Les Etats-Unis annoncent la saisie d'un pétrolier dans l'Atlantique Nord lié au Venezuela    Casablanca. Découverte d'un chaînon nord-africain décisif de l'histoire de l'Homo sapiens    Le FBI poursuit son périple au Maroc avec une visite au stade Moulay Hassan    Réorganisation du Conseil national de la presse : l'opposition saisit la Cour constitutionnelle    Lumumba plus fort que la dérision... quand un supporter devient la conscience du continent    Défense : le Maroc mise sur le "Made in Morocco" pour renforcer sa souveraineté sécuritaire    Royal Air Maroc ouvre une nouvelle base aérienne à Tétouan    Aéroport Mohammed V : le marché du nouveau terminal attribué au groupement SGTM–TGCC (ONDA)    Chiffre d'affaires, emplois, financements… L'OMTPME dresse l'état des lieux du tissu productif national    Bourse de Casablanca : ouverture en bonne mine    Le gouvernement fixe le plafond du prix du sucre raffiné à 5,15 dh/kg    Le nouvel ambassadeur US au Maroc prête serment devant J.D Vance    UE : plus de 40.000 titres de voyage offerts à des jeunes pour les 40 ans de Schengen    Ukraine : le Sommet de Paris s'engage pour des garanties de sécurité robustes    Neige: environ 140 vols annulés dans les aéroports parisiens    Sahara : Négociations sur les sables mouvants de la géopolitique    Sahara : Le Maroc gagne-t-il du terrain en Amérique Latine ?    Rabat accueille ce mercredi le tirage au sort des éliminatoires de la CAN de Futsal 2026... Voici les détails    Botola : le WAC annonce la signature de Naïm Byar    Supercoupe d'Espagne : Barça-Bilbao en ouverture ce mercredi : heure et chaînes de diffusion ?    CAN 2025 - Zinedine Zidane dans les tribunes : le père, le fils et la distance assumée    Béni Mellal: Tibu Africa et l'INDH, en partenariat avec Cosumar et CIMAT, lancent Génération Sportive    Enseignement préscolaire : Pourquoi le secteur public peine à faire mieux que le privé ?    Mohammedia: la Ligue des Spécialistes de la Santé Psychique et Mentale organise une caravane humanitaire    Sécurité des grands événements sportifs : La DGSN mise sur la technologie et l'anticipation    Les robes noires durcissent le ton et paralysent les tribunaux    En présence du ministre Saâdi... ouverture de l'exposition « La Rencontre » au Musée national du bijou à Rabat    Les Semaines du Film européen reviennent au Maroc avec Joachim Trier en film-étendard    Semaines du Film européen au Maroc : Le Grand Prix du Festival de Cannes en ouverture !    Calle Malaga de Maryam Touzani en compétition au Festival international du film de Göteborg 2026    Warner Bros. Discovery rejette à nouveau l'offre de Paramount et maintient le cap sur Netflix    CAN Maroc 2025. Le ministre sud-africain des Sports félicite le Maroc    Chambre des représentants: La Commission de justice adopte à la majorité le projet de loi relatif au Code de commerce    Sécurité des grands événements sportifs : Le Maroc à l'épreuve de la CAN et du Mondial 2030    CAN 2025. L'ONMT mobilisé autour de la promotion touristique du Maroc    Le nouvel ambassadeur des Etats-Unis au Maroc prête serment devant le vice-président J.D. Vance    Khalid bin Abdulaziz Al-Harfash : «Les institutions sécuritaires et sportives appelées à renforcer leurs efforts face aux défis liés à la sécurité des manifestations sportives»    ePass : le Bénin accélère sa révolution numérique    Sundance 2026 : le cinéma africain à l'honneur    Oujda : le retour de la neige après plusieurs années d'absence    Inondations à Safi : Le Comité de pilotage lance le programme de réhabilitation    Chtouka Ait Baha: Les retenues du barrage Ahl Souss avoisinent 5 millions de m3    Réhabilitation de plus de 9.000 établissements scolaires lors de la période 2022-2026    CAN Maroc 25 : un week-end décisif pour des quarts de finale de très haut niveau    Dakhla, le bout du monde qui réveille les sens    Alerte météo. Jusqu'à -13°C dans certaines régions    Entre 2022 et 2026, plus de 9.000 établissements scolaires remis à niveau, selon Berrada    La Chine mène le premier entraînement d'astronautes à l'intérieur de grottes    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



CDC : "L'insuffisance" des actions de création et de gestion des parcs nationaux entrave l'atteinte des objectifs de leur création
Publié dans Barlamane le 22 - 07 - 2020

Les actions de création et de gestion des parcs nationaux connaissent « diverses insuffisances » entravant l'atteinte des objectifs pour lesquels ils ont été créés, affirme mardi la Cour des comptes dans un communiqué relatif à la publication du rapport d'évaluation de la gestion des parcs nationaux.
