ONU : Plus de 60 jeunes marocains participent à New York à l'initiative "Future we Want"    Compteur Coronavirus : 121 nouveaux cas positif, un seul décès en 24H    Premier League : Haaland ouvre son compteur pour City, United déjà dans le dur    Météo Maroc: les températures en baisse ce lundi    Renault met le paquet sur l'électrique en France, quid du Maroc ? (VIDEO)    Baignade dans les fontaines à Fès: ce qu'a décidé le conseil communal    À Rabat, un mouvement de contestation contre les «défaillances» du CCME le 11 août    Ammouta de retour au Wydad?    Marocains, il est temps d'économiser l'eau !    Visas Schengen: les Marocains dépités    Motsepe se félicite de la belle réussite de la WAFCON    Date limite de consommation: les autorités sanitaires redoublent de vigilance    Oualidia : pourquoi c'est une destination incontournable pour les vacances    Côte d'Ivoire : Alassane Ouattara signe un décret accordant la grâce présidentielle à Laurent Gbagbo    Mer de Chine : Pékin annonce des manoeuvres près des Corées    El Jadida : Coup d'envoi du Moussem Moulay Abdellah Amghar    Rabat : La 1ère édition du « Rab'Africa Summer Festival » continue jusqu'au 14 août    Halte aux actes de vandalisme!    Amallah vois double    Mondiaux juniors: Le Marocain Benyazide remporte le bronze du 3000 m steeple    Réunion constitutive du Congrès scientifique universitaire sur les droits de l'Homme    Ukraine. Amnesty international épinglée en Ukraine    Maroc : Partis et ONG dénoncent l'agression israélienne à Gaza    Tunisie : Mise en échec de trois tentatives de migration clandestine    Covid-19 au Maroc : 121 nouvelles infections et 1 décès ce dimanche    Cyberattaque : le site web de la FSDM piraté par un hacker algérien    Festival Al Fida National de théâtre, un souffle de renouveau pour le théâtre    Hommage appuyé à cinq grandes figures du 7ème art marocain    Ligue 1 / Clermont vs PSG (0-5) : Achraf Hakimi buteur    Des plages de poésie à la Cité des Alizés...    Le Maroc suit avec une vive inquiétude la grave détérioration de la situation dans la bande de Gaza    Gaza: le bilan passe à 31 morts dont six enfants    Lasaad Dridi, nouvel entraîneur de l'Olympique Khouribga    Ain Leuh: Ouverture du 21è Festival national d'Ahidous    Vidéo. Eliminatoires CAN beach-soccer (Maroc-Côte d'Ivoire): La sélection ivoirienne se retire    Températures prévues pour le lundi 08 août 2022    Rabat: Le nouveau parking souterrain Bab Chellah ouvre ses portes au public    Regain de tension entre Israël et le Jihad islamique à Gaza : le Maroc préoccupé    Le chanteur français Daniel Lévi n'est plus    L'Humeur : Deux feux, deux mesures    Eté : Le bronzage, une obsession mauvaise pour la santé    Le Sénégal accuse la police canadienne d'avoir «sauvagement tabassé» une de ses diplomates    12C de l'OMC : Quels intérêts économiques pour le Maroc et l'Afrique ?    Céréales: cinq nouveaux cargos quitteront l'Ukraine dimanche    Magazine : Les Frères Jackfruit, Atlas attitude et Souss system    Gaza : Le Maroc suit avec une vive inquiétude la grave détérioration de la situation et appelle à éviter davantage d'escalade    Elon Musk accuse Twitter de "fraude"    La revue de presse du samedi 6 août    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Projets de lois électorales : Le ministre de l'intérieur abandonne et passe la main au Parlement
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 29 - 08 - 2011

Taib Cherkaoui n'a pas pu trouver un consensus entre les partis sur tous les points. C'est le vote au Parlement qui permettra de trancher.
