Mondial 2030 : la droite espagnole tente de provoquer le Maroc    Le Maroc condamne les frappes de drones iraniennes contre l'Azerbaïdjan    Appel à une enquête internationale après la mort de Marocains par l'armée algérienne    La fascinante historia de los dátiles Mejhoul de Marruecos hacia la dominación mundial    Botola : Résultats et suite du programme de la 15e journée    Coopération territoriale : Karima Benyaich s'entretient avec le maire de Malaga    Voici les hauteurs de pluies enregistrées ces dernières 24H    L'Ethiopie inaugure le premier commissariat de police « intelligent » d'Afrique    L'ambassadrice de Chine participe à une campagne solidaire au profit des habitants de Merchouch, dans la province de Khémisset    Carburants. Appelle à la vigilance face à la flambée mondiale    Le Maroc réaffirme son soutien à la sécurité du Golfe et condamne les attaques iraniennes... Un entretien entre Bourita et le secrétaire général du CCG illustre la solidité du partenariat stratégique    Cinco jóvenes internacionales nacidos en los Países Bajos eligen vestir la camiseta de Marruecos.    Un imam tué lors de la prière de l'aube à Driouch par une personne souffrant de troubles mentaux    Maroc-Espagne : Suspension des liaisons maritimes entre Tarifa et Tanger en raison des intempéries    La guerre au MO déclarée "crise humanitaire majeure" par le HCR    Trump exclut tout accord avec l'Iran sans « capitulation inconditionnelle »    Emirats arabes unis: 9 missiles balistiques et 109 drones interceptés et détruits    Bourse de Casablanca : la croissance s'installe, l'investissement repart    João Sacramento, un disciple de Mourinho au service des Lions de l'Atlas    Bourse de Casablanca : clôture en territoire négatif    Marché des capitaux: Près de 7,2 MMDH de levées en janvier    Aswak Assalam lance « Khayrat Bladna » pour promouvoir les coopératives marocaines    Entretien téléphonique entre Nasser Bourita et Serguei Lavrov    Alerte "Coachs dormants" !    Maryame El Moutamid : L'astrophysicienne marocaine qui veut mener une mission spatiale autour de Saturne    Inondations : 15.000 familles bénéficient des aides financières directes    Football : Mohamed Ouahbi prend les rênes des Lions de l'Atlas    CAN féminine 2026 : nouvelles dates annoncées par la CAF    Le Grand Prix Hassan II célèbre ses 40 ans à Marrakech et mise sur la nouvelle génération marocaine    Burundi : Un plan pour rapatrier 100.000 réfugiés    Le réseau de coffee shops Dahab passe sous le contrôle de One Retail    Mazagan Beach & Golf Resort enchaîne les distinctions internationales    Mohamed Ouahbi à la tête des Lions de l'Atlas avec João Sacramento comme adjoint    Andrés Iniesta proche de rejoindre la direction technique des Lions de l'Atlas    Mohamed Ouahbi, de l'épopée mondiale U20 au banc des Lions de l'Atlas    Alerte météo : vague de froid, pluies et chutes de neige, de jeudi à dimanche    Pékin accueille l'ouverture de la quatrième session de l'organe législatif suprême de la Chine    Enlèvement d'enfants : L'Intérieur dément les fausses informations relayées sur Internet    « Rass Jbel » : quand la légende de « Al Hayba » prend racine au Maroc    Comediablanca revient à Casablanca après une tournée internationale remarquée    Sahara : L'heure de vérité pour une MINURSO en sursis    L'armée US prévoit une domination « totale et absolue » du ciel iranien    Azoulay : Un Ftour Pluriel d'anthologie qui fera date    UNESCO : Tanger relance sa candidature au patrimoine mondial    « On Marche » 2026 : à Marrakech, la danse contemporaine au souffle du Ramadan    Loubna Jaouhari signe son premier stand-up le 8 mars 2026 au théâtre Diwan de Casablanca    Caftans au Maroc #2 : Le caftan de Fès, emblème d'un savoir-faire ancestral    Safi : Après les crues, la reconstruction et la revalorisation du patrimoine    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Affaire Brahim Ghali : l'extraordinaire sournoiserie de Pedro Sánchez et d'Arancha González Laya
Publié dans Barlamane le 21 - 05 - 2021

La ministre des Affaires étrangères, Arancha González Laya, et le président du gouvernement, Pedro Sánchez, ont pris la décision d'accueillir le chef du Front Polisario, Brahim Ghali, en Espagne. Ils l'ont fait avec une telle opacité que l'utilisation d'une base militaire pour amener Ghali se faisait sans compter sur la chef de la Défense, Margarita Robles, dévoile Okdiario.
«Le ministre de l'Intérieur, Fernando Grande Marlaksa, s'est opposé à la décision d'introduire en Espagne le leader du Polisario, compte tenu de la tension évidente que cette décision engendrerait avec Rabat. Un rapport de la sécurité nationale avait également mis en garde contre les tensions existantes avec Rabat. Mais Sánchez et González Laya ont ignoré les alertes et sont allés de l'avant dans leur projet» note, le 21 mai, le média espagnol Okdiario.