En termes de superficies préservées, celles couvertes en tant qu'aires protégées au Maroc sont loin d'atteindre les objectifs du plan stratégique pour la diversité biologique 2011-2020 pour la planète, adopté par les Parties à la Convention sur la diversité biologique (CDB) en octobre 2010 à Aichi au Japon, qui visent à porter, à l'horizon de cette année 2020, les superficies des aires protégées terrestres et marines respectivement à 17% et 10% des superficies des pays, explique la Cour des comptes.
Sur le plan juridique, les parcs nationaux ont connu un processus législatif « lent et incomplet », relève le communiqué, notant que le premier texte sur les aires protégées remonte à 1934 avec le Dahir relatif aux parcs nationaux. Ce texte n'a été amendé qu'en 2010, par la loi n°22-07 relative aux aires protégées, mais le décret d'application y afférent n'a pas encore vu le jour, entravant ainsi la mise en application effective de cette loi. 7, déplore la Cour.
Sur le plan de la gestion des infractions environnementales commises au sein des parcs et des aires protégées d'une manière générale, l'intervention des agents verbalisateurs demeure limitée, constate la même source.
Elle ajoute que le statut foncier des terrains abritant les parcs « constitue aussi un frein aux actions de conservation au sein de la majorité des parcs nationaux ». La Cour note que selon la loi n°22-07, les droits de propriété portant sur des terrains contenus dans des parcs nationaux ou des aires protégées doivent être exercés sans que l'état et l'aspect extérieur de ces terrains puissent être modifiés.
Par conséquent, les aspects naturels des parcs sont « négativement impactés entrainant des changements irréversibles », prévient la Cour, citant l'exemple du parc national d'Ifrane, « où l'orientation des agriculteurs propriétaires de terrains au sein du parc à une agriculture moderne a été constatée » (creusage de puits, goutte à goutte, arboriculture, etc.) altérant l'aspect naturel du parc.
Sur le plan de la gestion opérationnelle des parcs nationaux, les plans d'aménagement et de gestion, qui constituent les outils sur lesquels se base la gestion des parcs, « souffrent de retards dans leur élaboration et leur mise à jour », d'autant plus que ces plans, lorsqu'ils sont élaborés, demeurent sous-exploités, et ne sont pas déclinés en plans d'action annuels accompagnés des indicateurs de mesures des résultats, poursuit le communiqué.
En termes de structures de gestion et de processus de pilotage, les parcs nationaux ne sont pas tous gérés par des directions dédiées et les directions qui existent ne disposent pas d'attributions décisionnelles, relève la même source.
La Cour des comptes indique que la valorisation des parcs nationaux, qui est de nature à améliorer l'attractivité des sites et développer le tourisme écologique, est confrontée à une « gestion limitée » en matière des accessibilités, à une sous exploitation des écomusées qui sont peu attractifs et ne valorisant pas les richesses des parcs concernés, ainsi qu'aux limites au niveau de la signalétique.
« Aucun des parcs nationaux n'est inscrit comme patrimoine mondial au niveau de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) afin d'être valorisé au niveau international », signale le communiqué.
Le Maroc dispose de 11 parcs nationaux couvrant une superficie globale de 2,84 millions d'hectares ha. Il s'agit des parcs de Toubkal, de Tazekka (Taza), de Sous Massa, d'Iriki (Zagora/ Tata), de Talassemtane (Chefchaouen), d'Al Hoceima, d'Ifrane, du Haut Atlas Oriental (Midelt), de Khenifiss (Tarfaya), de Khénifra et de celui de Dakhla.
Les écosystèmes au Maroc comptent 600 espèces d'animaux menacées, ainsi que 1 700 espèces de plantes sur 7 000 identifiées, selon le diagnostic de la stratégie nationale de développement durable de 2014.
Tout en soulignant les efforts déployés en matière de préservation de la biodiversité au Maroc, la Cour des comptes indique avoir émis un certain nombre de recommandations dans l'objectif de remédier aux insuffisances relevées.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.