Impasse pour le ministre de l'intérieur et c'est désormais un vote au Parlement qui permettra l'adoption des projets de lois électorales. C'est que le processus de consultations à ce sujet s'est achevé sans que Taib Cherkaoui n'arrive à obtenir un consensus. Pendant plus d'un mois et demi, il a tenté de rapprocher les positions des partis à propos des différents éléments du cadre juridique régissant l'opération électorale, mais en vain. Des divergences de points de vue persistent toujours à propos de plusieurs points cruciaux. Après que les discussions au sujet du projet de loi organique sur les partis, du projet de loi organique sur la Chambre des représentants et du projet de loi sur les élections aient débouché sur l'impasse, l'Intérieur a jugé inutile de poursuivre les consultations à partir du moment où les partis, grands et petits, campent sur leurs positions au sujet de trois points en particulier : le découpage, le seuil électoral et la liste nationale. La dernière réunion qui s'est tenue, vendredi 26 août, au sujet de la deuxième mouture du projet de loi organique sur la Chambre des représentants n'a rien apporté de nouveau par rapport aux précédentes rencontres. Face à ce constat, le ministère estime qu'il est inutile de perdre davantage de temps à rédiger une troisième mouture pour être confronté aux mêmes critiques. Du coup, la seule issue reste le vote et pour cela, c'est le Parlement qui va procéder. A noter qu'à travers le vote, la majorité parlementaire sera en mesure d'imposer facilement sa vision au sujet du seuil électoral à partir du moment où l'ensemble des grands partis se sont prononcés en faveur du maintien du seuil de 6% aux niveaux national et local. Toutefois, la prochaine session extraordinaire du Parlement promet une bataille entre les grands partis au sujet de la liste nationale, notamment à propos de l'élargissement ou non de cette liste aux femmes et aux cadres. Au moment où certains partis remettent en cause l'utilité de l'approche adoptée par l'Intérieur, d'autres estiment que le département de Taib Cherkaoui n'a pas échoué et qu'il a réussi au moins à obtenir un consensus entre les partis à propos de plusieurs points. «Le mécanisme du consensus relève des méthodes anciennes. Certes, cette méthode est positive mais elle provoque des crises. Il faut ainsi recourir à la méthodologie démocratique», indique Abdelkader El Kihel, membre du comité exécutif du parti de l'Istiqlal. «Il était impossible de trouver un consensus en raison de la divergence des intérêts. Les petits partis cherchent une place sur la scène politique et les grandes formations mettent en garde contre la balkanisation», affirme M. El Kihel. «Aussi, les problèmes internes des partis se répercutent sur leurs positions. Là où les sections féminines dominent, on demande le maintien de la liste pour les femmes et dans les partis où les jeunes dominent, on réclame une place beaucoup plus importante aux jeunes», souligne-t-il. Et d'ajouter qu'«en cherchant à permettre la participation de tous, on risque de favoriser la balkanisation de la vie politique et d'affaiblir sensiblement la majorité et l'opposition». «Du moment qu'on cherche à rapprocher les positions des petits et des grands partis le consensus est impossible», souligne, pour sa part, Lahcen Daoudi, secrétaire général-adjoint du PJD. Le parti islamiste estime, par ailleurs, que l'Intérieur n'a pas échoué. «On ne peut rien reprocher au ministère de l'intérieur. Il a fait ce qu'il fallait faire. Maintenant, c'est au niveau du Parlement que l'affaire sera réglée», ajoute M. Daoudi. Et d'ajouter que «lors de la dernière réunion, des divergences de points de vue ont été soulevées au sujet du seuil, la liste nationale et l'incompatibilité entre la députation et la présidence des conseils communaux». «Des divergences de points de vue persistent. Pour ce qui est de l'élaboration des textes électoraux, le RNI a présenté des propositions objectives notamment en ce qui concerne de la promotion de la place des femmes et les jeunes et la lutte contre la balkanisation de la vie politique à travers un seuil de 8%», indique Abdelaziz Alaoui Hafidi, membre du bureau exécutif du RNI.
«L'Intérieur n'a ni échoué ni réussi. Le fait qu'il y ait des divergences des points de vue au sujet des lois électorales est tout à fait normal. Nous avons des partis de la majorité et de l'opposition, des petits et des grands partis et des partis de gauche et des partis libéraux», précise Ahmed Zaidi, membre du bureau politique de l'USFP. «On savait dès le départ qu'on n'allait pas obtenir le consensus sur toutes les questions», souligne M. Zaidi. Les petits partis estiment, pour leur part, que le processus de concertations pilotée par le département de Taib Cherkaoui leur a permis de satisfaire certaines de leurs revendications. «Le fait que l'Intérieur n'a pas réussi à obtenir un consensus n'est pas un échec. Enfin, la majorité a renoncé à imposer sa diktat ouvrant la voie au dialogue. C'est en soi une grande avancée», fait savoir Mohamed Zyane, coordinateur national du Parti marocain libéral (PML) et porte-parole de l'alliance des 16 petits partis. La Commission de l'intérieur, de la décentralisation et des infrastructures a entamé depuis le jeudi 25 août l'examen des lois électorales en attendant l'ouverture de la session extraordinaire du Parlement. Les divergences entre les partis politiques au sujet de ces lois promettent une session bien animée.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.