Ahmed Fouad El Filali, Directeur de SINMARCO : Difficulté de recouvrement et trésorerie, les questions cruciales de l'après Covid-19    Après les quinquas, c'est autour des quadras !    La cause palestinienne, une constante de la politique étrangère marocaine (universitaire)    Casablanca : Inauguration des nouveaux sièges de la BNPJ et du Laboratoire de la Police Scientifique (reportage)    Algérie : Nidaa-22 dénonce l'amplification de la répression perpétuée par "un régime dans l'impasse"    Situation en Palestine : Le Maroc participe à la réunion d'urgence des ministres des AE de l'OCI    Kénitra: Le nouveau club équestre de la DGSN dispose d'une carrière principale conforme aux normes internationales    La Liga : Zidane va quitter le Real Madrid au terme de cette saison (radio espagnole)    Maroc-Turquie : la nouvelle version de l'accord de libre- échange est entrée en vigueur    Le groupe ODM rachète la « Polyclinique Atlas Casablanca »    Aide humanitaire aux Palestiniens: Une fois de plus, SM le Roi témoigne de Son attachement à la paix (Jack Lang)    Jebel Irhoud : Abdelouahed Ben-Ncer nous dit tout sur l'ouverture au public du site    Rhita Nattah aiguise ses cornes    L'artiste plasticien Brahim El Haissan expose ses nouvelles œuvres à Essaouira    Liga / Real : Zidane partant, Raul probable arrivant !    Le pape met en garde contre la «spirale de la mort» dans les affrontements au Proche-Orient    65e anniversaire de la DGSN : hauts-faits et performance, guides d'une institution essentielle    47ème anniversaire de la disparition du Zaïm Allal El Fassi: Le combat du « Zaïm » pour l'éveil de la conscience    Amine Bassi enfin en Ligue 1 avec le FC Metz ?    Botola / MAS-RSB à 19h15 : Première sortie officielle du nouvel entraîneur, le Tunisien Jebal    Foot espagnol : Xavi Hernandez futur coach du Barça la saison prochaine !    Covid : Le patron de l'OMS appelle à ne pas vacciner les enfants pour donner les doses à Covax    La riposte marocaine !    Maroc : Le déficit budgétaire s'établit à 22,5 Mds de DH à fin avril    La 27e édition du Forum EMI-Entreprises se tiendra du 26 au 28 mai    Israël : près de 3 000 roquettes tirées de Gaza depuis le 10 mai    En marge du webinaire de l'Alliance des Economistes Istiqlaliens: Faire de l'acte culturel et créatif, un acte économique    Concours: foncez jeunesse !    Solidaires dans le meilleur et dans le pire    Algérie : le DG marocain d'Amana Assurance prié de rendre les clés de l'entreprise    Nouvel afflux de migrants en Italie : analyse du directeur exécutif de l'Académie diplomatique italienne (Vidéo)    Conférence internationale sur l'agriculture durable, en octobre prochain à Béni Mellal    Frappe aérienne sur Gaza: 17 Palestiniens tués    Botola Pro D1 « Inwi » (17è journée): Résultats et programme    Rabat: Le mythique café des Oudayas rouvre ses portes après sa rénovation    Prison de Casablanca : le détenu (S.R) a refusé de contacter sa famille à deux reprises    Arrivée en Jordanie du premier lot de l'aide humanitaire d'urgence destinée aux Palestiniens    La finale de la ligue des Champions de la CAF se tiendra le 17 juillet au Maroc    La 26 ème édition du Festival de Sijilmassa du Malhoun du 18 au 22 mai    Nouveaux cas, vaccination...: le bilan de ce samedi 15 mai (Maroc/Covid-19)    Affaire Brahim Ghali: ce qu'a dit Ouahbi au journal espagnol La Razon    Kénitra: interpellation de trois individus pour possession et trafic de drogues et de psychotropes    Climat: l'éducation à l'environnement au coeur des préoccupations de l'Unesco    L'ambassadeur de Palestine au Maroc salue le soutien constant de SM le Roi à la cause palestinienne    Israël intensifie ses raids à Gaza, vive inquiétude internationale    Melkisation de terres collectives dans les périmètres d'irrigation du Gharb et du Haouz: MCA-Morocco et le CAM se mobilisent pour l'éducation financière    Heure GMT+1 au Maroc: n'oubliez pas de régler vos montres    L'acteur marocain Hammadi Ammor n'est plus    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Quand Amnesty infirme comme nulle et non avenue la souffrance de la victime déclarée de Omar Radi
Publié dans Barlamane le 11 - 09 - 2020

Amnesty appelle à faire pression sur chef du gouvernement Saad Dine Otmani pour obtenir la libération de Omar Radi, suspecté de bénéficier de «financements de l'étranger» en lien avec des «services de renseignement» et qui affronte également des accusations de viol.
