Maroc : L'USFP refuse sa «mort politique»    Sahara : La Bolivie suspend sa reconnaissance de la «RASD»    Romain Saïss annonce sa retraite internationale après 86 matchs avec les Lions de l'Atlas    La desradicalización en Gaza: El PJD responde indirectamente al compromiso de Marruecos    Etats-Unis : Malgré la protection, expulsion d'une femme ayant fui le Maroc en raison de son homosexualité    ORION 26 : La FREMM Mohammed VI participe à la manœuvre de préparation    En plein hiver, les Sahraouis des camps de Tindouf confrontés à une pénurie d'eau    La FIFA soutient le programme de formation des talents de la FRMF    Espagne : Air Europa lance une nouvelle liaison estivale vers Tanger    Gérone: Azzedine Ounahi regresa tras su lesión de la CAN 2025    FIFA praises Moroccan youth football program as a model for Africa    Guerlain dévoile Terracotta Golden Dunes, inspiré par le désert du Maroc    Al-Madîna al-Zâhira, la cité disparue dont le mystère se dissipe à Cordoue [Etude]    Bourse de Casablanca : clôture en territoire négatif    Belkouch : le Maroc résolument engagé dans la dynamique internationale des DH    ONU : Le Maroc prône un engagement renouvelé pour le multilatéralisme et le désarmement    Albares qualifie la relation Maroc-Espagne, de l'une des "plus solides" au monde    Classes Connectées Dir iddik : Inwi lance un appel national à bénévolat pour accélérer l'inclusion numérique en milieu rural    Sahara marocain : Washington impose son tempo pour une résolution rapide    Lionel Messi blanchi par la MLS après son altercation avec les arbitres    RDC-Burundi: Réouverture de la frontière terrestre    Economie togolaise : l'industrie tire le PIB vers le haut    Excédent d'énergie électrique : l'ANRE fixe le prix de rachat et pose les jalons d'un nouveau marché    Conflit. Le Tchad ferme sa frontière avec le Soudan    DGSN. Hammouchi promeut les quatre fonctionnaires décédés dans un accident de la route près de Sidi-Ifni    Tour du Rwanda 2026 : 90 coureurs au départ    Hicham Arazi : « Nous avons affronté une équipe mieux classée »    FInAB 2026 : Cotonou au rythme des arts et de la création africaine    Revue de presse de ce lundi 23 février 2026    Gérone : Azzedine Ounahi de retour après sa blessure de la CAN 2025    Le PSG prêt à investir 20 millions d'euros pour s'offrir Abdessamad Ezzalzouli    Enquête «Talis 2024» de l'OCDE : la radioscopie poignante du corps enseignant marocain    L'assassinat d'un chef de cartel fait planer une menace sur la Coupe du monde 2026 au Mexique    Tanger-Tétouan-Al Hoceima : le HCP et Al Omrane formalisent leur coopération    Expansion : Bank of Africa Rwanda inaugure son nouveau siège à Kigali    Edito. Capital humain    Les températures attendues ce lundi 23 février 2026    Les températures attendues ce lundi 23 février 2026    Droits de douane américains : quel impact pour le Maroc et les pays en développement ?    L'accord de pêche Maroc-Russie franchit un nouveau pas    Le PJD rejette les propos de l'ambassadeur américain à Jérusalem sur «le grand Israël»    Iran-USA: Trump se demande pourquoi Téhéran n'a pas encore "capitulé"    Presse : Réforme du CNP et nouveau modèle de soutien... le gouvernement rebat les cartes    Réorganisation du CNP : l'Exécutif approuve le projet de loi    Prix Cheikh Zayed du Livre : deux écrivains marocains dans la course    Touria Chaoui mise en avant dans «Les Marocains du ciel» sur 2M    « Maroc, Terre de Cultures » : Le Collectif 4.0 lance « Rythmes du Maroc »    Dialogue des cultures : les Nuits du Ramadan célèbrent l'héritage andalou    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Patrice Lumumba, le symbole
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 07 - 02 - 2002

Patrice Lumumba est resté le symbole du nationalisme africain. Au Congo, son pays, il est adulé comme le héros de l'indépendance.
Le 17 janvier 1961, un avion se pose à Elizabethville, capitale de la province du Katanga, au sud du de l'ex-Congo belge. A son bord, un prisonnier, Patrice Lumumba (35 ans). Cet ancien employé des Postes a été nommé Premier ministre du Congo lorsque celui-ci est devenu indépendant, le 30 juin 1960. On ne le reverra plus vivant. Il sera assassiné avec deux de ses compagnons. Selon la version officielle, il a été tué lors d'une tentative d'évasion, sur ordre des dirigeants de la province sécessionniste du Katanga. Lorsqu'en 1958, la France décide de donner l'indépendance à ses colonies africaines, des manifestants réclament la même chose à Léopoldville, capitale du Congo belge (aujourd'hui Kinshasa). Les Belges accèdent à leur demande sans ménager de transition. Lumumba devient chef du gouvernement et son rival Joseph Kasavubu, président de la République. Le climat se dégrade très vite en raison du manque d'élites et des dissensions entre les populations de cet immense pays. Dans la rue, les soldats s'en prennent à leurs officiers européens et aux colons. C'est le début des désordres. Ils feront quelque 500.000 victimes chez les Congolais et les Européens. Au Katanga, où se situent les mines de cuivre et de cobalt qui font la fortune du pays, Moïse Tshombé fait sécession avec le soutien actif de la compagnie qui exploite le cuivre et avec l'appui de mercenaires européens.
Lumumba plaide pour un Etat centralisé, contre la volonté de la plupart des Congolais. Il en appelle à l'ONU, qui envoie des «Casques bleus». Mais ceux-ci se gardent (déjà) de s'immiscer dans les troubles intérieurs. En désespoir de cause, le Premier ministre se tourne vers les capitales européennes, sans oublier Moscou. L'URSS bénéficie d'un préjugé très favorable dans les élites du Tiers-monde comme d'ailleurs chez les intellectuels européens. Cet activisme de Lumumba gêne ses partenaires et rivaux.
C'est ainsi que le président Kasavubu révoque Lumumba. Il le fait arrêter et le livre à Tshombé. Le gouvernement belge et la CIA sont très vite suspectés d'avoir trempé dans l'élimination du leader congolais, jugé trop «progressiste», trop véhément, trop conciliant aussi avec l'Union soviétique. De nombreuses séditions éclatent dans le pays à l'initiative des nostalgiques de Lumumba, avec le soutien des Soviétiques et des Cubains, y compris même le révolutionnaire castriste Che Guevara. Pour tenter de faire face au désordre croissant, Kasavubu fait appel au colonel Joseph Mobutu et à son armée. De difficiles négociations s'ensuivent avec le Katanga, au cours desquelles le secrétaire général de l'ONU, le norvégien Dag Hammarskjöld, trouve la mort dans un bizarre accident d'avion. Tshombé rend enfin les armes, met fin à la sécession et se rapproche de son ancien ennemi, le président Kasavubu. Mais l'un et l'autre sont bientôt exclus du pouvoir. Le 24 novembre 1965, Mobutu devient chef de l'Etat jusqu'en 1997. Vieilli et malade, Mobutu est alors chassé par des envahisseurs venus des pays voisins, le Rwanda, l'Ouganda, le Zimbabwe et l'Angola. Les nouveaux-venus installent Laurent-Désiré Kabila, à la tête de l'Etat. Il sera lui-même assassiné et remplacé par son fils Joseph.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.