Sahara : Les Etats-Unis doivent avancer prudemment avec l'Algérie, souligne le Washington Institute    Comprendre les enjeux de la régularisation de 500 000 migrants en Espagne    Procédure civile : la mue judiciaire est enclenchée    Port de Laâyoune: Des débarquements importants de sardine    Etablissements de crédit et assimilés : le micro-crédit à la peine    Maroc : dix mesures pour sortir de l'impasse horaire    GITEX Africa Morocco : les dates de la 4e édition dévoilées    Entre nage extrême et écriture, Hassan Baraka explore «le pouvoir du froid»    Réforme de l'Education: Akhannouch préside une réunion de suivi de la mise en œuvre    Ramadan 1447: 27.700 ménages soutenus dans la province de Taroudant    Recherche scientifique : une nouvelle Unité régionale d'appui technique à Fès    Deux secousses de magnitude 3 enregistrées près d'Ifrane et Al Hoceima sans dégâts    Le tambour Djidji Ayokwè retrouve la Côte d'Ivoire, 110 ans après son départ    Fusillade de Rotterdam : Le Maroc extrade le suspect vers les Pays-Bas    Sahara : L'ONU réagit aux discussions de Washington    Football : 5 arbitres suspendus après le match Raja Casablanca - Ittihad Tanger    La FRMF dément le départ Walid Regragui, Xavi pressenti    Commerce : le Sénégal confirme sa dynamique économique    Retour sécurisé des résidents à Kénitra et Sidi Kacem après les intempéries    Devant le Congrès espagnol, un responsable de la sécurité a salué la coopération du Maroc lors de l'enquête sur les attentats de 2017 à Barcelone.    Maroc : Un Néerlandais arrêté dans une affaire de fraude de 5,8 millions d'euros    Despite FRMF denials, Xavi reportedly leads race to replace Regragui    GITEX AFRICA Marruecos: La 4a edición replantea la economía en la era de la IA    Gianni Infantino rassure sur l'organisation du Mondial 2026 au Mexique    Ligue des Champions : Programme de ce mercredi    Année 2025 record pour le nombre de journalistes tués, les deux tiers par Israël    Etat de l'Union. Trump très ferme face au régime iranien    SM le Roi félicite l'Emir du Koweït à l'occasion de la fête nationale de son pays    Orange Maroc dévoile YoMax 5G et la Livebox 7    FBR Câbles renforce la filière fibre optique avec une nouvelle usine à Berrechid    USA : La nouvelle taxe douanière mondiale de 10% entre en vigueur    Trafic illicite : Ouagadougou et Accra luttent ensemble    Marc Limon à Hespress Fr : « le Maroc a été à l'avant-garde mondiale des NMIRF »    La FRMF réfute (encore) les rumeurs de départ de Walid Regragui    Alerte météo. De fortes rafales de vent avec tempête de sable attendues dans certaines provinces    Nostalgia Lovers Festival revient pour une troisième édition au Vélodrome de Casablanca    Agadir mise sur la culture pour rythmer les Nuits du Ramadan    Le site historique de Chellah accueille Candlelight, la série de concerts immersifs qui réinvente la musique classique    Report du procès de Jonathan Harroch à l'issue d'un vif débat juridique entre la défense et le parquet    Bolivia's Decision Disrupts Algeria and the Polisario... A New Victory for Moroccan Diplomacy    Romain Saïss annonce sa retraite internationale    Renvoi du joueur Achraf Hakimi devant la justice dans une affaire remontant à 2023    La Bolivie suspend sa reconnaissance de la pseudo « rasd »    Guerlain dévoile Terracotta Golden Dunes, inspiré par le désert du Maroc    Al-Madîna al-Zâhira, la cité disparue dont le mystère se dissipe à Cordoue [Etude]    FInAB 2026 : Cotonou au rythme des arts et de la création africaine    Edito. Capital humain    Prix Cheikh Zayed du Livre : deux écrivains marocains dans la course    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



François Fillon s'improvise en chef de campagne des régionales
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 10 - 11 - 2009

François Fillon a lancé dimanche dernier la campagne des régionales de la majorité depuis son fief des Pays de la Loire.