«La ministre des Affaires étrangères a conçu un plan pour garder l'arrivée de Ghali secrère et a utilisé une base militaire pour contourner le contrôle douanier, sans prendre l'aval de la ministre de la défense, Margarita Robles. La décision a été prise par les Affaires étrangères et exécutée par ses offices eux-mêmes» détaille la même source.
«González Laya a été le principal moteur de la décision d'hospitaliser Brahim Ghali à Logroño. Et c'est elle qui a préparé les détails de l'opération pour faire face à tout imprévu. Pour ce faire, la ministre a chargé son cabinet de suivre attentivement les traces du chef du Front Polisario» a rapporté la même source.
«Demandez-leur de préparer un visa humanitaire. Et qu'ils disposent également d'un sauf-conduit en cas de problèmes de circulation de Ghali depuis la base de Saragosse où son avion est arrivé, jusqu'à l'hôpital de San Pedro de Logroño» a réclamé González Laya.
Utilisation de la base militaire
Le manque de transparence a atteint un tel point que l'utilisation de la base militaire n'a même pas été traitée avec la Défense. L'objectif était de s'assurer que personne ne sera au courant le séjour de Ghali en Espagne. Mais contre toute attente, le Maroc a appris la présence du chef du Polisario en Espagne malgré les précautions du ministère des Affaires étrangères espagnol.
L'arrivée du chef du Front Polisario a eu lieu le 18 avril. Ce jour-là, Brahim Ghali a atterri à la base militaire de Saragosse après avoir emprunté un avion médicalisé en provenance d'Algérie. Son prochain arrêt était l'hôpital de San Pedro de Logroño, et il y est entré sous un faux nom pour ne pas être identifié. Son évacuation vers Espagne a été soigneusement planifiée pour ne pas laisser de trace. Le passeport algérien a permis à Ghali de voler sans problème vers Saragosse. L'autorisation de Pedro Sánchez, a permis au ministre des Affaires étrangères d'assurer sans encombre le déroulement de cette opération. L'arrivée à la base militaire était la dernière étape, et n'a pas subi le circuit ordinaire des contrôles habituels.
Manœuvres pour éviter les fuites
L'utilisation secrète de la base militaire de Saragosse s'ajoute au mécanisme destiné à éviter les fuites médiatiques des détails de l'opération. «Le point faible était, à partir de ce moment, une possible identification à Logroño ou, comme cela s'est produit, que le Maroc en soit prévenu. Le département de González Laya était préparé à deux éventualités : la délivrance d'un visa humanitaire et un sauf-conduit du ministère lui-même. De cette manière, la justification était matérialisée dans un document officiel» pointe Okdiario.
«Encore que le plan était toujours de maintenir le secret sur le séjour en Espagne de Brahim Ghali. Il ne faut pas oublier que ce dernier doit répondre à la justice espagnole pour deux plaintes pour crimes de viol, meurtre, blessures, détention illégale, terrorisme, torture, disparitions et contre l'humanité. Par ailleurs, le chef du Front Polisario a été dénoncé par une réfugiée sahraouie qui l'accuse de viol et de torture» affirme Okdiario.
Document de référence
«En effet, après avoir appris la présence de Brahim Ghali en Espagne, la police a déjà procédé à la remise de la citation à témoigner devant le juge Pedraz début juin. Et le dirigeant du Polisario a refusé de signer le document, précisément à cause de sa stupéfaction face aux fuites dans la presse de son séjour en Espagne» soutient la même source.
«Le gouvernement de Pedro Sánchez n'a accordé la moindre importance aux rapports de la sécurité nationale qui mettaient en garde contre la tension croissante avec le Maroc. Moncloa savait depuis novembre, comme l'indique la Sécurité nationale, que le conflit entre le Maroc et le Front Polisario sur le Sahara occidental avait acquis un aspect délicat et pouvait affecter directement et négativement les intérêts de l'Espagne» assure Okdiario.
«Pedro Sánchez a ignoré l'alerte et a décidé d'accueillir le leader du Polisario, Brahim Ghali, touché par un coronavirus et admis dans un hôpital de Logroño. Et cela a été la paille qui a brisé le dos du chameau et a conduit à la réaction marocaine, favorisant l'avalanche de quelque 10 000 immigrants qui sont entrés illégalement à Sebta», souligne la même source.
«Plus précisément, le ministère de la Sécurité nationale (DSN) a alerté la Moncloa (palais de la Moncloa, résidence officielle du président du gouvernement espagnol) il y a des mois sur la situation au Sahara, les Etats-Unis intervenant également pour soutenir le Maroc, tandis que l'Espagne optait pour la neutralité passive. Pour la DSN, le soutien de l'administration américaine au Maroc dans le conflit du Sahara a fragilisé la position de l'Espagne», pointe la même source.
Une alerte ignorée par Sánchez
Une alerte que l'exécutif de Sánchez a complètement ignoré à la lumière des événements qui se sont produits. «Dans la région du Sahara, depuis novembre 2020, le conflit s'est intensifié dans la région de Guerguerat, entre le Front Polisario et les Forces Armées royales marocaines.»


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.