Amnesty, l'entité turbulente qui s'érige en maîtresse souveraine de la vérité par la seule vertu des coups de main, qui s'impose aux nations par l'outrance de ses procédés, sévit encore. Omar Radi, qui a déjà été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour avoir diffamé un juge, voit son affaire devenir une fantaisie à laquelle l'ONG londonienne se prête moins par conviction que par résignation. Omar Radi, pour rappel, est placé en détention depuis le 29 juillet, pour «viol» et «réception de fonds étrangers en vue de porter atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat». Il est incarcéré à la prison d'Oukacha à Casablanca et son procès doit commencer le 22 septembre.
Amnesty se hâte un peu trop de revenir à d'anciennes habitudes : s'immiscer dans les institutions de pays souverains. L'ONG a appelé, le 9 septembre dans un post Facebook, les soutiens d'Omar Radi à interpeller le chef du gouvernement Saad-Dine Otmani par écrit pour obtenir la libération du journaliste controversé. Comme si le sort d'un détenu qui affronte, entre autres, des «délits relatifs à l'attentat à la pudeur avec violence et viol», après une «plainte déposée par une citoyenne» est un acte de bon plaisir. Une ONG qui livre un dossier sur lequel la justice se prononcera aux derniers égarements de son humeur, et qui ne trouve rien de mieux que des subterfuges sans aucune valeur pour influer sur son déroulement.
Amnesty fait à peu près le contraire de ce qu'elle devrait faire : elle ne tient compte, dans ses sorties, que des intérêts d'un journaliste soupçonné de plusieurs délits lorsqu'elle devrait ne considérer que l'intérêt d'une victime, H.B., qui affirme avoir été violée par Omar Radi. Qu'en résulte-t-il ? Les allégations de l'ONG ne résistent pas au plus simple examen, et la confusion ne fait que s'accroître à mesure que ces initiatives supposées défendre Omar Radi se prolongent.
Mis en cause également pour «ivresse publique et violences», Omar Radi reste au cœur d'une double affaire d'espionnage, ce qu'Amnesty feint de rappeler. L'ONG ne déguise même pas l'arrière-pensée d'hostilité qui l'anime contre le Maroc. Si, du moins, ses militants à outrance pouvaient se flatter de pousser jusqu'au bout la rigueur de leur système, de réaliser cette rectitude absolue qu'ils rêvent, il fallait qu'ils répondent aux autorités marocaines qui ont réfuté le rapport de l'organisation, en exigeant qu'elle fournisse des «preuves» des «accusations graves et tendancieuses» contre le Royaume. En vain.
Amnesty évoque dans la même publication (sans le nommer) le cas de Soulaimane Raissouni, directeur de publication du journal Akhbar Al-Yaoum, en détention provisoire depuis fin mai après une accusation d'abus sexuels. Amnesty, bien évidemment, répète la même antienne selon laquelle les deux journalistes sont poursuivis pour leurs activités professionnelles. Le militant pour les droits des personnes LGBT (lesbiennes, gays, bisexuelles, trans) accusateur de Raissouni et qui a été entendu par la police est complètement gommé du texte d'Amnesty. La justice place Soulaimane Raissouni «en détention préventive pour les besoins d'une enquête sur des faits présumés d'attentat à la pudeur avec violence et séquestration» et Amnesty dit qu'il est poursuivi pour ses écrits !
Dans les grandes démocraties, on invoque gravement «le grand principe de la séparation des pouvoirs» exécutif, législatif et judiciaire. La fantaisie d'Amnesty, qui brouille volontairement les fonctions, ne peut que faire rire. Dans le procédé de l'ONG; il y a méprise quand elle nie la souffrance d'une victime qui affirme avoir été violée. Il y a méprise quand on souhaite que les frontières s'effacent entre les pouvoirs au point qu'on ne puisse plus distinguer les domaines, tout simplement pour qu'un individu, qui affronte de graves accusations, soit libéré.
Faut-il rappeler finalement que le nouveau Code de la presse qui ne prévoit plus de peines de prison est entré en vigueur en 2016 au Maroc ? Sauf que Omar Radi n'est pas poursuivi en tant que journaliste : ce mensonge a la vie dure. Malheur à qui s'écarterait si peu que ce fût des éléments de langage minutieusement tracés. Faut-il rappeler que les «enquêtes» d'Omar Radi ont été fondées sur des informations obtenues de manière douteuse ? De quel droit Amnesty met-elle son opinion personnelle au-dessus de tout ? Pourquoi cette ONG anticipe-t-elle sur les résultats des enquêtes et prononce des jugements hasardés ?
Amnesty a rendu son arrêt. Elle a déclaré d'avance que nous nous inclinerions devant lui : faire libérer un journaliste objet «d'une enquête sur son implication présumée dans une affaire d'obtention de financements de l'étranger, en relation avec des services de renseignement» et accusé de «viol». Sur le reste, faire le muet ou le mort.
Si quelque chose compte et paraît désirable pour certains, c'est d'écarter Omar Radi de son affaire, et de parler uniquement de celles qu'on a greffées sur la sienne. C'est devenu la mode de s'inscrire en faux contre les mérites des institutions libres et de prôner l'inanité des bavardages de tribune.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.