéral thatchérien» que traînait Nicolas Sarkozy. Si le couple avait séduit dans sa conquête du pourvoir, il a magistralement échoué dans son exercice.
Au delà de faire régner sur le pouvoir une atmosphère d'incertitude et de tensions pire que celle qui avait marqué les années électriques de la cohabitation entre François Mitterrand et Michel Rocard et François Mitterrand et Jacques Chirac, le couple Sarkozy-Fillon donne l'impression de vivre la situation infernale d'un couple psychologiquement divorcé mais dans l'incapacité immédiate de se séparer, obligé de vivre sous le même toit. Il est de notoriété publique que le président de la république se trouve dans une incapacité conjoncturelle de changer de Premier ministre. Et ce, pour trois raison majeures. La première est directement liée la présidence française de l'Unions européenne. Changer un exécutif déjà engagé dans la préparation de dossiers lourds à la veille d'une échancre aussi importance jetterait un indélébile discrédit sur Paris.
La seconde est la bonne popularité entêtée de François Fillon. Changer un Premier ministre non usé, encore adoubé par les sondages, est une coûteuse provocation. La troisième est l'absence, dans l'entourage du président, d'un candidat naturel à ce poste. Quand Nicolas Sarkozy en est, selon une rumeur insistante, à hésiter entre le sénateur Gérard Larcher, inconnu du grand public, son ministre du Travail Xavier Bertrand et le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant, cela en dit long sur la difficulté à trouver un successeur à François Fillon.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.