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Abdelfattah Bahjaji : «Nous avons reçu 2.500 cas d'hommes violentés par leurs femmes»
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 16 - 03 - 2011

Abdelfattah Bahjaji dresse un bilan du réseau trois ans après sa création. 20% des hommes violentés par leurs femmes ont subi des agressions physiques : coups de poing, gifles, griffures, morsures.
ALM : Trois ans après la création de votre association, quel bilan faites-vous?
Abdelfattah Bahjaji : Depuis la création du réseau le 29 février 2008 à nos jours, nous avons reçu 2.500 cas d'hommes violentés par leurs femmes. Le cas le plus jeune est âgé de 26 ans et le plus vieux de 75 ans. Ces hommes violentés sont issus de toutes les catégories socioprofessionnelles : des professeurs universitaires, des médecins, des cadres, des ouvriers, des analphabètes… Ces cas sont suivis de manière régulière et soutenus par l'association. En dehors de ces cas traités, nous sommes contactés par des milliers d'hommes à travers des appels téléphoniques, des mails, par courrier postal sans compter les premiers entretiens qui n'ont pas donné suite.
Quelles sont les formes de violences que subissent les hommes ?
20% des hommes qui ont déclaré leurs cas à l'association sont victimes de violence physique. Les femmes qui agressent leur conjoint utilisent toutes sortes d'objets : ustensiles de cuisine, objets tranchants… sans compter les coups de poing, les gifles, les coups de griffes, les morsures. Tous les cas déclarés ont des certificats médicaux à l'appui. Parmi les cas extrêmes, nous avons reçu au sein de l'association, un homme à la mâchoire cassée et blessé à la main au couteau. Ce dernier n'a pas hésité à témoigner à une émission au Liban intitulée «La ligne rouge». Il est important de noter que la plupart de ces agressions physiques ont lieu avec la complicité des membres de la famille de l'épouse. Parmi les autres types de violence, on relève la violence psychologique et économique. La violence psychologique est l'arme favorite de la femme. Ce type de violence s'exprime sous plusieurs formes : refus, insultes ou accusations non fondées. Bon nombre de femmes ont recours aux insultes et ce devant les enfants, les voisins, en plein public et parfois même dans le lieu du travail du conjoint, ce qui porte atteinte à la dignité de l'homme.
Comment évaluez-vous le phénomène des hommes battus au Maroc ?
Ce phénomène a toujours existé. La maltraitance envers les hommes représente une minorité. La situation n'est pas comparable avec celle des femmes. Cela dit, on constate que de plus en plus de Marocains ont le courage d'en parler. Ce qui n'était pas le cas, il y a encore quelques années. Cette avancée s'explique en partie grâce à la médiatisation du réseau.
Comment se manifeste votre soutien aux victimes ?
Nous essayons de notre mieux d'aider les victimes et ce à travers plusieurs moyens: l'écoute, la sensibilisation par rapport à leurs droits et devoirs, l'accompagnement juridique et psychologique. Le réseau vise également à préserver les droits de la famille. Le but est d'éviter que le noyau familial soit brisé. Pour cela, nous contactons régulièrement les femmes qui violentent leur mari. Cependant, peu d'entre elles répondent à nos appels. Nous avons réussi à réconcilier quelques couples. Je tiens à signaler que depuis la création de l'association, nous n'avons reçu aucune aide de l'Etat. Nous travaillons avec nos propres moyens. Le Maroc n'est pas le seul pays à disposer d'un centre d'écoute pour hommes violentés. Cette initiative existe dans deux autres pays arabes à savoir l'Egypte et la Tunisie.
L'Association en bref
Le Réseau marocain pour la défense des droits des hommes a vu le jour le 29 février 2008. La création de ce réseau s'est faite en trois grandes étapes. La première étape a été la cellule de réflexion où est venue l'idée en 2006 de créer ce réseau, soit deux ans après l'entrée en vigueur du nouveau code de la famille. La deuxième étape (début du mois de février 2007) a été la création du comité préparatoire. Et enfin, la troisième phase est la création de l'association. Le réseau regroupe des intellectuels, des militants associatifs, des professeurs, des fonctionnaires. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, cette association ne comprend pas seulement des hommes mais également des femmes. Elles sont d'ailleurs représentées au niveau de toutes les instances du réseau à savoir le comité préparatoire, l'assemblée générale et le bureau central. Le réseau a des représentants dans toutes les villes du Royaume notamment à Tanger, Ksar El Kébir, Casablanca, Mohammedia, Salé, Marrakech, Agadir…


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