Le Premier ministre François Fillon a-t-il grillé la politesse à Nicolas Sarkozy en lançant depuis son fief des Pays de la Loire la campagne des régionales de la majorité ? Même si la question est superflue parce que les deux hommes, par nécessité ou par devoir, s'étaient longtemps entendus sur un partage des rôles défini, la poser ne révèle pas que du caprice éphémère du chroniqueur. Alors que la gouvernance de Nicolas Sarkozy était violemment secouée par un persistant désamour, François Fillon, taciturne et effacé, avait longtemps bénéficié d'une forme de report d'estime. Sa cote de popularité s'entêtait à rester stable et en bonne santé jusqu'à provoquer une jalousie morbide de l'Elysée dont les conseillers persiflaient sur la posture de potiche dénuée de risque du Premier ministre. Mais depuis que la météo politique est à l'orage pour Nicolas Sarkozy, François Fillon est obligé de sortir du bois et de mouiller cette chemise si lisse dont deux années et demie de présence à Matignon n'ont pas réussi à froisser les plis. Plusieurs indications montrent que la décision a été prise de pousser le Premier ministre à jouer le rôle de paratonnerre et de démineur.
Ce choix n'a pas dû s'opérer dans la sérénité. Nicolas Sarkozy, habitué par gourmandise à concentrer entre ses mains tous les leviers de commande, à vouloir s'attirer toutes les lumières que produisent les grandes décisions politiques, a dû céder, dans la résignation, ce rôle à François Fillon.
La première grande indication de cette nouvelle distribution des rôles est le travail de recadrage auquel s'est livré François Fillon à l'encontre de certains de ses ministres. Et, inspiré par une forme d'opportunisme, François Fillon a profité de la rébellion et de l'indépendance d'esprit et de comportement ouvertement affichés par la secrétaire d'état aux Sports Rama Yade lorsqu'elle contredit publiquement sa ministre de tutelle Roselyne Bachelot, pour se livrer à une démonstration d'autorité. Il a profité aussi de la polémique cafouilleuse sur le grand emprunt pour exprimer un autoritarisme agacé à l'encontre du conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino. Entre les deux hommes, c'est le cutter de guerre qui est sorti de son étui. Quand François Fillon affirme d'une manière sèche qui se veut pleine de mépris et de négation de pouvoir que les conseillers présidentiels «ne faisaient pas parti du gouvernement», Henri Guaino à l'œil droit qui brille de colère et lâche : «A 52 ans, je suis insensible à toute forme de recadrage, d'où qu'elle vienne». C'est à croire que les malheurs de Nicolas Sarkozy font les petits bonheurs de François Fillon. La campagne des régionales est l'occasion pour lui d'adresser à ses troupes un grand signal de son retour du grand anonymat dans lequel Nicolas Sarkozy, son dynamisme, sa voracité, l'avaient parqué. Et en nouveau chef de la majorité, François Fillon exige une discipline sans faille de ses troupes et des personnalités alliées qui risque d'être tentée par des stratégies individuelles: «Ceux qui prennent le risque d'affaiblir leurs alliés naturels plutôt que d'être efficaces contre la gauche prendraient une lourde responsabilité». Cette montée en puissance de François Fillon n'est pas sans risque ni enjeux pour l'actuel Premier ministre. Son départ de Matignon était théoriquement programmé pour l'après-régionales, même si son vœu le plus cher, comme il l'a déjà exprimé, est de pouvoir faire un quinquennat complet. De mauvais résultats aux élections régionales accentueraient à coup sûr son départ alors que de bonnes performances contre la gauche dans ce scrutin rendraient difficile son renvoi. Le Premier ministre pourra toujours se consoler en se répétant en boucle cette phrase prêtée à Nicolas Sarkozy: «Quand je vois le profil de ceux qui se bousculent pour prendre Matignon, j'ai envie de garder François Fillon».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.